Reconversion des pharmaciens-adjoints en officine : enseigner en C.F.A

Bonjour à toutes et tous !

Comme prévu dans mon dernier billet sur la reconversion des pharmaciens adjoints, je reviens vers vous pour un court billet sur la reconversion vers le métier de formateur en C.F.A Pharmacie (Centre de Formation et d’Apprentissage). Ce billet sera basé sur mon expérience personnelle pour la majeure partie car j’ai candidaté par le passé pour un poste de formatrice dans le C.F.A de ma ville.

Pour qui ?

Pour candidater il faut justifier d’une expérience de deux ans au cours des dix dernières années dans la matière que l’on souhaite enseigner. C’est à cette  condition que le recteur de l’académie pourra accorder une autorisation d’enseigner sur proposition de la direction du C.F.A. Une expérience significative en officine est donc nécessaire et appréciée. En général, en C.F.A les pharmaciens enseignent les disciplines scientifiques comme la pharmacologie et les préparateurs sont chargés des Travaux Pratiques mais aussi d’autres matières comme la pharmacie galénique ou la législation. Je pense qu’avoir été maître d’apprentissage est un atout considérable à faire valoir dans son expérience.

Comment déposer sa candidature ?

C’est le directeur de l’établissement qui procède au recrutement, il faut directement son C.V et sa lettre de motivation au directeur du C.F.A. de manière spontanée ou en réponse à une annonce. Dans mon cas il y avait même un dossier de candidature à télécharger sur le site web et à compléter pour postuler. De mémoire, ce dossier était très complet, il y avait des questions sur les motivations du candidat pour l’enseignement mais aussi et surtout il fallait donner un schéma de cours tel qu’on l’aurait dispensé une fois en poste. Le thème était libre mais il fallait expliquer en détail comment nous souhaiterions organiser le cours, les différents supports utilisés, etc,… J’ai donc joins ce dossier à mes C.V et lettre de motivation. C’était en fait une candidature spontanée, j’ignorais s’il y avait ou non des postes à pourvoir. Cependant, je pense qu’il ne faut pas hésiter à adresser ce type de candidature car le directeur m’a bien signifié qu’ils conservaient ces C.V afin d’y puiser en cas de départ ou d’absence d’un enseignant. Il ne faut pas hésiter non plus à visiter le site web du C.F.A que vous visez : il peut regorger d’informations très utiles pour candidater voire d’offres d’emploi. S’il n’y a pas de dossier à remplir disponible sur le site, je pense qu’il serait judicieux de fournir une lettre de motivation très complète et très précise sur ses motivations mais aussi la façon dont on envisage l’enseignement. Les dossiers de candidature lorsqu’ils sont présents donnent un exemple de ce qui est attendu par les directeurs de C.F.A. Il ne faut pas hésiter à valoriser sur son C.V des expériences ayant trait à l’enseignement notamment si l’on a été maître de stage ou d’apprentissage.

Les conditions de travail 

Il apparaît que les postes de formateur en C.F.A à temps plein sont peu nombreux. Il y a donc souvent des temps partiels et parfois les pharmaciens ont d’autres activités en parallèle de l’enseignement. Je ne trouve pas d’informations suffisamment fiables sur la rémunération pour vous donner des chiffres ici ; il y a bel et bien une convention collective mais je n’y vois que la rémunération pour la partie liée à l’ancienneté et non le traitement de base. Je pense donc que cela dépend aussi du C.F.A où l’on est employé mais n’hésitez pas à me corriger si je me trompe. J’ai pu lire ça et là des salaires à 2400 euros brut pour un poste de titulaire mais là encore je n’ai pas les données sur le temps de travail correspondant à cela et je ne suis pas allée assez loin dans ma démarche personnelle pour avoir ces informations. Si j’arrive à en savoir plus, j’éditerai ce billet avec des informations vérifiées.

Avantages et inconvénients

A mon avis, les points positifs et négatifs sont les même que ceux évoqués dans le billet sur l’enseignement ici. Cependant, personnellement, j’ajouterais un gros point positif pour l’enseignement en C.F.A. Pharmacie celui d’avoir un rôle direct dans la formation des futurs professionnels de notre branche d’activité, proches de notre coeur de métier. Les enseignants en C.F.A forment les futurs préparateurs et contribuent donc à mon sens à façonner l’officine de demain. Ils peuvent donc être pleinement impliqués dans le tournant que doit aborder l’officine et dans les défis qu’elle devra relever.

