Les 10 propositions pour la pharmacie d’officine

Je reviens vers vous pour un nouvel article pas si éloigné que cela du thème de la reconversion des pharmaciens d’officine. En effet, si nous sommes si nombreux à vouloir changer de carrière et nous reconvertir c’est que la pharmacie d’officine telle qu’elle est actuellement nous a déçu. Nous ne retrouvons plus notre coeur de métier, notre rôle est trop souvent dévalorisé et nos compétences largement sous-exploitées. De ce fait, nombre d’entre nous ont tenté ou tentent de quitter l’officine.
Un collectif composé de pharmaciens d’officine se bat pour que le pharmacien soit reconnu comme un acteur indispensable de la chaîne de soins et pour qu’au quotidien notre exercice soit respecté et valorisé. Il oeuvre pour redonner la priorité à ce que nous savons faire de mieux : délivrer les médicaments en toute sécurité. Je pense que la pharmacie d’officine a besoin de mesures concrètes appliquées sur tout le territoire pour que notamment l’exercice des adjoints ne dépende plus uniquement de la politique du titulaire. Il faut en finir avec ces pharmacies où la démarche de santé disparaît complètement au profil d’intérêts purement mercantiles. Vendre des chaussures, des limes à ongles,…pour un pharmacien est-ce bien sérieux ? Il est temps de redonner à notre profession ses lettres de noblesse. Pour toutes ces raisons j’ai signé la pétition concernant les 10 propositions pour la pharmacie d’officine émises par le Collectif des Pharmaciens. Pour ceux d’entre vous qui n’en ont pas entendu parler je vous fait un bref résumé des dix propositions que vous pouvez consulter dans leur intégralité ici.

Proposition n°1 : Inciter l’opinion pharmaceutique, l’intervention et le refus

Sur cette proposition aujourd’hui c’est bien simple : toutes ces actions prennent beaucoup de temps et aucune n’est rémunérée. C’est même tout le contraire, aujourd’hui une pharmacie « perd de l’argent » en refusant de délivrer un médicament par exemple. Parfois même on se heurte à l’incompréhension et la colère des patients qui ne comprennent pas qu’un pharmacien n’exécute pas toute l’ordonnance et rétorquent « qu’ils iront voir dans une autre pharmacie » où on leur donnera leur médicament. Avec une telle mesure, l’opinion pharmaceutique et le refus seront généralisés et la population sera plus familiarisée avec cette action. Cela réduira notamment les disparités entre pharmacies. Par ailleurs, en terme de santé publique, les bénéfices de cette mesure sont évidents.

Proposition n°2 : substituer les « me-too », les biosimilaires et les médicaments en rupture

Lequel d’entre nous n’a jamais passé des heures à tenter de joindre un prescripteur en cas de rupture d’approvisionnement d’un médicament alors que nous savions exactement quelle allait être l’alternative choisie ? C’est une pure perte de temps et souvent c’est uniquement pour être en conformité vis à vis de la loi car nous avons les compétences nécessaires pour évaluer un traitement et trouver des alternatives pertinentes en cas de rupture.

Pour les biosimilaires et les « me-too », là encore, je pense que l’on ne s’appuie pas assez sur les compétences du pharmacien. Nous avons largement les compétences pour interchanger un médicament au sein d’une même classe. Je pense que nous devons bien sûr toujours informer le prescripteur du switch mais l’acte ne doit pas être subordonné à son accord. Parfois des molécules coûteuses sont prescrites alors qu’elle n’ont démontré aucun bénéfice vis à vis de celle déjà présentes sur le marché. Cette mesure permettrait donc en plus de générer des économies pour l’Assurance Maladie.

Proposition 3 : dérembourser l’homéopathie

Le sujet est sans doute très clivant au sein même de la profession. En tant que pharmacien ayant eu une formation scientifique solide il est très difficile de délivrer de l’homéopathie : nous n’avons aucune preuve scientifique de son efficacité et aucune réponse à fournir aux patients quant à son mode d’action. Je pense que la vente d’homéopathie dans les officines contribue à ternir l’image de la profession et cela nous est souvent reproché, je pense par exemple aux médecins sur Twitter qui « attaquent » souvent les pharmaciens avec l’homéopathie (même si tout de même majoritairement prescrite par les médecins). Sur cette proposition, j’aurais même aimé aller plus loin et sortir complètement l’homéopathie du monopôle pharmaceutique dans lequel elle n’a pour moi pas du tout sa place. Je rêve d’une officine complètement recentrée sur le médicament où l’on ne vend pas non plus de limes à ongles ou de brosses à cheveux.

Proposition 4 : Rendre certains médicaments dont la pilule progestative disponibles sans ordonnance

Dernièrement on a beaucoup parlé dans la presse et sur les réseaux sociaux de la délivrance de la pilule progestative sans ordonnance. Néanmoins il y aussi dans cette mesure la possibilité de délivrer des médicaments aux voyageurs dont les anti-paludéens. On pourrait ainsi leur préparer une « trousse du voyageur » avant leur départ en fonction de leur destination.

