La fatigue dans le cancer du sein : quelques conseils simples

Coucou tout le monde !

Je reviens après une longue absence pour un article concernant la prise en charge de la fatigue dans le cancer du sein. Je pense que le pharmacien peut contribuer à cette prise en charge globale en donnant quelques petits conseils très simples qui peuvent aider les patientes au quotidien. Ces conseils pratiques sont surtout des mesures hygiéno-diététiques bien connues mais on a parfois tendance à oublier certains aspects (en tout cas c’est mon cas !) ; cet article se veut donc avant tout un petit récapitulatif des aspects à aborder. Sur ces entrefaites, allons-y !

La fatigue dans le cancer du sein

La fatigue est un état qui se traduit par une difficulté à effectuer des efforts physiques et à maintenir une activité intellectuelle. Elle est généralement provoquée par de nombreux facteurs : physiques, psychologiques et sociaux. Lorsque l’on est en bonne santé, la fatigue est un phénomène normal à la fin d’une journée de travail, après une activité physique ou intellectuelle. Si elle est parfois gênante, elle a peu de répercussions dans la vie quotidienne et une nuit de sommeil permet le plus souvent de récupérer. La fatigue liée à un cancer, nettement plus importante, n’est pas provoquée par un effort particulier et n’est pas ou peu soulagée par le sommeil. Cette fatigue est souvent invalidante : de simples activités du quotidien peuvent devenir de vraies épreuves. Selon l’InCa (Institut National du Cancer), la majorité des personnes souffrant de cancer estiment que la fatigue affecte leur quotidien autant, voire plus, que la douleur. Les patients pensent souvent que cette fatigue est inévitable, ils en parlent donc  peu à leur médecin. Aujourd’hui les effets secondaires des traitements sont traités alors que la fatigue reste encore trop souvent sous-estimée et donc insuffisamment prise en charge. Des petits conseils tout simples et surtout pratiques peuvent aider à améliorer le quotidien des malades, en complément bien sûr d’une consultation médicale qui pourra aboutir à une prise en charge plus globale associant plusieurs professionnels de santé (diététicien, psychologue, …).

Savoir comment se reposer

Les personnes malades constatent toujours que même en se reposant plus, elles restent souvent fatiguées, cette fatigue n’est donc pas toujours atténuée par le repos. Au contraire, un repos trop important dans la journée peut parfois perturber le sommeil nocturne et provoquer ainsi une fatigue supplémentaire.  Il est donc important de doser la durée du repos, différent selon chaque patiente, pour continuer à bien dormir la nuit.

Le premier conseil en la matière est de se coucher et se lever à heures fixes. Dans la mesure du possible, les siestes doivent être courtes (pas plus de 20 minutes si possible) ; pour limiter leur durée on peut conseiller de s’installer dans un fauteuil en position allongée ou assise et non dans un lit. Pour la nuit, veiller à maintenir une température ambiante correcte (environ 20°C) pour un sommeil de qualité. On peut rappeler les mesures de base : éviter les boissons excitantes après 17 heures ainsi que les repas trop copieux, l’alcool, et l’exercice physique le soir.

Quand les troubles du sommeil deviennent trop importants, il ne faut pas hésiter à en parler avec son médecin qui pourra s’il le juge nécessaire proposer une alternative médicamenteuse.

L’activité physique

Trop de repos ou un manque d’activité physique peuvent modifier la capacité d’oxygénation des tissus musculaires, provoquer une fonte des muscles et entraîner une fatigue supplémentaire. Quand cela est possible, des exercices modérés, mais réguliers et quotidiens (une demi-heure par jour), comme la marche, le vélo, la gymnastique… diminuent le stress et la fatigue tout en stimulant l’appétit. Dans son référentiel l’Afsos (Association française pour les soins oncologiques de support) recommande la pratique d’un exercice physique au sein des services hospitaliers dès le début de la chimiothérapie. Il n’est pas toujours possible ou envisageable de conserver ou de reprendre une activité physique mais, la plupart du temps, il n’existe pas de contre-indication majeure. Par ailleurs, l’exercice physique a un effet positif sur le moral et doit être une source de plaisir et de bien-être. Elle contribue à se sentir mieux dans son corps et à retrouver la confiance en soi. Attention cependant il est absolument nécessaire de discuter avec l’équipe soignante de la reprise d’une activité sportive, afin de vérifier que le sport envisagé est compatible avec la maladie et ses traitements, notamment par exemple pour le tennis, le golf et les sports de combat.