Voilà ce que je peux dire de cette piste de reconversion, j’attends d’autre informations que je vous communiquerai au plus vite. Ce n’est encore une fois qu’une vision personnelle mais j’espère qu’elle vous sera utile. Comme d’habitude, n’hésitez pas à réagir en commentaires pour venir infirmer ou préciser mes propos, toutes vos réactions sont les bienvenues.

A très vite pour un nouveau billet.

 

 

 

Sources et liens :

Interview Pharméchange d’un enseignant en C.F.A pharmacie
Convention Collective des Formateurs en C.F.A
Fiche « Devenir Formateur » sur www.contratdapprentissage.fr

 

 

Reconversion des pharmaciens-adjoints en officine : devenir enseignant

Bonjour à toutes et tous !

En lisant vos mails et commentaires sur la reconversion des pharmaciens-adjoints, j’ai noté que bon nombre d’entre nous, las de nos conditions d’exercice et du manque de reconnaissance de notre travail, ont pensé à se reconvertir vers les métiers de l’enseignement. J’ai relevé beaucoup d’interrogations par rapport à l’accès au métier de professeur des écoles ou celui d’enseignant dans le secondaire. J’ai, par le passé, aussi sérieusement considéré cette voie de reconversion. Malheureusement, je n’ai pas retenu cette option malgré le fait que l’enseignement me soit toujours apparu comme un métier enrichissant et très épanouissant avec des valeurs fortes comme l’ouverture et la transmission. Avec un diplôme de pharmacien en poche, j’avais tout naturellement pensé au domaine des Sciences de la Vie qui sont enseignées au collège comme au lycée.  Cependant, après de nombreuses recherches, j’ai finalement cessé d’envisager l’enseignement dans le primaire ou le secondaire comme étant une possible voie de reconversion. Je voulais donc partager avec vous les raisons ou les obstacles qui m’ont poussée à ce renoncement. Ce billet n’est qu’un avis personnel pas forcément pertinent pour chacun d’entre-nous. Je ne veux absolument pas décourager des vocations néanmoins j’ai pensé que cet article pourrait répondre à certaines interrogations qui ressortent très souvent dans les commentaires ou les mails que je reçois.

En premier lieu, nous allons passer en revue quelques métiers de l’enseignement ainsi que les conditions d’accès à la profession. Je ne traiterai pas de la reconversion vers le métier de professeur agrégé (qui permet aussi d’enseigner dans les classes préparatoires) car cela me semble trop complexe et peut-être difficilement réalisable dans le cadre d’une reconversion. L’enseignement dans les établissements privés ainsi que dans les C.F.A Pharmacie feront l’objet d’un autre billet distinct à paraître.

Devenir enseignant

De manière générale, pour enseigner du premier au second degré général ou technologique, il faut passer un concours très sélectif dans l’académie dans laquelle on souhaite travailler par la suite. Etre titulaire d’un master ou d’un diplôme de niveau équivalent est l’une des voies qui permet de se présenter aux concours. Une fois ce précieux sésame en poche le postulant devient professeur-stagiaire et intègre une Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education (ESPE) pendant un an. La formation au sein de l’ESPE se fait en alternance, elle est donc à ce titre rémunérée.
Le choix de l’académie dans laquelle on souhaite passer le concours est déterminante car le professeur-stagiaire est nommé et affecté dans un département de l’académie dans laquelle il a réussi ledit concours. Le choix du département dépend ensuite des voeux du candidat et donc de son classement à l’épreuve.

Le professeur des écoles : il enseigne à l’école maternelle et primaire uniquement.  Le concours est le CRPE (Concours de Recrutement de Professeur des Ecoles).

Le professeur certifié : les professeurs qui enseignent en collège et lycée général sont titulaires du CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Secondaire) ; ceux qui enseignent en lycée technologique sont titulaires du CAPET.
Pour le CAPES, celui qui semble le plus proche de notre formation de base est celui des Sciences de la Vie et de la Terre, quant au CAPET c’est celui en Biotechnologie option Biochimie-Génie biologique ou Santé-Environnement.