Il y aussi le fameux sachet de Monuril pour la cystite simple non compliquée de la femme. On a tous dépanné une fois, notamment les samedis soirs ou les veilles de jours fériés, ne serait-il pas temps de poser un cadre légal à cette pratique ? On est, dans notre métier, à mon avis trop souvent partagé entre le respect du cadre légal strict très restrictif et l’usage, le réel tous les jours au comptoir. Cela ajoute du stress pour nous donc j’approuve les mesures qui vont dans ce sens : poser un cadre légal qui protégerait patients et pharmaciens pour des pratiques du quotidien.

Proposition n°5 : Ajuster une ordonnance

Il s’agit d’adapter ou de modifier si besoin la forme galénique du médicament, la fréquence ou le moment de prise par exemple mais aussi la dose ou la quantité pour coller aux recommandations notamment dans le cas des antibiotiques. C’est dans ce dernier cas précisément que je trouve que nous n’avons pas assez de poids et pas suffisamment de leviers d’action alors que notre formation nous permet de juger de la bonne conduite d’un traitement antibiotique. Toutes ces modifications seraient bien sûr réalisées en accord avec le médecin traitant et seulement après l’en avoir informé. Bien sûr, ces actions doivent être valorisées c’est à dire rémunérées ce qui n’est absolument pas le cas actuellement.

Proposition n°6 : Renouveler/Prolonger les ordonnances

Rien de plus à ajouter si ce n’est que la possibilité actuelle de renouveler un traitement chronique pour une boite seulement est insuffisante et ne couvre pas réellement les besoins actuels des patients et la pénurie de médecins dans certains secteurs.

Proposition n°7 : Demander et interpréter des tests de laboratoires

Aujourd’hui il est tout simplement illégal d’interpréter un test de laboratoire à la demande d’un patient. Pourtant il est très fréquent que des patients anxieux poussent la porte de l’officine pour nous demander notre avis avant de pouvoir consulter leur médecin. Combien de fois le donnons-nous en dépit des lois et réglementations existantes ? Il est temps de légaliser une pratique qui a régulièrement cours sans dommage pour les patients dans les officines françaises.
Quant à la demande de tests de laboratoires : sur combien d’ordonnances de médicaments « sensibles » le médecin a-t-il pensé à porter la créatininémie ou le DFG du patient à l’intention du pharmacien ? Comment pouvons-nous dans ces conditions délivrer le médicament en toute sécurité ? Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Proposition n°8 : autoriser la vaccination par le pharmacien et l’enseignement de l’administration des médicaments

Sur la vaccination, je n’ai toujours pas d’opinion tranchée, je n’en parlerai donc pas. En revanche, sur l’éducation thérapeutique, je suis complètement pour. Je trouve que la compétence des pharmaciens en ce domaine est largement sous-exploitée ! Nous pouvons tellement apporter dans ce domaine et nous le faisons déjà au quotidien sauf que ce n’est ni reconnu, ni valorisé. Tous les jours nous apprenons aux patients à gérer leur asthme ou leur diabète. Nous leur apprenons les bons gestes et les bons réflexes au quotidien.

Proposition n°9 : Réformer les études : moins de chimie et plus de soins pharmaceutiques

Sur ce point, j’avoue ne pas être totalement d’accord : je suis pour une réforme des études qui va vers notamment plus de pratique et plus de pharmacie clinique mais je suis contre la diminution du nombre d’heures d’apprentissage de la chimie fondamentale. Je pense que même si l’on ne s’en aperçoit pas tous les jours, ces heures d’enseignements nous ont beaucoup apporté et pas seulement d’un point de vue technique mais aussi dans la construction de certains schémas de réflexion. De plus, la conservation de tant d’heures de chimie au programme permet de garantir l’unicité du diplôme de pharmacien : ainsi la formation de base entre un officinal et un pharmacien « chimiste » de l’industrie est la même.

Proposition n°10 : Validation pharmaceutique obligatoire et signée par CPS sans délégation

Rien à ajouter, je suis complètement pour cette mesure qui viserait à garantir le contrôle et la validation effective par un pharmacien.

 

Voilà ce que je pense des 10 Propositions pour la Pharmacie d’Officine proposées par le Collectif des Pharmaciens. Vous l’aurez compris, je salue une telle initiative et j’ai signé le texte. J’espère que ce n’est que le début de l’action des pharmaciens pour sauver notre profession à bout de souffle. J’attends bien sûr vos avis et votre opinion sur ces propositions que vous soyez pour ou contre. On peut bien-sûr ne pas être d’accord avec tous les détails de leur mise en oeuvre mais si vous êtes comme moi d’accord avec l’immense majorité du discours  je vous invite à signer le texte. Pour ce faire, rapprochez-vous du Collectif des Pharmaciens sur Twitter (@collectif_pharm) ou par mail (collectifpharma@gmail.com). Car oui on peut toujours signer et porter le texte afin que, pourquoi pas, il trouve écho dans les plus hautes sphères décisionnelles.