Poursuivre une activité professionnelle ?

Certaines patientes font le souhait de conserver une activité professionnelle pour plusieurs raisons lorsque leur état de fatigue le permet. Il est alors important d’orienter ces patientes vers les bons interlocuteurs car elles peuvent être aidées dans leur démarche de reprendre ou poursuivre une activité professionnelle. Le temps et le poste de travail peuvent être aménagés, cette adaptation se réalise différemment dans le secteur privé ou public. Pour des réponses adaptées à chaque situation, il est conseillé de se renseigner auprès du service du personnel ou du médecin du travail. Un assistant social, notamment présent à l’hôpital, peut accompagner la personne en offrant un soutien et des informations sur les aides financières que la patiente peut obtenir. Sur l’aspect social, l’InCa propose sur son site internet des informations très détaillées ainsi qu’une brochure consultable en ligne avec la patiente.

L’alimentation

Les effets secondaires des traitements provoquent parfois de lourdes difficultés pour s’alimenter : nausées et vomissements, troubles du goût et de l’odorat, mucites, etc,…  Ces difficultés engendrent des troubles de l’appétit, un déséquilibre alimentaire et contribuent bien sûr à aggraver les symptômes de fatigue.

Il faut absolument inciter la patiente à évoquer rapidement ces difficultés avec l’équipe soignante afin qu’une prise en charge adéquate et précoce soit initiée. Une consultation auprès d’un diététicien peut être par exemple une aide précieuse. Il n’est jamais inutile de rappeler les conseils vraiment très basiques sur l’équilibre alimentaire. On ajoutera que les compléments de nutrition orale prêts à l’emploi, riches en protéines et en calories, peuvent être utilisés très tôt sur prescription médicale, avant de perdre du poids. C’est pourquoi il est nécessaire que la prise en charge soit précoce.
Tous les conseils concernant l’alimentation abordés dans l’article sur les nausées et vomissements chimio-induits sont à rappeler ici : fragmenter des repas, éviter de réchauffer les aliments pour diminuer les odeurs, etc … L’article est ici.
Ne pas hésiter à privilégier les herbes et les aromates qui donnent plus de goût aux plats et  stimulent ainsi l’appétit.

Parfois, malgré tous les soins et conseils apportés par l’équipe soignante et l’entourage, les patientes peuvent se sentir « coupable » de ne pas manger. Le repas devient alors une réelle source d’inquiétude et d’angoisse. Là encore, il faut inciter la patiente à se confier à son médecin qui pourra initier la prise en charge par les professionnels adaptés. Le repas doit rester un moment de plaisir.

Voilà pour les aspects qui sont je pense à évoquer mais c’est encore et toujours une liste non exhaustive. J’attends avec impatience les conseils que vous donnez si vous êtes pharmacien et les conseils qui ont fonctionné pour vous et que vous acceptez de partager avec nous si vous êtes une patiente.

A très bientôt et merci à vous tous de me lire, merci pour tous vos mails et tous vos gentils commentaires.

Sources et liens  :

Site de l’InCa
Brochure « Fatigue » de la Ligue Contre le Cancer

 

 

 

Cancer du sein : mes conseils pour prendre soin de votre peau sous radiothérapie

La radiothérapie ou  « rayons » est souvent synonyme d’effets secondaires au niveau de la peau comme des rougeurs  (érythèmes) ou des brûlures (radiodermites). On peut cependant  prendre des mesures simples pour les atténuer et continuer à prendre soin de sa peau pendant cette période délicate.

–  En premier lieu, n’utilisez jamais de déodorants, de parfums, de talc, de produits à base d’alcool ou de crèmes grasses sur la peau avant la séance pour limiter le risque de brûlures superficielles. La peau doit être parfaitement sèche et propre, sans résidus, avant chaque séance.

– Utilisez pour l’hygiène quotidienne un savon surgras (disponible en pharmacie) sans frotter directement la zone irradiée : simplement laisser couler le savon puis l’eau sur cette zone.

– Ne pas prendre de bains ou de douches trop chaudes.

– Ne pas porter de vêtements serrés, évitez les tissus synthétiques irritants et les frottements sur la zone irradiée.

