La fatigue dans le cancer du sein : quelques conseils simples

Coucou tout le monde !

Je reviens après une longue absence pour un article concernant la prise en charge de la fatigue dans le cancer du sein. Je pense que le pharmacien peut contribuer à cette prise en charge globale en donnant quelques petits conseils très simples qui peuvent aider les patientes au quotidien. Ces conseils pratiques sont surtout des mesures hygiéno-diététiques bien connues mais on a parfois tendance à oublier certains aspects (en tout cas c’est mon cas !) ; cet article se veut donc avant tout un petit récapitulatif des aspects à aborder. Sur ces entrefaites, allons-y !

La fatigue dans le cancer du sein

La fatigue est un état qui se traduit par une difficulté à effectuer des efforts physiques et à maintenir une activité intellectuelle. Elle est généralement provoquée par de nombreux facteurs : physiques, psychologiques et sociaux. Lorsque l’on est en bonne santé, la fatigue est un phénomène normal à la fin d’une journée de travail, après une activité physique ou intellectuelle. Si elle est parfois gênante, elle a peu de répercussions dans la vie quotidienne et une nuit de sommeil permet le plus souvent de récupérer. La fatigue liée à un cancer, nettement plus importante, n’est pas provoquée par un effort particulier et n’est pas ou peu soulagée par le sommeil. Cette fatigue est souvent invalidante : de simples activités du quotidien peuvent devenir de vraies épreuves. Selon l’InCa (Institut National du Cancer), la majorité des personnes souffrant de cancer estiment que la fatigue affecte leur quotidien autant, voire plus, que la douleur. Les patients pensent souvent que cette fatigue est inévitable, ils en parlent donc  peu à leur médecin. Aujourd’hui les effets secondaires des traitements sont traités alors que la fatigue reste encore trop souvent sous-estimée et donc insuffisamment prise en charge. Des petits conseils tout simples et surtout pratiques peuvent aider à améliorer le quotidien des malades, en complément bien sûr d’une consultation médicale qui pourra aboutir à une prise en charge plus globale associant plusieurs professionnels de santé (diététicien, psychologue, …).

Savoir comment se reposer

Les personnes malades constatent toujours que même en se reposant plus, elles restent souvent fatiguées, cette fatigue n’est donc pas toujours atténuée par le repos. Au contraire, un repos trop important dans la journée peut parfois perturber le sommeil nocturne et provoquer ainsi une fatigue supplémentaire.  Il est donc important de doser la durée du repos, différent selon chaque patiente, pour continuer à bien dormir la nuit.

Le premier conseil en la matière est de se coucher et se lever à heures fixes. Dans la mesure du possible, les siestes doivent être courtes (pas plus de 20 minutes si possible) ; pour limiter leur durée on peut conseiller de s’installer dans un fauteuil en position allongée ou assise et non dans un lit. Pour la nuit, veiller à maintenir une température ambiante correcte (environ 20°C) pour un sommeil de qualité. On peut rappeler les mesures de base : éviter les boissons excitantes après 17 heures ainsi que les repas trop copieux, l’alcool, et l’exercice physique le soir.

Quand les troubles du sommeil deviennent trop importants, il ne faut pas hésiter à en parler avec son médecin qui pourra s’il le juge nécessaire proposer une alternative médicamenteuse.

L’activité physique

Trop de repos ou un manque d’activité physique peuvent modifier la capacité d’oxygénation des tissus musculaires, provoquer une fonte des muscles et entraîner une fatigue supplémentaire. Quand cela est possible, des exercices modérés, mais réguliers et quotidiens (une demi-heure par jour), comme la marche, le vélo, la gymnastique… diminuent le stress et la fatigue tout en stimulant l’appétit. Dans son référentiel l’Afsos (Association française pour les soins oncologiques de support) recommande la pratique d’un exercice physique au sein des services hospitaliers dès le début de la chimiothérapie. Il n’est pas toujours possible ou envisageable de conserver ou de reprendre une activité physique mais, la plupart du temps, il n’existe pas de contre-indication majeure. Par ailleurs, l’exercice physique a un effet positif sur le moral et doit être une source de plaisir et de bien-être. Elle contribue à se sentir mieux dans son corps et à retrouver la confiance en soi. Attention cependant il est absolument nécessaire de discuter avec l’équipe soignante de la reprise d’une activité sportive, afin de vérifier que le sport envisagé est compatible avec la maladie et ses traitements, notamment par exemple pour le tennis, le golf et les sports de combat.