Pour en savoir plus je vous conseille également la lecture d’un article du Plus de l’OBS en cliquant ici  : « Nous n’avons pas fait pharmacie pour être le meilleur vendeur du mois » par le Collectif des Pharmaciens.

A très bientôt pour un nouvel article et merci de votre passage ici !

 

 

 

 

Un petit lien pour les adjoints en recherche d’emploi

Bonjour à tous !

Je reviens pour un court billet afin de vous donner le lien un article de blog que j’ai trouvé assez intéressant. Il s’agit du blog d’@Ami89 ( que vous pouvez aussi retrouver sur Twitter) qui a posté un billet qui récapitule les sites vers lesquels on peut se tourner quand nous, adjoints, recherchons un emploi. Je trouve que cela peut être très pratique et on découvre même des sites auxquels on n’avait pas pensé.

Si cela vous intéresse vous trouverez l’article ici.

Très bonne recherche à tous les concernés et à très bientôt sur le blog.

L’entretien d’embauche pour les officinaux en reconversion : les pièges à éviter

Je vous retrouve aujourd’hui pour un nouveau billet sur le thème de la reconversion. Vous avez été nombreux à réagir à ce sujet et je vous en remercie. Vos retours d’expérience ainsi que vos conseils personnels sont toujours aussi enrichissants pour les officinaux en quête de reconversion.

En relisant diverses notes prises lors de d’entretiens d’embauche j’ai été frappée par le nombre d’erreurs que j’avais pu commettre et qui ont sans doute nui à ma candidature. J’ai donc pensé que répertorier ces erreurs et les pièges à éviter pourrait vous être utile et vous éviter certaines de mes déconvenues !. Voici donc quelques conseils basés uniquement sur mon expérience personnelle :

– Maîtrisez votre sujet et préparez des questions :

Je suis arrivée à un entretien pour un acteur majeur de la répartition avec beaucoup de motivation mais aucune connaissance pointue sur des notions économiques telles que le “taux de mix”, la marge exacte des grossistes, etc … Le recruteur m’a donc fourni quelques explications mais m’a fermement expliqué que j’aurais dû parfaitement maîtriser ces notions avant de me présenter.
Préparez donc votre entretien avec les répartiteurs de manière très pointue en connaissant les marges des grossistes, les conditions commerciales, etc …

Ce principe est également applicable avec les laboratoires pharmaceutiques : préparez une documentation solide sur les gammes de produits ou de services commercialisés, les codes visuels utilisés, les grandes lignes de l’histoire du laboratoire, etc …Ce travail de recherches doit vous permettre de ne pas vous faire surprendre par des questions précises sur un produit ou un service. Evidemment, il faut laisser transparaître une opinion très positive en terme d’image sur la société en question.

Par ailleurs, j’ai remarqué que les recruteurs apprécient qu’on leur pose des questions sur l’entreprise ou  qu’on leur demande des précisions sur leurs   attentes  concernant  le poste. Je  pense  que  cela  démontre  un  certain intérêt  de  la  part  du  candidat  ;  le cabinet  de  recrutement  m’avait  conseillé  de toujours  préparer  quelques  questions avant l’entretien.

– Le CV :

Attention aux imprécisions ! Le CV doit être très clair notamment dans les dates et la chronologie des expériences professionnelles. Contrairement à ce que l’on pourrait redouter, les recruteurs n’attendent pas forcément un CV long comme le bras. Dernier détail : venez toujours avec votre CV même si vous l’avez déjà communiqué par mail, par courrier ou via le cabinet de recrutement. Il faut donc toujours se présenter avec un exemplaire papier ; c’est également un reproche que l’on a pu me faire.

– Prenez des notes :

Comme vous l’avez lu, je donc arrivée à un des entretiens les mains vides, sans CV, mais aussi sans de quoi prendre des notes. Là encore le recruteur m’a fait remarqué que c’était une erreur. A la fin de l’entretien, mon interlocuteur m’a gratifiée d’un petit conseil pour la suite : “ prenez  toujours  des  notes,  cela  montre  votre  intérêt  car  on  sait que vous ne retiendrez pas tout”.

– La présentation :

Je n’évoquerai pas ici l’habituelle tenue correcte exigée pour tout entretien mais plutôt l’attitude à adopter pendant ces entretiens. On  m’a  par  exemple  reproché  de  ne  pas être assez  avenante  ou  souriante  pendant  l’entrevue  mais  aussi  sur  la  photographie choisie  pour  le  CV.  Il  ne  faut  donc  pas  hésiter  à  se  montrer  enthousiaste et démonstratif !