– Ne pas se raser ou s’épiler sur la zone irradiée.

– Ne pas exposer au soleil ou toute autre source de chaleur la zone irradiée pendant toute la durée du traitement par radiothérapie et jusqu’à un an après. Utiliser une crème solaire d’indice 50 si l’exposition solaire s’avère vraiment inévitable.

– Ne pas se baigner à la piscine pendant les rayons et jusqu’à un mois après la fin de la radiothérapie et demandez ensuite l’accord de votre médecin avant de le faire (le radiothérapeute peut porter ce délai à trois mois ou plus si la peau est vraiment abîmée).

– En prévention des brûlures, il est possible d’utiliser tous les soirs d’une crème à la teinture mère de calendula. Cependant, il faut être vigilant et l’accord du radiothérapeute doit être requis. Le médecin peut aussi recommander l’application d’une crème hydratante entre les séances.

 

Voilà comme toujours ce n’est bien sûr pas une liste de conseils exhaustive et qui ne remplacent en aucun cas les consignes de votre médecin ou les conseils personnalisés de votre pharmacien. J’espère comme toujours que d’autres professionnels de santé ou patientes viendront  enrichir ce contenu et partager leurs expériences.

 

A très bientôt pour de nouveaux  articles !

Cancer du sein : conseil en cas de lymphoedème, partie 1

Coucou tout le monde !

Je reviens pour un nouvel article sur le lymphoedème dans le cancer du sein, pour partager mes conseils et bien sûr toujours recueillir les vôtres ainsi que vos expériences ! J’ai décidé de partager cet article en 3 pour qu’il ne soit pas trop long et rébarbatif à lire. Dans cette première partie donc uniquement quelques explications sans prétention sur le lyphoedème et ses traitements.

Qu’est-ce qu’un lymphoedème ?

Le lymphoedème, encore appelé « gros bras », est la principale complication chirurgicale du cancer du sein. Très schématiquement, il s’agit en fait d’une accumulation de liquide lymphatique dans le bras du côté du sein opéré. Il peut apparaître suite à un curage axillaire ou lors de l’utilisation de la technique du ganglion sentinelle. Beaucoup plus rarement le lymphoedème peut également être secondaire au traitement par radiothérapie.

Des traitements existent, mais la prévention de la survenue du lymphoedème ou de ses complications reste un élément clé de sa prise en charge.

Après un cancer du sein, le lymphoedème est perçu par les patientes comme un rappel constant du cancer et de la lutte contre la maladie qu’elles ont menée. De plus, c’est une fois encore l’image corporelle qui est dégradée, l’apparence est modifiée et l’estime de soi diminue. Certaines femmes n’osent plus sortir, jugeant leur physique devenu trop disgracieux. Elles se privent ainsi d’une vie sociale indispensable à la reprise d’une vie la plus normale possible dans « l’après cancer ». Par ailleurs, le quotidien avec un lymphoedème est plus difficile car certains gestes de la vie de tous les jours deviennent pénibles voire douloureux. Cette séquelle peut également être un obstacle à la reprise du travail après le cancer. En effet, la reprise d’activité professionnelle peut nécessiter un réaménagement de poste pas toujours accepté et rendue possible par l’employeur. Pour toutes ces raisons, psychologiquement, le lymphoedème s’il se présente, est une épreuve douloureuse qui peut entraver la reconstruction de soi après le cancer. C’est pourquoi il est indispensable, sous bien des aspects, de se faire accompagner, aider et conseiller afin d’en minimiser les conséquences et le retentissement sur toutes les sphères de sa vie.

Les traitements

Il n’y a pas un mais des traitements combinés qui sont d’autant plus efficaces qu’ils sont précoces et réguliers. Le traitement de base repose sur une méthode de drainage lymphatique : la thérapie décongestive combinée. C’est le masseur-kinésithérapeute qui prend en charge cette thérapie prescrite par le médecin qui peut aussi associer le port d’un manchon de compression avec ou sans mitaine attenante disponible en officine. Si cette thérapie est la seule reconnue le médecin peut cependant y ajouter des médicaments par voie orale.

 

Voilà ce que je pouvais en dire pour cette première partie. J’espère que la lecture vous a plu et intéressé. Comme toujours n’hésitez pas à venir commenter ! Je vous laisse, je reviens très bientôt pour la suite de l’article avec les conseils à proprement parler.