Poursuivre une activité professionnelle ?

Certaines patientes font le souhait de conserver une activité professionnelle pour plusieurs raisons lorsque leur état de fatigue le permet. Il est alors important d’orienter ces patientes vers les bons interlocuteurs car elles peuvent être aidées dans leur démarche de reprendre ou poursuivre une activité professionnelle. Le temps et le poste de travail peuvent être aménagés, cette adaptation se réalise différemment dans le secteur privé ou public. Pour des réponses adaptées à chaque situation, il est conseillé de se renseigner auprès du service du personnel ou du médecin du travail. Un assistant social, notamment présent à l’hôpital, peut accompagner la personne en offrant un soutien et des informations sur les aides financières que la patiente peut obtenir. Sur l’aspect social, l’InCa propose sur son site internet des informations très détaillées ainsi qu’une brochure consultable en ligne avec la patiente.

L’alimentation

Les effets secondaires des traitements provoquent parfois de lourdes difficultés pour s’alimenter : nausées et vomissements, troubles du goût et de l’odorat, mucites, etc,…  Ces difficultés engendrent des troubles de l’appétit, un déséquilibre alimentaire et contribuent bien sûr à aggraver les symptômes de fatigue.

Il faut absolument inciter la patiente à évoquer rapidement ces difficultés avec l’équipe soignante afin qu’une prise en charge adéquate et précoce soit initiée. Une consultation auprès d’un diététicien peut être par exemple une aide précieuse. Il n’est jamais inutile de rappeler les conseils vraiment très basiques sur l’équilibre alimentaire. On ajoutera que les compléments de nutrition orale prêts à l’emploi, riches en protéines et en calories, peuvent être utilisés très tôt sur prescription médicale, avant de perdre du poids. C’est pourquoi il est nécessaire que la prise en charge soit précoce.
Tous les conseils concernant l’alimentation abordés dans l’article sur les nausées et vomissements chimio-induits sont à rappeler ici : fragmenter des repas, éviter de réchauffer les aliments pour diminuer les odeurs, etc … L’article est ici.
Ne pas hésiter à privilégier les herbes et les aromates qui donnent plus de goût aux plats et  stimulent ainsi l’appétit.

Parfois, malgré tous les soins et conseils apportés par l’équipe soignante et l’entourage, les patientes peuvent se sentir « coupable » de ne pas manger. Le repas devient alors une réelle source d’inquiétude et d’angoisse. Là encore, il faut inciter la patiente à se confier à son médecin qui pourra initier la prise en charge par les professionnels adaptés. Le repas doit rester un moment de plaisir.

Voilà pour les aspects qui sont je pense à évoquer mais c’est encore et toujours une liste non exhaustive. J’attends avec impatience les conseils que vous donnez si vous êtes pharmacien et les conseils qui ont fonctionné pour vous et que vous acceptez de partager avec nous si vous êtes une patiente.

A très bientôt et merci à vous tous de me lire, merci pour tous vos mails et tous vos gentils commentaires.

Sources et liens  :

Site de l’InCa
Brochure « Fatigue » de la Ligue Contre le Cancer

 

 

 

Les conseils du pharmacien dans la prise en charge des Nausées et vomissements chimio-induits.

Les nausées et vomissements sont malheureusement des effets secondaires bien connus des patientes sous chimiothérapie. Ils sont fréquents et peuvent être prévenus ou du moins atténués par des médicaments prescrits par l’oncologue souvent en suivant un protocole bien précis. Malgré cela, il y a toujours des petits conseils, de simples mesures hygiéno-diététiques que l’on peut donner en complément uniquement car ils ne remplaceront évidemment jamais les traitements médicamenteux. Il s’agit en fait de deux approches complémentaires. Ces conseils sont faciles à mettre en place et peuvent améliorer le confort des patientes de manière significative. Assez parlé, place aux conseils :

  • Fractionnez les principaux repas en petits repas plutôt que essayer de manger un repas copieux en une seule fois.
  • Faites des repas froids pour éviter les fortes odeurs (par exemple le simple fait de ne pas réchauffer son plat au micro-ondes permet de réduire les odeurs et les nausées qui les accompagnent).
  • Mangez toujours très lentement.
  • Consommez des boissons à son goût entre les repas : eau, infusions, jus de pomme, sodas non gazeux,…Faites-vous PLAISIR !
  • Utilisez, si besoin, une paille dans une tasse fermée pour faciliter les petites gorgées et éviter les odeurs des boissons chaudes.
  • Maintenez une position assise pendant 30 min après le repas, si ce n’est vraiment pas possible, il faut alors privilégier le côté droit en position couchée pour favoriser la vidange gastrique.