– Méfiez-vous de certains cabinets de recrutement :

Ce n’est que mon avis personnel et basé que sur une seule expérience : un gros cabinet de recrutement officiant entre autres dans l’industrie pharmaceutique et la répartition. Il peut  arriver  que  leurs  annonces  sur  divers  sites  web  ne  correspondent  à un poste réel et ne servent qu’à augmenter leur portefeuille de pharmaciens disponibles pour leurs clients. L’annonce mentionne souvent un CDI dans une ou plusieurs régions déterminées alors qu’en réalité il s’agit souvent d’un CDD dans n’importe quelle région.

Autrement dit si vous n’êtes pas mobiles et hyper flexibles, à mon avis, les cabinets de recrutement constituent une vraie perte de temps pour le candidat (il faut parfois se déplacer à plusieurs km pour un entretien initial avec le cabinet). Néanmoins je tenterai tout de même d’autres cabinets de recrutement et vous tiendrai informés.

– Soyez précis et donnez des exemples :

On va très certainement vous demander vos qualités, vos défauts, etc …je pense que ce n’est pas tant la réponse qui les intéresse mais plutôt la façon de construire cette réponse. Ils  attendent  en fait  des  exemples  concrets  de  ce  qui  vous  fait  dire  que vous avez telle qualité ou tel défaut. De même si vous voulez mettre  en  avant  un champ de compétences  spécifiques  que  vous  exerciez  en  officine  :  orthopédie,  conseils vétérinaires, etc,… préparez  bien votre  argumentaire.  Vous devez donner  des exemples très  précis de votre rôle et expliquer tout ce que  vous  avez  mis  en  place concrètement dans l’officine pour cette activité.

 

Voilà pour les principaux conseils que j’ai retenu pour la suite ! J’espère sincèrement que cela pourra vous aider. N’hésitez pas, comme toujours, à nous faire part de vos conseils et expériences que ce soit en commentaire ou par mail via le formulaire de contact (si vous ne souhaitez pas que votre message soit visible).

Sur ce même thème le prochain billet concernera les questions qui reviennent assez fréquemment lors de ce type d’entretien et auxquelles on peut se préparer.

A très bientôt et merci de m’avoir lue !

La fatigue dans le cancer du sein : quelques conseils simples

Coucou tout le monde !

Je reviens après une longue absence pour un article concernant la prise en charge de la fatigue dans le cancer du sein. Je pense que le pharmacien peut contribuer à cette prise en charge globale en donnant quelques petits conseils très simples qui peuvent aider les patientes au quotidien. Ces conseils pratiques sont surtout des mesures hygiéno-diététiques bien connues mais on a parfois tendance à oublier certains aspects (en tout cas c’est mon cas !) ; cet article se veut donc avant tout un petit récapitulatif des aspects à aborder. Sur ces entrefaites, allons-y !

La fatigue dans le cancer du sein

La fatigue est un état qui se traduit par une difficulté à effectuer des efforts physiques et à maintenir une activité intellectuelle. Elle est généralement provoquée par de nombreux facteurs : physiques, psychologiques et sociaux. Lorsque l’on est en bonne santé, la fatigue est un phénomène normal à la fin d’une journée de travail, après une activité physique ou intellectuelle. Si elle est parfois gênante, elle a peu de répercussions dans la vie quotidienne et une nuit de sommeil permet le plus souvent de récupérer. La fatigue liée à un cancer, nettement plus importante, n’est pas provoquée par un effort particulier et n’est pas ou peu soulagée par le sommeil. Cette fatigue est souvent invalidante : de simples activités du quotidien peuvent devenir de vraies épreuves. Selon l’InCa (Institut National du Cancer), la majorité des personnes souffrant de cancer estiment que la fatigue affecte leur quotidien autant, voire plus, que la douleur. Les patients pensent souvent que cette fatigue est inévitable, ils en parlent donc  peu à leur médecin. Aujourd’hui les effets secondaires des traitements sont traités alors que la fatigue reste encore trop souvent sous-estimée et donc insuffisamment prise en charge. Des petits conseils tout simples et surtout pratiques peuvent aider à améliorer le quotidien des malades, en complément bien sûr d’une consultation médicale qui pourra aboutir à une prise en charge plus globale associant plusieurs professionnels de santé (diététicien, psychologue, …).

Savoir comment se reposer

Les personnes malades constatent toujours que même en se reposant plus, elles restent souvent fatiguées, cette fatigue n’est donc pas toujours atténuée par le repos. Au contraire, un repos trop important dans la journée peut parfois perturber le sommeil nocturne et provoquer ainsi une fatigue supplémentaire.  Il est donc important de doser la durée du repos, différent selon chaque patiente, pour continuer à bien dormir la nuit.