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente après-midi !! A très bientôt !

Cancer du sein : mes conseils pour prendre soin de votre peau sous chimiothérapie

Spray Serozinc, La Roche Posay

 

Coucou tout le monde !

Tout d’abord, je sais que je manque de régularité avec mes posts ces derniers jours mais j’ai été débordée ! Je vous prépare un article pour vous parler en détail de l’événement qui a pris tout mon temps ! Mais je reviens avec un nouvel article et cette fois plus de régularité ! En attendant la deuxième partie sur les soins buccodentaires, voici mes conseils pour prendre soin de sa peau sous chimiothérapie.

– Lavez-vous  le corps avec des gels douches sans savon. Le choix est assez large chez votre pharmacien : Avène, La Roche Posay,…demandez-lui conseil !

– Hydratez-vous le corps et le visage des cosmétiques : laits et lotions destinés aux peaux sensibles. Même si ce n’était pas le cas avant, désormais sous traitement, vous avez la peau sensible et devez toujours utiliser des produits formulés pour ce type de peau aussi bien pour le maquillage que pour les soins. Bannissez donc les produits de supermarché et demandez conseil à votre pharmacien qui saura vous aiguiller au mieux !

– Pour sortir, appliquez sur le visage une crème solaire à indice de protection 50 (UVA et UVB). Ceci pour prévenir ou atténuer des effets secondaires tels que la dépigmentation de la peau et donc la formation de tâches, les rougeurs et ce que l’on appelle les réactions de photosensibilistation c’est-à-dire des rougeurs dues à la lumière du soleil.

– Protégez-vous du soleil avec un chapeau ou une casquette, portez des couleurs claires, des lunettes de soleil systématiquement et buvez suffisamment.

–  Suivez scrupuleusement les conseils de votre oncologue en matière d’exposition solaire ; s’il vous a conseillé de ne pas du tout vous exposer au soleil même avec crèmes et protections adaptées, écoutez-le et ne sortez qu’en soirée ! Ces recommandations sont très importantes.

Le Syndrome Main-Pied

C’est quoi ? Il s’agit en fait de rougeurs, gonflement  et desquamation avec parfois la formation de cloques au niveau des pieds et des mains. Il survient surtout avec le Xéloda (ou capecitabine). Voici mes conseils pour le prévenir au maximum et l’atténuer s’il est déjà là :

– Pour vous soulager, appliquez des compresses froides sur les zones atteintes. Vous pouvez aussi vaporiser sur les compresses de l’eau thermale (disponible en pharmacie)que vous aurez stockée au frigo.

– Tous les conseils dont nous avons parlé pour protéger les ongles sont également utiles et applicables pour le syndrome main-pied : appliquez de la crème hydratante sur les pieds et les mains quotidiennement, évitez les activités comportant un risque de frottement ou de pression au niveau des mains et des pieds et portez des vêtements et des chaussures larges et confortables, des gants,…Je vous invite à relire mon article sur les soins des ongles ici.

– Evitez les tissus synthétiques et privilégiez les matières naturelles comme le lin, le coton,…

– Changez de chaussettes tous les jours.

– Evitez les bains chauds et les douches prolongées.

– Appliquez deux fois par jour une crème à base d’urée, qui en plus d’hydrater la peau, va avoir une action émolliente  ou kératolytique  selon le dosage d’urée. Je n’en dirai pas plus à ce sujet car là le conseil de votre pharmacien ou de votre pharmacien est indispensable !

Les éruptions cutanées acnéiformes ou folliculite

Ca ressemble à de l’acné mais ça n’en est pas. Il ne faut donc surtout pas utiliser de produits pour l’acné ! Demandez une fois de plus conseil à votre pharmacien car il existe des solutions notamment les sprays contenant entre autres du zinc ou du lithium et du manganèse sont très efficaces (Sérozinc, Evozac,…).  Ils sont en général à utuliser deux fois par jour en vaporisation sur le visage.

 

Pour finir, je dirai bien sûr que cette liste de conseils n’a aucunement la prétention d’être exhaustive. Ce sont juste mes conseils et astuces et je vous invite pharmacien ou patientes à venir partager votre expérience, votre vécu, vos conseils ou vos astuces avec nous ! Le plus important je crois est de préciser qu’il s’agit juste de conseils pour montrer que des solutions existent, que votre pharmacien peut vous aider mais en aucun cas ils ne sauraient se substituer à votre médecin, votre oncologue ou aux conseils de votre pharmacien qui, eux, vous connaissent.