Il faut rester très vigilante car parfois  les nausées et vomissements finissent par engendrer une perte d’appétit, il faut alors immédiatement en parler avec son médecin. Ce dernier pourra en effet prescrire, s’il le juge nécessaire, des compléments alimentaires. Il en existe dans des goûts et des consistances très variés qui rendent ces boissons, soupes ou crèmes, finalement agréables à prendre. On peut aussi conseiller toujours en complément de ce traitement :

  • Toujours veiller à bien s’hydrater et donc à boire suffisamment. C’est capital.
  • N’hésitez pas à enrichir votre alimentation en privilégiant les aliments à haute densité calorique : pain, pommes de terre, riz,…
  • Suivez à la lettre tous les conseils nutritionnels du médecin ainsi que la prescription qu’il a élaboré pour vous.

Comme toujours je rappelle que ces conseils ne se substituent en rien à ceux donnés par votre médecin traitant, votre oncologue, votre pharmacien,…Bien au contraire il s’agit d’inciter à ne pas hésiter à demander aide et conseils auprès de ces professionnels de santé. Ce n’est pas non plus une liste exhaustive et j’aimerais beaucoup que des patientes et des professionnels viennent compléter  (ou même l’inverse !!) cette liste.

Pour finir, dernier conseil, avant de partir :

  • N’hésitez surtout pas à demander des informations à votre pharmacien lors de la délivrance de votre traitement contre les nausées et vomissements. Notamment sur les effets secondaires possibles. Il pourra vous conseiller pour lutter contre ces effets et ainsi mieux vivre votre traitement. Cet entretien pourra être l’occasion de faire le point sur votre ressenti du point de vue nausées/vomissements, sur l’appétit, etc …Le pharmacien pourra alors vous conseiller voire vous orienter vers une consultation médicale.

L’acupuncture dans tout ça ?

Pour être tout à fait honnête, je ne connais pas beaucoup la méthode et les résultats de cette médecine alternative dans ce cas précis. Je n’ai en effet pas encore rencontré de patiente ayant eu recours à cette technique donc je n’ai pas de retour. Mais ce que je sais c’est que cette méthode comporte très peu et de très rares effets indésirables. De plus, l’AFSOS (Association Française pour les Soins Oncologiques de Support) plébiscite l’utilisation de l’acupuncture dans l’un de ses référentiels et la présente comme  contribuant à lutter efficacement contre les nausées et vomissements chimio-induits à n’importe quel moment de la chimiothérapie. Bien sûr, l’AFSOS rappelle que l’acupuncture ne peut que COMPLETER  les traitements médicamenteux et les mesures hygiéno-diététiques sans se substituer à eux.

Donc pourquoi ne pas recueillir l’avis de son médecin traitant ou de son oncologue ? Après quoi, vous pouvez également demander l’avis de votre pharmacien qui a peut-être déjà eu des retours de patientes très positifs sur cette méthode et peut vous en faire part ; ce qui peut vous aider à prendre votre décision.

Voilà, j’espère que cet article n’est pas trop long ou trop pénible à lire. Comme toujours j’attends et espère vos réactions, vos propres conseils  et expériences que vous soyez patientes, professionnels de santé ou encore aidant/accompagnant.

A très vite pour un nouvel article !

Cancer du sein : mes conseils pour prendre soin de votre peau sous radiothérapie

La radiothérapie ou  « rayons » est souvent synonyme d’effets secondaires au niveau de la peau comme des rougeurs  (érythèmes) ou des brûlures (radiodermites). On peut cependant  prendre des mesures simples pour les atténuer et continuer à prendre soin de sa peau pendant cette période délicate.

–  En premier lieu, n’utilisez jamais de déodorants, de parfums, de talc, de produits à base d’alcool ou de crèmes grasses sur la peau avant la séance pour limiter le risque de brûlures superficielles. La peau doit être parfaitement sèche et propre, sans résidus, avant chaque séance.