Le premier conseil en la matière est de se coucher et se lever à heures fixes. Dans la mesure du possible, les siestes doivent être courtes (pas plus de 20 minutes si possible) ; pour limiter leur durée on peut conseiller de s’installer dans un fauteuil en position allongée ou assise et non dans un lit. Pour la nuit, veiller à maintenir une température ambiante correcte (environ 20°C) pour un sommeil de qualité. On peut rappeler les mesures de base : éviter les boissons excitantes après 17 heures ainsi que les repas trop copieux, l’alcool, et l’exercice physique le soir.

Quand les troubles du sommeil deviennent trop importants, il ne faut pas hésiter à en parler avec son médecin qui pourra s’il le juge nécessaire proposer une alternative médicamenteuse.

L’activité physique

Trop de repos ou un manque d’activité physique peuvent modifier la capacité d’oxygénation des tissus musculaires, provoquer une fonte des muscles et entraîner une fatigue supplémentaire. Quand cela est possible, des exercices modérés, mais réguliers et quotidiens (une demi-heure par jour), comme la marche, le vélo, la gymnastique… diminuent le stress et la fatigue tout en stimulant l’appétit. Dans son référentiel l’Afsos (Association française pour les soins oncologiques de support) recommande la pratique d’un exercice physique au sein des services hospitaliers dès le début de la chimiothérapie. Il n’est pas toujours possible ou envisageable de conserver ou de reprendre une activité physique mais, la plupart du temps, il n’existe pas de contre-indication majeure. Par ailleurs, l’exercice physique a un effet positif sur le moral et doit être une source de plaisir et de bien-être. Elle contribue à se sentir mieux dans son corps et à retrouver la confiance en soi. Attention cependant il est absolument nécessaire de discuter avec l’équipe soignante de la reprise d’une activité sportive, afin de vérifier que le sport envisagé est compatible avec la maladie et ses traitements, notamment par exemple pour le tennis, le golf et les sports de combat.

Poursuivre une activité professionnelle ?

Certaines patientes font le souhait de conserver une activité professionnelle pour plusieurs raisons lorsque leur état de fatigue le permet. Il est alors important d’orienter ces patientes vers les bons interlocuteurs car elles peuvent être aidées dans leur démarche de reprendre ou poursuivre une activité professionnelle. Le temps et le poste de travail peuvent être aménagés, cette adaptation se réalise différemment dans le secteur privé ou public. Pour des réponses adaptées à chaque situation, il est conseillé de se renseigner auprès du service du personnel ou du médecin du travail. Un assistant social, notamment présent à l’hôpital, peut accompagner la personne en offrant un soutien et des informations sur les aides financières que la patiente peut obtenir. Sur l’aspect social, l’InCa propose sur son site internet des informations très détaillées ainsi qu’une brochure consultable en ligne avec la patiente.

L’alimentation

Les effets secondaires des traitements provoquent parfois de lourdes difficultés pour s’alimenter : nausées et vomissements, troubles du goût et de l’odorat, mucites, etc,…  Ces difficultés engendrent des troubles de l’appétit, un déséquilibre alimentaire et contribuent bien sûr à aggraver les symptômes de fatigue.

Il faut absolument inciter la patiente à évoquer rapidement ces difficultés avec l’équipe soignante afin qu’une prise en charge adéquate et précoce soit initiée. Une consultation auprès d’un diététicien peut être par exemple une aide précieuse. Il n’est jamais inutile de rappeler les conseils vraiment très basiques sur l’équilibre alimentaire. On ajoutera que les compléments de nutrition orale prêts à l’emploi, riches en protéines et en calories, peuvent être utilisés très tôt sur prescription médicale, avant de perdre du poids. C’est pourquoi il est nécessaire que la prise en charge soit précoce.
Tous les conseils concernant l’alimentation abordés dans l’article sur les nausées et vomissements chimio-induits sont à rappeler ici : fragmenter des repas, éviter de réchauffer les aliments pour diminuer les odeurs, etc … L’article est ici.
Ne pas hésiter à privilégier les herbes et les aromates qui donnent plus de goût aux plats et  stimulent ainsi l’appétit.

Parfois, malgré tous les soins et conseils apportés par l’équipe soignante et l’entourage, les patientes peuvent se sentir « coupable » de ne pas manger. Le repas devient alors une réelle source d’inquiétude et d’angoisse. Là encore, il faut inciter la patiente à se confier à son médecin qui pourra initier la prise en charge par les professionnels adaptés. Le repas doit rester un moment de plaisir.

Voilà pour les aspects qui sont je pense à évoquer mais c’est encore et toujours une liste non exhaustive. J’attends avec impatience les conseils que vous donnez si vous êtes pharmacien et les conseils qui ont fonctionné pour vous et que vous acceptez de partager avec nous si vous êtes une patiente.

A très bientôt et merci à vous tous de me lire, merci pour tous vos mails et tous vos gentils commentaires.