Enseigner dans les Etablissement Privés sous Contrat : les voies d’accès sont similaires au secteur public. Il faut passer les mêmes concours pour l’enseignement privé afin d’obtenir son agrément. Une différence notable est qu’il faut obtenir l’accord du chef d’établissement qui accueillera le professeur-stagiaire pendant un an avant de se présenter au concours.

Après cette très brève revue des voies d’accès à la profession, je vais donc lister les aspects de cette option de reconversion qui m’ont fait douter ou même abandonner cette piste.

Le salaire

Vous m’avez lue à de très nombreuses reprises me plaindre au sujet du salaire des adjoints dont le travail n’est à mon avis pas assez valorisé.  Eh bien, il faut savoir que les enseignants sont encore plus mal lotis et ce malgré leur niveau de qualification et le degré d’investissement que demande leur emploi. D’après les grilles de salaires visibles sur le site de l’Education Nationale, le salaire des enseignants est inférieur à celui des pharmaciens-adjoints. Une reconversion impliquerait donc une baisse de revenu qu’il faut avoir les moyens d’accuser. Cela dépend donc de la situation personnelle de chacun et ne découragera sûrement pas les plus motivés. Dans mon cas personnel,ce beau projet a donc heurté des considérations plus pragmatiques m’incitant à y renoncer.

Grille des salaires des professeurs certifiés
Grille des salaires des professeurs des écoles

Les concours :

L’accès à la profession se fait via des concours très sélectifs qui requièrent un niveau de master. Cela nécessite donc un important travail de remise à jour des connaissances acquises à l’université et sans doute un effort d’apprentissage conséquent. Même si nous sommes familiers avec les matières scientifiques comme la biologie et la chimie, il faudra « rafraîchir » l’ensemble de ces connaissances afin de rivaliser avec d’autres candidats titulaires de masters. Par ailleurs, un concours génère beaucoup de stress et d’incertitude mais encore une fois je pense que cela ne découragera pas les plus motivés car les exemples de reconversion réussies dans ce métier ne manquent pas.
Le CNED propose des préparations au CRPE ainsi qu’au CAPES de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT). En revanche, je n’ai pas vu de formation CNED pour le CAPET dans la section biotechnologie option Biochimie-Génie Biologique ou Santé-Environnement.

Pour revenir au CAPES SVT, il faut savoir que les épreuves du concours comptent bien- sûr des épreuves de géologie et autres Sciences de la Terre, or nous n’avons pas étudié ces matières dans notre cursus. Tout est donc à apprendre pour l’épreuve de géologie sans quasiment aucun pré-requis. Personnellement, c’est ce manque de connaissances en Sciences de la Terre qui m’a fait renoncer à cette voie ; pourtant c’est celle que je privilégiais parmi tous les métiers de l’enseignement.

Concernant le CAPET dans un domaine comme la biochimie par exemple, la théorie ne suffit pas. Il faut être très à l’aise avec les Travaux Pratiques qui tiennent une place très importante dans la formation des élèves en lycée technologique.  Cela peut constituer un frein pour l’accès à cette profession lorsque l’on est pas fraîchement émoulu de l’Université.

Trouver des financements :

Les formations dispensées par le CNED ont un coût non négligeable qu’il faut pouvoir financer. Dans un premier temps et afin de construire le projet il est opportun de recourir au conseil en évolution professionnelle (CEP) dispensé par les organismes agrées tels que l’APEC. Le CEP est un dispositif d’accompagnement gratuit et personnalisé proposé notamment aux salariés souhaitant engager un projet de reconversion. Les entretiens dans le cadre du CEP peuvent aider à organiser son projet et à connaître les divers interlocuteurs pouvant contribuer au financement (OPCA Actalians, Fongecif, etc …). La formation étant complexe et demandant un investissement important, il faut se renseigner sur ses possibilités de Congés Individuel de Formation (CIF) afin de pouvoir se consacrer à la préparation du concours. Dans tous les cas, les démarches auprès des différents organismes chargés de la formation sont à effectuer rapidement car elles peuvent être assez longues. En théorie, la reconversion pour un salarié doit être facilité par le biais de ces dispositifs mais en pratique ce n’est pas toujours le cas, les démarches sont chronophages et les projets pas toujours soutenus. Cependant, il faut noter que cela est valable pour tous les projets de reconversion pas seulement ceux dirigés vers les carrières de l’enseignement.