– Utilisez pour l’hygiène quotidienne un savon surgras (disponible en pharmacie) sans frotter directement la zone irradiée : simplement laisser couler le savon puis l’eau sur cette zone.

– Ne pas prendre de bains ou de douches trop chaudes.

– Ne pas porter de vêtements serrés, évitez les tissus synthétiques irritants et les frottements sur la zone irradiée.

– Ne pas se raser ou s’épiler sur la zone irradiée.

– Ne pas exposer au soleil ou toute autre source de chaleur la zone irradiée pendant toute la durée du traitement par radiothérapie et jusqu’à un an après. Utiliser une crème solaire d’indice 50 si l’exposition solaire s’avère vraiment inévitable.

– Ne pas se baigner à la piscine pendant les rayons et jusqu’à un mois après la fin de la radiothérapie et demandez ensuite l’accord de votre médecin avant de le faire (le radiothérapeute peut porter ce délai à trois mois ou plus si la peau est vraiment abîmée).

– En prévention des brûlures, il est possible d’utiliser tous les soirs d’une crème à la teinture mère de calendula. Cependant, il faut être vigilant et l’accord du radiothérapeute doit être requis. Le médecin peut aussi recommander l’application d’une crème hydratante entre les séances.

 

Voilà comme toujours ce n’est bien sûr pas une liste de conseils exhaustive et qui ne remplacent en aucun cas les consignes de votre médecin ou les conseils personnalisés de votre pharmacien. J’espère comme toujours que d’autres professionnels de santé ou patientes viendront  enrichir ce contenu et partager leurs expériences.

 

A très bientôt pour de nouveaux  articles !

Conseils pour l’hygiène buccodentaire pendant les traitements du cancer du sein, partie 2

Coucou tout le monde,

J’espère que tout le monde passe un très bon dimanche ! Pour moi c’est repos repos repos car j’ai travaillé hier et j’enchaîne la semaine suivante du lundi au samedi. Mais je viens quand même poster un article, c’est  pas du travail mais un plaisir plutôt ! Je me suis rendue que ça fait déjà un moment que j’ai posté un premier article sur l’hygiène bucco-dentaire pendant les traitements et que j’ai toujours pas mis la deuxième partie donc là voici !

Alors, la première partie concernait l’hygiène buccodentaire en cas de bouche saine et propre. Cette partie là concerne les bouches saines mais pas propres, c’est-à-dire définies en tant que tel par le chirurgien lors de la consultation avant chimiothérapie. Cette consultation est bien sûr obligatoire, c’est là que le dentiste procède à des soins si nécessaire et effectue des recommandations adaptées et propres à chaque patiente pour toutes la durée de la chimiothérapie, de la radiothérapie et après la fin des traitements. Ces conseils ne substituent donc en aucun cas aux recommandations du professionnel de santé consulté mais peuvent s’ajouter à ces conseils et prescriptions si le pharmacien qui délivre l’ordonnance ou à qui on demande conseil le juge utile.

Dans ce cas-là il faut d’abord bien sûr réitérer les conseils évoqués dans la partie précédente car il s’agit de soins qui doivent être pratiqués de manière systématique. On complétera ces recommandations avec les conseils suivants :

– Effectuez en plus un bain de bouche antiseptique sans alcool, ni chlorehexidine après chaque repas. On pourra par exemple conseiller les bains de bouche Méridol® qui n’en contiennent pas. Cependant il est très fréquent que le dentiste ait prescrit ou conseillé un bain de bouche particulier.

– Mâchez régulièrement des gommes sans sucre et sucer des glaçons ou de la glace pilée pour stimuler la salivation. Choisissez quelque chose qui vous fait plaisir !

– Si les lèvres sont fragilisées et asséchées, appliquez tous les jours de la vaseline ou du beurre de cacao sur des lèvres préalablement nettoyées avec du sérum physiologique.

– Appliquez de la gelée de Lansoyl® (paraffine utilisée principalement pour traiter la constipation) ou un gel humectant buccal (Bioxtra® par exemple) sur la langue si une croûte s’y est formée. Cela permettra de la ramollir.