Sources et liens  :

Site de l’InCa
Brochure « Fatigue » de la Ligue Contre le Cancer

 

 

 

La reconversion professionnelle des pharmaciens d’officine (2)

Beaucoup de temps s’est écoulé depuis mon dernier article sur la reconversion professionnelle des pharmaciens. Je n’ai eu de cesse de me poser toutes sortes de questions pendant ce temps-là. J’ai lu vos commentaires, vos mails, fouillé la toile,… Puis j’ai décidé  d’arrêter de chercher et de simplement tenter ma chance, de postuler sans réfléchir. Un peu comme une bouteille à la mer en fait sans en attendre grand-chose car comme je vous le disais je n’ai rien d’autre que mon diplôme de pharmacien, filière officine sans master, DU, école de commerce ou que sais-je. Mais j’ai eu des réponses. Alors mon premier conseil va être celui-là : LANCEZ-VOUS ! Et oui je crie parce qu’on a besoin d’être secoué. On croit être figés, bloqués dans nos carrières officinales. On est  persuadés que personne ne voudra de nous, en particulier l’industrie ou la répartition, parce que nous n’avons pas assez  de diplômes complémentaires voire de compétences. C’est faux. J’ai appris que la compétence des officinaux est en fait recherchée, nous savons faire plein de choses auxquelles nous ne pensons pas. Mais il est temps de nous valoriser si on veut pouvoir changer de voie. Contre toute attente j’ai eu des réponses et des rendez-vous s’en sont suivis.  J’ai énormément appris de mes erreurs au cours de ces entretiens.  Essentiellement parce que je suis complètement novice dans ce domaine : j’ai fait très peu de CV et d’entretiens d’embauche. C’est peut-être votre cas aussi c’est pourquoi je voudrais partager avec vous les modestes conseils que j’ai pu en retirer. Tous ces conseils sont issus de remarques ou de reproches qui m’ont été faits par les différents interlocuteurs que j’ai pu rencontrer. Trêve de bavardages, allons-y !

Le CV

Règle n°1 : il doit être très clair. Eviter le fouillis d’informations en ne mettant que les expériences significatives. L’information principale, à savoir, que vous êtes docteur en pharmacie, doit être mise en évidence. C’est l’information clé, celle que le recruteur recherche et qui va conditionner l’entretien car pour un poste de chargé de clientèle par exemple des non-pharmaciens peuvent postuler.

Règle n°2 : la photo doit vous mettre en valeur, vous devez paraître souriant tout en faisant une photo  » professionnelle « . Si vous n’avez pas de très bonne photo sous la main, il vaut mieux ne pas en mettre.

Règle n°3 : n’hésitez pas à fouiller le net ou à vous faire aider pour élaborer votre CV.  Les CV de pharmacien ne seraient en général pas très bien fait d’après mes interlocuteurs (j’ai trouvé ça plutôt normal car nous n’avons eu aucune formation en la matière).

Règle n°4 : apporter un CV à chaque étape du processus d’embauche, à chaque entretien même si vous vous dites qu’ils doivent déjà l’avoir. C’est une erreur.

L’entretien d’embauche

Règle n°1 : soyez avenant, enthousiaste et souriant.

Règle n°2 : allez-y confiant de vos compétence et de votre valeur ajoutée en tant qu’officinal. Préparez une liste de ce que vous avez fait dans votre officine qui pourrait être en lien, même indirect, avec cet emploi. Par exemple, si vous gériez des gammes de A à Z dans votre officine, dressez la liste des actions, événements, stratégie promotionnelle, etc…que vous avez mis en place.

Règle n°2 : soyez très précis dans vos réponses à toutes les questions posées. Un bon moyen de l’être est de donner systématiquement des exemples.

Exemple 1 : Le recruteur vous demande de citer une de vos qualités, vous répondez  » je suis travailleur(se)  » c’est bien mais le problème c’est que beaucoup de personnes répondront cela également. Donc donnez tout de suite un exemple même si on ne vous le demande pas. Vous pouvez dire que vous faites plus d’heures que celles prévues par votre contrat car vous voulez finir votre travail, etc …

Exemple 2 : « Qu’avez-vous appris de vos entretiens avec les commerciaux de la gamme X à l’officine ? « . Soyez très précis pour répondre ; vous aurez préalablement fait la liste des savoir-faire et des compétences acquises et c’est le moment  de l’utiliser.

Le recruteur attend cette précision, souvent ils n’ont que très peu de temps à nous accorder et veulent donc un maximum de renseignements en un minimum de temps. En gros, ils n’iront pas trop nous « tirer les vers du nez », c’est donc à nous de faire la démarche volontaire de donner des détails. J’ai remarqué que les réponses évasives les dérangent vraiment.

Règle n°3 : prenez toujours des notes, cela montre l’intérêt que vous portez à votre interlocuteur et cela pourra  vous être très utile en cas de recrutement en plusieurs étapes.