L’affectation géographique

Le département d’affectation des professeurs-stagiaires dépend directement de leur classement au concours. Il faut donc être mobile et éventuellement envisager un déménagement dans un autre département.  Malheureusement, en fonction de la situation personnelle de chacun cela n’est pas toujours possible et cela comporte son lot d’incertitudes. Mais une fois encore, cela pourra sembler un obstacle tout à fait mineur à d’autres.

Donc vous l’aurez compris cet article est vraiment une vision personnelle de cette voie de reconversion et j’attends bien-sûr vos avis ou retour d’expériences sur le sujet. Je n’ai pas parlé des points positifs ou des aspects qui m’ont fait envisagé ce beau métier car cela aurait été beaucoup trop long et sans doute inintéressant ! Je vous retrouve très vite pour un nouvel article dédié aux formations en Education Thérapeutique destinées aux pharmaciens d’Officine et vous remercie infiniment de m’avoir lue.

A bientôt pour un nouveau billet !

 

Sources et liens à consulter :
Devenir enseignant après une reconversion professionnelle
CAPES externe SVT
CAPET externe Biotechnologie
Enseigner dans une école privée sous contrat

Conseil en Evolution Professionnelle, page Actalians
Devenir enseignant, portail de l’Education Nationale
Enseigner en collège ou en lycée Général
Enseigner de la maternelle à la primaire : le CRPE
Enseigner en lycée Technologique : le CAPET

Cancer du Sein : recommandations générales et règles de bon usage des chimiothérapies orales à l’officine

Dans ce nouveau billet de la catégorie « Cancer du Sein » nous allons rappeler quelques règles de bon usage et recommandations générales communes à tous les médicaments de chimiothérapie orale délivrés à l’officine dans cette indication. Plus tard chaque molécule utilisée dans le cadre d’un traitement du cancer du sein fera l’objet d’un article détaillé sur les conseils associés qui lui sont propres (effets secondaires, recommandations particulières, etc…).
La plupart de ces règles sont bien connues des équipes officinales et ce billet peut sembler dépourvu d’utilité mais rappeler les principes de base est toujours bénéfique. De plus c’est un pré-requis essentiel à l’étude de chaque molécule séparément. Ce billet ne traitera pas de tout l’acte de dispensation officinal, comprenant notamment les vérifications réglementaires, mais uniquement des règles de bon usage et des recommandations générales communes à ces chimiothérapies orales.  Sur le même modèle, un prochain billet distinct traitera de l’hormonothérapie. Comme d’habitude, j’attends avec impatience vos ajouts, modifications et expériences car ce billet n’a bien sûr par la prétention d’être exhaustif et je serais ravie de l’enrichir grâce à vous afin qu’il soit le plus complet et le plus utile possible.

En guise de préambule je souhaitais dire un mot sur l’accueil de la patiente au sein de l’officine. L’espace de confidentialité tel que mentionné dans le Code de la Santé Publique et tel que recommandé par le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens paraît le plus approprié pour accueillir les patientes lorsque l’officine en est dotée. En l’absence de celui-ci, le maintien d’un échange le plus confidentiel possible doit être une préoccupation permanente du pharmacien afin que la patiente puisse exprimer ses interrogations sereinement.

Passons maintenant aux conseils généraux devant toute délivrance d’anticancéreux cytotoxiques :