N’hésiter pas à commenter et à me soutenir si cet article vous a plu.

Bien à vous et à très vite pour un nouvel article !

Conseils pour l’hygiène bucco-dentaire pendant les traitements du cancer du sein, partie 1

L'hygiène bucco-dentaire

L’hygiène bucco-dentaire

Coucou tout le monde !

Après une petite absence (et je m’en excuse ), je reviens pour un nouvel article concernant les soins et les conseils pour préserver sa santé bucco-dentaire pendant les traitements et en particulier pour la chimiothérapie !

Avant tout chose, il est important de préciser qu’avant de débuter une chimiothérapie et pour toutes les patientes, un bilan bucco-dentaire est indispensable et doit être pratiqué systématiquement. Le pharmacien pourra donc expliquer à sa patiente la nécessité de s’y astreindre avant de débuter la première cure.

A l’occasion de ce rendez-vous, le chirurgien-dentiste s’assure de l’absence de foyers infectieux dans la bouche ou les traite s’il y a lieu. Il peut également informer la patiente des effets secondaire des traitements sur la santé bucco-dentaire et la rassurer quant au caractère réversible de ces derniers. Le détartrage avant  la chimiothérapie est conseillé, il peut être précédé ou non d’un bilan sanguin en concertation avec l’oncologue. Ce rendez-vous est, en général, également l’occasion d’évoquer les soins bucco-dentaires à pratiquer avant et après la chimiothérapie. Ce suivi doit se poursuivre même après les traitements par un bilan tous les 6 à 12 mois en fonction du contexte clinique bucco-dentaire et selon l’évaluation du praticien.

Les conseils qui suivent s’appliquent uniquement si la bouche est qualifiée de saine et propre à l’issue de ce premier bilan car sinon l’article serait trop long, je posterai d’autres billets pour les autres cas, comme ça ce sera moins pénible à lire !

Sur une bouche saine, en l’absence de pathologies, on conseillera d’effectuer des soins rigoureux d’hygiène tout au long des cures de chimiothérapie :

– Il faut bien sûr se brosser les dents après chaque repas, pendant au moins trois minutes et de préférence avec une brosse à poils souples ou médium. Il est préférable d’utiliser un dentifrice sans menthol.

– Il faut boire fréquemment des boissons fraîches et pétillantes à choisir selon ses goûts personnels. Il faut également consommer le plus régulièrement possible des fruits, des sorbets et même des bonbons acidulés (sans sucre de préférence).

– Après chaque repas, on recommande d’effectuer un bain de bouche alcalin au bicarbonate de sodium préparé de la manière suivante : dissoudre une cuillère à café de poudre de bicarbonate de sodium dans un verre d’eau. On peut également utiliser directement des solutions de bicarbonate de sodium à 1.4 %. Le bicarbonate de sodium possède de nombreuses propriétés qui expliquent son utilisation pour les soins de la bouche : il dissout le mucus, neutralise les bactéries, lubrifie les muqueuses et possède des propriétés antifongiques. De plus, il permet d’alcaliniser le milieu, le rendant ainsi défavorable au développement des mycoses buccales.

– Attention à ne pas utiliser de bains de bouche sans l’avis de son médecin ou de son dentiste, surtout si la bouche est saine et propre. En effet, certains bains de bouches notamment ceux contenant de la chlorhexidine ou de l’alcool sont contre-indiqués pendant les traitements. L’avis d’un professionnel de santé est donc indispensable !

– ne pas hésiter à se vaporiser aussi fréquemment qu’on le souhaite de l’eau minérale dans la bouche afin de l’humidifier. On peut en trouver dans toutes les pharmacies comme par exemple les eaux thermales de La Roche Posay ou encore Avène. Ces eaux ont de nombreuses propriétés naturelles et bienfaitrices mais on peut également en trouver dans les grandes et moyennes surfaces.

– pour finir, n’oublions de conseiller de consulter très régulièrement son chirurgien-dentiste pendant et après les traitements.

Voilà, pour la première partie des conseils concernant l’hygiène bucco-dentaire. N’hésitez pas à partager vos conseils et expériences et à réagir !

Bien à vous et à très vite pour un nouvel article !