Règle n°4 : maîtrisez votre sujet. Renseigner vous un maximum sur internet sur l’entreprise pour laquelle vous postulez. Vous devez connaître leur offre dans sa globalité mais aussi ce qui la distingue de ses concurrents sur le marché,… En fait, je pense que plus vous en saurez mieux c’est.

Règle n°5 : Posez toujours des questions. En général c’est à la fin de l’entretien que le recruteur vous demandera si vous avez des questions.

 » Last but not least  » Règle n°6 : peut-être la plus importante de toutes, PREPAREZ chaque entretien. Il y a des questions assez banales auxquelles on peut s’attendre et donc que l’on peut préparer. Beaucoup, des règles précitées supposent une préparation préalable. De plus cela permet de se sentir plus en confiance.

La recherche d’emploi :

Un autre article suivra bientôt avec plus d’informations mais j’ai déjà un petit conseil à vous donner : utilisez le site du LEEM consacré à la recherche d’emploi en cliquant ici. Créez un profil et abonnez-vous aux offres d’emploi dans les domaines qui vous intéressent. Bien sûr, on peut aussi utiliser en parallèle les sites moins spécialisés comme Monster®, Indeed®, Apec … pour mettre toutes les chances de son côté. Enfin, dernier conseil : ne vous bridez pas ! Postulez à toutes les offres qui vous intéressent  même si vous pensez ne pas intéresser les recruteurs, vous pourriez avoir des surprises !

Merci encore de m’avoir lu, en espérant vous avoir (un petit peu) aidé. A très vite pour un nouvel article !

PS : l’article #1 se trouve ici.

A quand de réelles réformes sur le rôle du pharmacien d’officine ?

Bonjour tout le monde !

Je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel article ! Mais je voudrais d’abord vous remercier toutes et tous qui m’avez envoyé vos très nombreuses réactions via le formulaire de contact et les commentaires. J’avoue que je ne m’y attendais pas du tout mais vous ne pouvez pas imaginer quel plaisir ce fut pour moi de découvrir tous ces mails tous plus adorables les uns que les autres et de lire vos histoires tellement proches de la mienne. Pour la première fois, j’ai le sentiment que la communauté « pharmacie » – au sens noble du terme –  existe vraiment et je m’y sens à ma place. En fait, je regrette même de ne pas l’avoir fait plus tôt.

Ceci étant dit,  je voudrais vous parler aujourd’hui des réformes du rôle du pharmacien d’officine. Peut-être que comme moi, vous avez été nombreux à être déçus par la loi HPST qui devait élargir nos attributions. Dans les faits, malheureusement, l’impact n’a été que très minime. Non seulement nos attributions factuelles n’ont pas été élargies mais le rôle de l’officinal dans la stratégie de soins n’a guère été valorisé. Nous n’avons toujours pas, à mon sens la reconnaissance de notre rôle et de nos compétences dans le réseau de soins et l’interprofessionalité est au point mort. De ce constat naît ce sentiment de frustration immense de compétences et de nombreuses années d’études universitaires gâchées, sentiment  que nous sommes nombreux à partager. J’ai eu un très grand nombre de mail de consœurs et confrères qui partagent mon point de vue dans leur quête de reconversion. Même si j’ai apprécié de partager notre désarroi, avec un peu de recul, je prends conscience que la profession de pharmacien d’officine est de moins en moins attractive et surtout que nous sommes de moins en moins nombreux à nous y épanouir. Dans ma faculté d’origine, avant l’instauration de la PACES (Première Année Commune aux Etudes de Santé), les candidats aux études de pharmacie en première année étaient au moins moitié moins nombreux qu’à mon époque !  J’aime beaucoup dialoguer avec d’autres pharmaciens sur Twitter et là-bas sont nées des discussions très riches au sein de la #Team Pharma : chacun y partage son expérience notamment  @TomPharma, un jeune pharmacien français qui a émigré au Québec et croyez-moi il est frappant de voir les différences entre les attributions d’un pharmacien Outre-Atlantique et celles d’un pharmacien en France.

En effet, au Québec, le pharmacien peut initier ou ajuster, selon une ordonnance, la thérapie médicamenteuse en recourant, le cas échéant, aux analyses de laboratoire appropriées. En France, nous ne sommes même pas autorisés à donner ne serait-ce qu’un début d’interprétation de bilan biologique à nos patients. Alors certes il y a les entretiens pharmaceutiques récemment mis en place mais leur recours est pour le moment très limité car ciblant encore trop peu de pathologies et notre rôle tel que défini par loi au sein même de ces entretiens reste très limité. De plus, les titulaires d’officine demeurent libres de les mettre en place ou non donc ça ne se fait pas dans toutes les officines actuellement. Le 20 Juin 2015 est entrée en vigueur au Québec la Loi 41 qui définit les nouvelles activités des pharmaciens leur permettant en outre de substituer un médicament en cas de rupture d’approvisionnement, de prescrire des médicaments pour certaines pathologies  mineures déjà diagnostiquées par un médecin (la liste étant très clairement définie) et d’administrer un médicament.