  • Respecter la température de conservation du médicament, toujours indiquée sur l’emballage ou dans la notice. Le plus souvent ils doivent se conserver à une température inférieure à 30°C et toujours à l’abri de la chaleur et de l’humidité.
  • Se laver les mains avant et après avoir manipulé les comprimés, porter des gants dans la mesure du possible.
  • Ne jamais broyer les comprimés ou capsules ni ouvrir les gélules du fait notamment du risque de dispersion dans l’atmosphère.
  • Manipuler les vomissures et excrétas avec des gants.
  • Ne pas laisser à la portée des enfants ou de l’entourage.
  • Ne pas jeter les traitements ou leurs emballages à la poubelle : les rapporter à la pharmacie.
  • Proscrire l’automédication et ne pas prendre de compléments alimentaires sans l’avis de son médecin ou de son pharmacien.
  • En cas d’oubli de prise ou de vomissements ne pas prendre de dose supplémentaire ni doubler la prise suivante. Poursuivre le traitement normalement dès la prise suivante et informer son médecin des vomissements.
  • Contacter immédiatement son médecin si par erreur une dose trop grande de médicament a été avalée.
  • Prendre les comprimés sans les croquer avec de l’eau et éviter le jus de pamplemousse qui pourrait interférer avec l’efficacité du traitement (inducteur du CYP3A4).
  • En cas de contact de la peau, des muqueuses ou des yeux avec le contenu des capsules molles pratiquer un rinçage abondant à l’eau claire ou mieux au sérum physiologique et contacter son médecin.
  • Ne pas prendre le médicament si la capsule a été écrasée ou si du liquide s’en échappe : les capsules endommagées ne doivent pas être avalées.
  • Rester très vigilant quant à la conduite de machines et véhicules si des vertiges ou des étourdissements se produisent suite à la prise du médicament.
  • Eviter la consommation d’alcool et de tabac (inhibiteurs enzymatiques CYP3A4).

Plan de prise :

Il est recommandé d’effectuer avec la patiente un plan de prise écrit incluant tous les autres médicaments prescrits par le médecin par souci de clarté. Ce document précisera toutes les modalités de prise du médicament : pendant ou hors des repas, heure fixe le cas échéant etc,…

Recommandations :

De manière générale on indiquera à la patiente certains symptômes auxquels elle devra être attentive et qui devront l’amener à consulter immédiatement un médecin et ce quelque soit la molécule administrée :

  • Devant toute fièvre supérieure à 38°C ou de frissons. Il pourrait s’agir d’une infection potentiellement dangereuse en raison de la leucopénie induite par les traitements.
  • Une toux peut également être le signe d’une infection ou d’une réaction pulmonaire au traitement. Dans les deux cas, une consultation rapide s’impose.

De manière générale, tout signe d’infection doit amener la patiente à consulter.

De l’étude des différentes chimiothérapies orales délivrées à l’officine dans le cancer du sein, on peut dégager d’autres potentiels effets secondaires devant lesquels la patiente doit être très vigilante et qui doivent l’amener à consulter son médecin le plus rapidement possible :

  • Devant tout signe d’atteinte hépatique : ictère, douleur abdominale, prurit, urines foncées ;
  • Devant tout signe neurologique comme des paresthésies ;
  • Devant une dyspnée ou un essoufflement ;
  • Devant des signes hémorragiques : saignements de nez, selles noires, crachats sanglants,…
  • Devant des signes urinaires : anurie, hématurie, douleur vésicale,…
  • Devant tout signe cardiaque : palpitations, douleur thoraciques évidemment, tachycardies,etc…

En fonction de la molécule, de sa toxicité et de ses potentiels effets indésirables certaines de ces recommandations générales peuvent être renforcées et d’autres recommandations particulières à chaque molécule viendront s’ajouter. Il est très important d’expliquer à la patiente comment ces effets se manifestent avec des mots simples afin qu’elle puisse s’orienter vers un médecin rapidement et avoir la meilleure prise en charge possible.

De manière générale, on rappellera à la patiente l’absolue nécessité d’avoir une contraception efficace de toute évidence non hormonale. Il peut s’agir d’une contraception mécanique (préservatif) ou encore d’un stérilet au cuivre. Pour les femmes ne souhaitant plus avoir d’enfants la stérilisation tubaire sous hystéroscopie peut être envisagée par la patiente de manière concertée avec son médecin.

Clôture de l’entretien et remise de documents :

La dispensation des anticancéreux cytotoxiques doit se terminer par la remise en mains propres à la patiente ou à son aidant d’un carnet de liaison rendu obligatoire par l’ANSM. Cet outil permet de faire le lien avec l’ensemble du personnel soignant et de rappeler aux patientes comment prendre le traitement et surveiller les effets indésirables. Il permet de consigner par écrit la présence ou l’absence d’effets secondaires et de noter quotidiennement la prise du traitement ou les oublis. Ce carnet permet donc d’une part de sensibiliser les patientes sur l’observance de leur traitement et d’autre part de mesurer cette observance pour les professionnels de santé. De manière plus pragmatique, ces carnets sont remis au pharmacien par leur grossiste-répartiteur. Il peut également remettre à la patiente une fiche d’information sur le médicament. Nous verrons au cas par cas des exemples de fiches d’information patient au décours de l’étude de chaque molécule.