–  Le spray AEQUAYSAL® est un lubrifiant protecteur composé de triesters de glycérol oxydés, il est très utile en cas de bouche très sèche lorsque l’on ne « fabrique  » pas assez de salive.  Appliquez une pulvérisation à l’intérieur de chaque joue 3 à 4 fois par jour et d’appliquer ensuite le produit avec la langue sur les zones enflammées.

– Utilisez des bâtonnets glycérinés pour hydrater et lubrifier la bouche, les gencives et les lèvres. On peut trouver ces bâtonnets neutres ou aromatisés. Il s’agit en fait d’applicateurs en coton imprégnés de glycérine à badigeonner.

– Faites fondre un comprimé de vitamine C effervescente sur la langue, trois jours de suite pour ses propriétés antiseptiques ou faire un bain de bouche avec le comprimé dissout dans l’eau.

 

Voilà pour les conseils, comme toujours j’espère que d’autres viendront apporter leurs conseils et expériences ! N’hésitez pas à me laisser vos avis en commentaires ! Je reviens très rapidement, dans l’après-midi peut-être, pour un autre article sur un sujet complètement différent.

A très bientôt !

Cancer du sein : prendre soin de ses cheveux

Coucou tout le monde !

Je reviens avec un nouvel article traitant du soin des cheveux pendant et après la chimiothérapie. N’hésitez pas à partager vos astuces car bien sûr comme toujours ce n’est en aucun cas un article exhaustif. Rappelez-vous qu’aucun article du web ne pourrait et ne saurait remplacer les conseils du médecin, du pharmacien et de tous les professionnels de santé. Allez assez parlé, place à l’article :

Pendant la chimiothérapie :

– Lavez-vous les cheveux avant la chimiothérapie puis ne vous les lavez pas pendant 3 à 8 jours après la séance.

– Ne vous brossez pas les cheveux le matin de la chimiothérapie.

– De manière générale, évitez de vous laver les cheveux trop fréquemment : un à

deux lavages par semaine suffit.

– N’utilisez pas trop de shampoing : une noisette suffit et utilisez un shampoing doux, selon les pharmacies il y a de nombreuses marques différentes mais n’utilisez jamais de shampoing pour bébé qui graisse le cheveu.

– Utilisez une brosse à cheveux à poils très souple.

– Evitez les traitements agressifs : lissages, permanentes, défrisages, brushings, fer à lisser, bigoudis, mèches et colorations,etc…

– Ne pas faire de chignons serrés et de nattes qui  » cassent » et fragilisent le cheveu.

– Si le crâne est rasé, appliquez tous les jours une crème hydratante pour peaux sensibles.

– Protégez vos cheveux du soleil : foulards, chapeaux, huiles capillaires  protectrices UVA et UVB, crème solaire,…

 

Après la chimiothérapie

Après la fin des traitements de chimiothérapie les cheveux repoussent à leur rythme, environ 1 cm par mois. La repousse peut parfois s’accompagner de quelques rares démangeaisons et les cheveux peuvent être, le plus souvent momentanément, différents en terme de couleur et de texture. Certains traitements comme l’hormonothérapie peuvent ralentir la pousse des cheveux.

Il vaut mieux même pendant la repousse et pendant quelques mois encore éviter les traitements agressifs cités plus haut et continuer à utiliser un shampoing doux.

Pour les cils et les sourcils, pourquoi ne pas bénéficier des conseils et des soins d’une socioesthéticienne dont beaucoup de services d’oncologie sont dotés ? Il y a aussi des ateliers de maquillage très bien faits dans les centres de cure thermale comme Avène et La Roche Posay.

Quelques mois après l’arrêt de la chimiothérapie et seulement après avoir demander l’autorisation de son oncologue on peut envisager une petite cure de levure de bière pour renforcer ses cheveux. La levure de bière est un champignon microscopique qui participe à la fermentation de la bière. Elle est très riche en acides aminés, en protéines et en vitamines B mais aussi en minéraux comme le fer, le phosphore, et le potassium. Elle redonne de l’éclat à la peau, consolide les ongles, et renforce les cheveux. Demandez conseil à votre pharmacien pour savoir quand et comment la prendre si et seulement si bien sûr comme je l’ai dit votre oncologue est d’accord et encore une fois bien après la fin de la chimiothérapie.

Voilà les filles pour ce que je pouvais dire sur le sujet. Comme toujours j’espère que d’autres viendront contribuer en commentaires ! J’espère que vous avez passé un bon week-end qui se termine déjà !