Toutes ces différences laissent à penser que nous avons d’énormes progrès à faire en la matière mais qu’il est urgent pour toute la profession que les choses changent et ce rapidement. La balle est dans notre camp, je crois qu’il nous appartient de faire bouger les choses.

Comme d’habitude mais aujourd’hui plus que jamais, je vous demande de ne pas hésiter à partager et commenter l’article. Je vous invite tous à nous rejoindre sur  Twitter  @LPharmacienne que vous soyez pharmacien, préparateur ou que vous souhaitiez simplement supporter l’officine. Je vous remercie encore mille fois pour m’avoir lu.

Sources :

http://www.opq.org/fr-CA/grand-public/nouvelles-activites-des-pharmaciens/
www.immigrer-au-quebec.com/pharmacien.pdf
Sans oublier les précieuses informations de @TomPharma et toute la #TeamPharma  sur Twitter.

 

 

Le statut des pharmaciens salariés en officine

Coucou tout le monde !

Encore un article pour m’indigner un peu et j’espère que vous en êtes pas lassés !  Aujourd’hui c’est du statut des pharmaciens salariés que je voudrais vous parler. Par quoi commencer, le sujet est si vaste que je pourrais en écrire des pages. Mais je vais essayer de rester succincte. Premier point et pas des moindres : le salaire ! Dans les grandes villes notamment et nous le savons les salaires sont tirés vers le bas. La concurrence fait rage, les facultés de pharmacie fournissent pléthore de stagiaires de 6ème année et d’étudiants à la recherche d’un emploi en officine pour parfaire leurs connaissances, acquérir de l’expérience et financer leurs études. A quand une étude sur les salaires des pharmaciens dans ces villes et sur le taux de chômage des pharmaciens et France et les disparités au sein même du territoire. Ici, la grille salariale n’est pas un minimum mais un standard, il est quasi impossible d’obtenir plus elle est appliqué à la lettre. Je lis beaucoup ça et là sur les forums notamment qu’un pharmacien ne devrait pas accepter de travailler en dessous d’un coefficient 500. Je peux vous confirmer que très souvent en ville le coefficient 500 n’est obtenu qu’à partir de 6 ans de travail. Même les DU ne confèrent plus la possibilité de prétendre à un salaire plus élevé que le minimum prévu par la grille. Alors, je trouve ça scandaleux ! Lorsque le titulaire part en congés ou est amené à s’absenter de l’officine, c’est nous les salariés qui faisons tourner l’officine avec toutes les responsabilités que cela implique en plus des responsabilités impliquées par notre rôle propre. Pour 2 000 euros par mois en débutant  je trouve cela un peu juste. Je cherche autour de moi d’autres professions ayant le même niveau de qualification et voués au même sort…j’ai du mal à trouver. Les autres professionnels de santé ayant un niveau d’études équivalent me paraissent bien mieux lotis. L’herbe est toujours plus verte ailleurs me direz-vous peut-être…

Autre point qui m’inquiète, davantage même, c’est le chômage parmi les pharmaciens ! Dans ma promotion il me reste encore d’anciens camarades qui n’ont pas trouvé d’emplois stables et doivent se contenter de CDD à temps partiels à répétition. D’autres encore ont du s’éloigner que ce soit en région parisienne ou à l’étranger pour trouver du travail. Depuis que je tiens ce blog de nombreux confrères et particulièrement consœurs m’ont fait part par mail de leur difficulté à trouver un emploi stable dans leur région. Ce n’est pas vraiment ce qu’on nous avait promis et vendu en premier année lorsque nous travaillions comme des dératés pour passer au travers d’un Numerus Clausus impitoyable. Numerus clausus censé, entre autres, nous garantir  l’accès au marché du travail. Ce n’est plus le cas.

Que dire de nos tâches quotidiennes ? Je pense que ça dépend beaucoup de l’officine dans laquelle on travaille. Mais pour ma part, je déplore le fait que l’adjoint n’ait pas plus son mot à dire dans la politique de soins menée par le titulaire ; qu’il ne puisse pas prendre plus d’initiatives et diversifier davantage son champ d’action. A mon sens, il y a même parfois une dérive car il faut parfois rappeler à son titulaire que l’exercice de la pharmacie est personnel et incessible mais à mon avis ça mérite un article à part entière.

Evidemment le salaire et le statut des préparateurs en pharmacie me révulse aussi ; peut-être même parfois plus encore, mais je là encore je crois que je pourrais écrire encore un article entier sur le sujet !

Merci encore à tous celles et ceux qui me liront et qui réagiront à cet article. N’hésitez pas à le faire en commentaire que votre opinion soit bonne ou mauvaise, je publie tout et je prends tout ce qui pourrait en plus m’aider à améliorer  mes contenus pour vous !

A très bientôt pour un article sur les réformes du statut de pharmacien.