Lors des renouvellements d’ordonnance :

C’est l’occasion de faire le point sur l’observance du traitement avec la patiente et ce quelque soit la molécule utilisée. Le sujet étant très vaste et particulièrement important avec ce type de traitement, d’autres billets viendront viendront compléter celui-ci sur ce sujet. C’est aussi le moment d’évoquer la survenue d’éventuels effets indésirables et de rappeler la conduite à tenir. En cas de nécessité, le pharmacien pourra effectuer une déclaration au centre régional de pharmacovigilance. Par ailleurs, il faut s’assurer de l’absence de toute automédication pouvant interférer avec le traitement et veiller au mieux à ce que la patiente s’astreigne aux examens de suivi biologique prescrits par le médecin. Au gré de ces renouvellements, qui sont tous autant d’entretiens pharmaceutiques informels, il pourra être envisagé de rédiger une opinion pharmaceutique à l’attention du médecin si des difficultés majeures pouvant expliquer ou contribuer à l’échec du traitement sont constatées.

C’est ainsi que se termine ce premier billet d’une longue série consacrée aux anticancéreux oraux à l’officine. J’attends vos retours avec impatience en commentaire ou via le formulaire de contact. N’hésitez surtout pas à me signaler s’il manque des éléments ou s’ils vous semblent imprécis, erronés, etc, …vos expériences et ajouts seront toujours les bienvenus.

A très bientôt pour un nouveau billet et merci d’être passé(e) par là !

 

 

Bibliographie :
OMéDIT Centre « Aide au bon usage des anticancéreux oraux »
Onco Paca-Corse « Contraception et cancer »
« Implication du pharmacien d’officine dans la prise en charge du patient bénéficiant d’une chimiothérapie anticancéreuse orale «  E. Mantel, R. Coanon, Th D Pharm, Lille-2, 2011 consultable ici.

Conseils à l’officine soins de support en oncologie : où se former ?

Bonjour à tous,

Je reviens vers vous pour une nouvelle série d’articles concernant les lieux où les pharmaciens d’officine peuvent aller se former s’ils sont intéressés par les soins de support en oncologie. Aujourd’hui, je vais vous parler de l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille car j’ai déjà assisté à plusieurs de ces formations, étant proche de la région PACA. Néanmoins, la totalité des centres régionaux de lutte contre le cancer proposent des formations car cela fait partie de leurs missions centrales. Il suffit donc de se rapprocher du centre le plus proche de son lieu d’exercice.

Les Centres Régionaux de Lutte contre le Cancer :

L’Institut Paoli-Calmettes à Marseille :

J’ai assisté à de multiples reprises aux soirées de formation organisées par l’Institut dans le cadre de leur programme « Echanges Pharmaciens hospitaliers – Pharmaciens d’officine « . Ces soirées sont spécialement dédiées aux pharmaciens d’officine et portent sur des thèmes variés autour de la pathologie cancéreuse. Elles se tiennent en général le jeudi, et sont toujours animées par la pharmacienne praticien-hospitalier de l’Institut ainsi que par un autre intervenant lui aussi praticien-hospitalier spécialisé en oncologie.