A très vite pour un nouvel article !

Cancer du sein : conseils en cas de lymphoedème, partie 2

Conseils en cas de lymphoedème

L’ensemble de ces conseils constitue également une prévention à la survenue d’éventuelles complications du lymphoedème.

Soins du bras et de la main :

Il faut particulièrement prendre soin de son bras, de sa main et éviter au maximum toute effraction ou agression de la barrière cutanée. Les conseils sont les suivants pour les soins du bras :

  • Après chaque douche ou bain, il est très important de sécher très soigneusement le bras et la main de manière à avoir un bras bien sec. De même, si les mains sont amenées à rester dans l’eau un long moment il faut mieux porter des gants.
  • Tous les jours, le bras doit être hydraté avec un lait pour le corps formulé pour les peaux sensibles. Pour la main, on pourra utiliser une crème hydratante pour les mains. Parfois, le kinésithérapeute recommande un produit en particulier. Dans tous les cas le choix est large dans votre pharmacie pour ce type de produits. N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.
  • Protéger son bras du soleil avec des vêtements longs ou un écran total à indice 50.
  • Eviter les températures extrêmes : protéger son bras du froid hivernal et évitez de prendre des bains chauds prolongés.
  • Ne pas porter de bijoux ou de vêtements serrés autour du bras ou des doigts.

Outre ces soins, il faut également éviter autant que possible les effractions cutanées au niveau du bras ou des mains au cours des activités du quotidien. Pour cela, il convient de porter une protection adaptée pour chaque activité, par exemple des gants pour le jardinage ou le bricolage, un dé à coudre pour la couture,… De plus, pour l’épilation des aisselles, mieux vaut utiliser un rasoir électrique plutôt qu’un rasoir jetable afin de minimiser les risques de coupure sous le bras. Si malgré tout des blessures se produisent, la zone doit être soigneusement lavée à l’eau et au savon puis désinfectée avec le produit approprié. Composez avec votre pharmacien une trousse de premiers secours adaptée comportant le nécessaire pour traiter les plaies ou les piqûres à emporter partout avec vous.

  • Avoir une alimentation variée et équilibrée de manière à ne pas prendre de poids est très important. Si vous êtes en surpoids, faites vous aider par des professionnels de santé qui vous prescriront un régime adapté et sain. En effet, le surpoids peut aggraver le lymphoedème
  • Faire de l’exercice physique est également très important. En accord avec le kinésithérapeute et le médecin reprenez une activité physique douce. Le kinésithérapeute enseigne également quelques exercices physiques bénéfiques à pratiquer à la maison. Dans tous les cas, avant de commencer ou de reprendre une activité sportive son avis est INDISPENSABLE car certaines activités seront déconseillées. De même, le port de charges lourdes est bien sûr à éviter.

A ces recommandations s’ajoutent obligatoirement l’auto-surveillance. Il faut savoir repérer des signes anormaux et aller consulter son médecin d’urgence : fièvre, fatigue, placards rouges et chauds, démangeaisons, rougeurs, un gonflement anormal,…Votre médecin peut vous expliquer ces signes et vous apprendre à les repérer. Il faut rester vigilante, observer son corps et ses signes pour aller consulter immédiatement.

Conseils de prévention

Il n’existe aujourd’hui aucun consensus à l’heure actuelle en France pour la prévention du lymphoedème. Les experts ne sont pas unanimes et le lymphoedème reste aujourd’hui encore une maladie trop peu connue. Le National Lymphedema Network est une organisation internationale à but non lucratif qui oeuvre pour la promotion de l’information sur le lymphoedème auprès des patients comme auprès des professionnels de santé. Cette organisation a également pour but d’éduquer les personnes à risque afin d’éviter autant que possible la survenue de la maladie. Toutes les mesures et les conseils évoqués ci-dessus pour prévenir les complications du lymphoedème et accompagner le traitement en cas de lymphoedème déclaré sont à appliquer également pour la prévention primaire du lymphoedème. A ces conseils s’ajoutent, toujours selon le National Lymphedema Network, les suivants :

  • Si vous devez prendre l’avion, parlez-en à votre médecin qui pourra vous prescrire une manche de compression bien ajustée, à visée préventive et buvez beaucoup d’eau pendant le voyage.
  • Evitez les activités répétitives comme le crochet ou le tricot et les sports comme l’aviron ou le squash. De manière générale, de toute façon je vous conseille vivement de demander une autorisation à votre médecin avant de pratiquer une quelconque activité sportive après l’opération. Ne faites rien sans son accord.
  • Ne pas porter de charges lourdes excédant les 7kg.
  • Eviter les injections, prises de sang et mesure de la tension artérielle sur le bras concerné.