La formation est d’excellente qualité bien sûr. Les intervenants sont très pédagogues et investis ; ils utilisent des supports variés (diapositives, QCM, …) ce qui  rend la formation interactive et vivante. On aimerait même que l’intervention dure plus longtemps tant on est « pris » dans le discours de l’oncologue toujours impeccable dans ses explications. La pharmacienne responsable de l’IPC vient toujours conclure l’intervention du médecin, elle apporte son regard et son point de vue pharmaceutique, ce qui est pour nous extrêmement enrichissant.
Ce que j’apprécie vraiment dans ces formations en fait, c’est qu’elles sont dispensées par des professionnels mais aussi qu’elles s’adressent à des pharmaciens réellement considérés comme des professionnels de santé. A l’IPC, on comprend que de leur point de vue, l’officinal a un rôle à jouer dans la prise en charge globale du patient et il est donc considéré comme un maillon de la chaîne. De ce fait, les formations sont pointues sur le plan technique et cela fait du bien de voir des formations adaptées à notre niveau et à nos compétences car oui on est en capacité de comprendre les mécanismes complexes impliqués dans la maladie et donc les cibles des traitements proposés.
De ce point de vue, l’IPC propose une des formations les plus qualitatives auxquelles j’ai pu assister. Je regrette, qu’il n’y ait pas plus de pharmaciens présents mais c’est à mon avis par méconnaissance du dispositif de formation proposé.

Côté pratique, en général, la formation commence vers 20h30 et s’achève vers 22h00 ou 22H30. Il y a toujours un temps prévu pour toutes les questions des participants et les intervenants se font un plaisir d’y répondre. On est toujours très bien accueilli par le personnel sur place mais aussi par les personnes responsables de l’organisation des formations en amont.

En plus du catalogue de formation assez conséquent proposé par l’Institut, il y a aussi les soirées Ville-Hôpital, les soirées HAD, …l’ensemble de l’offre est visible sur leur site en cliquant ici.

Vous l’aurez compris, assister à ses soirées est un réel plaisir  conjugué à un enrichissement important sur le plan des connaissances en matière d’oncologie. Cela ne peut qu’être bénéfique en pratique quotidienne au comptoir. Je vous les recommande vivement si le sujet vous intéresse.

A très bientôt sur le blog pour de nouveaux articles.

Les 10 propositions pour la pharmacie d’officine

Je reviens vers vous pour un nouvel article pas si éloigné que cela du thème de la reconversion des pharmaciens d’officine. En effet, si nous sommes si nombreux à vouloir changer de carrière et nous reconvertir c’est que la pharmacie d’officine telle qu’elle est actuellement nous a déçu. Nous ne retrouvons plus notre coeur de métier, notre rôle est trop souvent dévalorisé et nos compétences largement sous-exploitées. De ce fait, nombre d’entre nous ont tenté ou tentent de quitter l’officine.
Un collectif composé de pharmaciens d’officine se bat pour que le pharmacien soit reconnu comme un acteur indispensable de la chaîne de soins et pour qu’au quotidien notre exercice soit respecté et valorisé. Il oeuvre pour redonner la priorité à ce que nous savons faire de mieux : délivrer les médicaments en toute sécurité. Je pense que la pharmacie d’officine a besoin de mesures concrètes appliquées sur tout le territoire pour que notamment l’exercice des adjoints ne dépende plus uniquement de la politique du titulaire. Il faut en finir avec ces pharmacies où la démarche de santé disparaît complètement au profil d’intérêts purement mercantiles. Vendre des chaussures, des limes à ongles,…pour un pharmacien est-ce bien sérieux ? Il est temps de redonner à notre profession ses lettres de noblesse. Pour toutes ces raisons j’ai signé la pétition concernant les 10 propositions pour la pharmacie d’officine émises par le Collectif des Pharmaciens. Pour ceux d’entre vous qui n’en ont pas entendu parler je vous fait un bref résumé des dix propositions que vous pouvez consulter dans leur intégralité ici.

Proposition n°1 : Inciter l’opinion pharmaceutique, l’intervention et le refus

Sur cette proposition aujourd’hui c’est bien simple : toutes ces actions prennent beaucoup de temps et aucune n’est rémunérée. C’est même tout le contraire, aujourd’hui une pharmacie « perd de l’argent » en refusant de délivrer un médicament par exemple. Parfois même on se heurte à l’incompréhension et la colère des patients qui ne comprennent pas qu’un pharmacien n’exécute pas toute l’ordonnance et rétorquent « qu’ils iront voir dans une autre pharmacie » où on leur donnera leur médicament. Avec une telle mesure, l’opinion pharmaceutique et le refus seront généralisés et la population sera plus familiarisée avec cette action. Cela réduira notamment les disparités entre pharmacies. Par ailleurs, en terme de santé publique, les bénéfices de cette mesure sont évidents.