Cependant, ces recommandations pour la prévention primaire n’ont pas de caractère officiel et les données dans la littérature manquent. En France, dans son référentiel inter-régionaux en soins oncologique de support, l’AFSOS (Association Française pour les Soins Oncologiques de Support), préconise uniquement de l’exercice physique adapté, le maintien d’un poids normal et d’éviter les effractions cutanées.

 

Voilà les filles ce que je pouvais dire à propos du lymphoedème dans le cadre du traitement chirurgical du cancer du sein. Comme toujours, j’espère que certains ou certaines d’entre vous pourront y ajouter leur propre expériences et leurs conseils et que cet article pourra apporter quelque chose !

A très vite pour un nouvel article !

Cancer du sein : conseil en cas de lymphoedème, partie 1

Coucou tout le monde !

Je reviens pour un nouvel article sur le lymphoedème dans le cancer du sein, pour partager mes conseils et bien sûr toujours recueillir les vôtres ainsi que vos expériences ! J’ai décidé de partager cet article en 3 pour qu’il ne soit pas trop long et rébarbatif à lire. Dans cette première partie donc uniquement quelques explications sans prétention sur le lyphoedème et ses traitements.

Qu’est-ce qu’un lymphoedème ?

Le lymphoedème, encore appelé « gros bras », est la principale complication chirurgicale du cancer du sein. Très schématiquement, il s’agit en fait d’une accumulation de liquide lymphatique dans le bras du côté du sein opéré. Il peut apparaître suite à un curage axillaire ou lors de l’utilisation de la technique du ganglion sentinelle. Beaucoup plus rarement le lymphoedème peut également être secondaire au traitement par radiothérapie.

Des traitements existent, mais la prévention de la survenue du lymphoedème ou de ses complications reste un élément clé de sa prise en charge.

Après un cancer du sein, le lymphoedème est perçu par les patientes comme un rappel constant du cancer et de la lutte contre la maladie qu’elles ont menée. De plus, c’est une fois encore l’image corporelle qui est dégradée, l’apparence est modifiée et l’estime de soi diminue. Certaines femmes n’osent plus sortir, jugeant leur physique devenu trop disgracieux. Elles se privent ainsi d’une vie sociale indispensable à la reprise d’une vie la plus normale possible dans « l’après cancer ». Par ailleurs, le quotidien avec un lymphoedème est plus difficile car certains gestes de la vie de tous les jours deviennent pénibles voire douloureux. Cette séquelle peut également être un obstacle à la reprise du travail après le cancer. En effet, la reprise d’activité professionnelle peut nécessiter un réaménagement de poste pas toujours accepté et rendue possible par l’employeur. Pour toutes ces raisons, psychologiquement, le lymphoedème s’il se présente, est une épreuve douloureuse qui peut entraver la reconstruction de soi après le cancer. C’est pourquoi il est indispensable, sous bien des aspects, de se faire accompagner, aider et conseiller afin d’en minimiser les conséquences et le retentissement sur toutes les sphères de sa vie.

Les traitements

Il n’y a pas un mais des traitements combinés qui sont d’autant plus efficaces qu’ils sont précoces et réguliers. Le traitement de base repose sur une méthode de drainage lymphatique : la thérapie décongestive combinée. C’est le masseur-kinésithérapeute qui prend en charge cette thérapie prescrite par le médecin qui peut aussi associer le port d’un manchon de compression avec ou sans mitaine attenante disponible en officine. Si cette thérapie est la seule reconnue le médecin peut cependant y ajouter des médicaments par voie orale.

 

Voilà ce que je pouvais en dire pour cette première partie. J’espère que la lecture vous a plu et intéressé. Comme toujours n’hésitez pas à venir commenter ! Je vous laisse, je reviens très bientôt pour la suite de l’article avec les conseils à proprement parler.

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente après-midi !! A très bientôt !