Proposition n°2 : substituer les « me-too », les biosimilaires et les médicaments en rupture

Lequel d’entre nous n’a jamais passé des heures à tenter de joindre un prescripteur en cas de rupture d’approvisionnement d’un médicament alors que nous savions exactement quelle allait être l’alternative choisie ? C’est une pure perte de temps et souvent c’est uniquement pour être en conformité vis à vis de la loi car nous avons les compétences nécessaires pour évaluer un traitement et trouver des alternatives pertinentes en cas de rupture.

Pour les biosimilaires et les « me-too », là encore, je pense que l’on ne s’appuie pas assez sur les compétences du pharmacien. Nous avons largement les compétences pour interchanger un médicament au sein d’une même classe. Je pense que nous devons bien sûr toujours informer le prescripteur du switch mais l’acte ne doit pas être subordonné à son accord. Parfois des molécules coûteuses sont prescrites alors qu’elle n’ont démontré aucun bénéfice vis à vis de celle déjà présentes sur le marché. Cette mesure permettrait donc en plus de générer des économies pour l’Assurance Maladie.

Proposition 3 : dérembourser l’homéopathie

Le sujet est sans doute très clivant au sein même de la profession. En tant que pharmacien ayant eu une formation scientifique solide il est très difficile de délivrer de l’homéopathie : nous n’avons aucune preuve scientifique de son efficacité et aucune réponse à fournir aux patients quant à son mode d’action. Je pense que la vente d’homéopathie dans les officines contribue à ternir l’image de la profession et cela nous est souvent reproché, je pense par exemple aux médecins sur Twitter qui « attaquent » souvent les pharmaciens avec l’homéopathie (même si tout de même majoritairement prescrite par les médecins). Sur cette proposition, j’aurais même aimé aller plus loin et sortir complètement l’homéopathie du monopôle pharmaceutique dans lequel elle n’a pour moi pas du tout sa place. Je rêve d’une officine complètement recentrée sur le médicament où l’on ne vend pas non plus de limes à ongles ou de brosses à cheveux.

Proposition 4 : Rendre certains médicaments dont la pilule progestative disponibles sans ordonnance

Dernièrement on a beaucoup parlé dans la presse et sur les réseaux sociaux de la délivrance de la pilule progestative sans ordonnance. Néanmoins il y aussi dans cette mesure la possibilité de délivrer des médicaments aux voyageurs dont les anti-paludéens. On pourrait ainsi leur préparer une « trousse du voyageur » avant leur départ en fonction de leur destination.

Il y aussi le fameux sachet de Monuril pour la cystite simple non compliquée de la femme. On a tous dépanné une fois, notamment les samedis soirs ou les veilles de jours fériés, ne serait-il pas temps de poser un cadre légal à cette pratique ? On est, dans notre métier, à mon avis trop souvent partagé entre le respect du cadre légal strict très restrictif et l’usage, le réel tous les jours au comptoir. Cela ajoute du stress pour nous donc j’approuve les mesures qui vont dans ce sens : poser un cadre légal qui protégerait patients et pharmaciens pour des pratiques du quotidien.

Proposition n°5 : Ajuster une ordonnance

Il s’agit d’adapter ou de modifier si besoin la forme galénique du médicament, la fréquence ou le moment de prise par exemple mais aussi la dose ou la quantité pour coller aux recommandations notamment dans le cas des antibiotiques. C’est dans ce dernier cas précisément que je trouve que nous n’avons pas assez de poids et pas suffisamment de leviers d’action alors que notre formation nous permet de juger de la bonne conduite d’un traitement antibiotique. Toutes ces modifications seraient bien sûr réalisées en accord avec le médecin traitant et seulement après l’en avoir informé. Bien sûr, ces actions doivent être valorisées c’est à dire rémunérées ce qui n’est absolument pas le cas actuellement.

Proposition n°6 : Renouveler/Prolonger les ordonnances

Rien de plus à ajouter si ce n’est que la possibilité actuelle de renouveler un traitement chronique pour une boite seulement est insuffisante et ne couvre pas réellement les besoins actuels des patients et la pénurie de médecins dans certains secteurs.

Proposition n°7 : Demander et interpréter des tests de laboratoires

Aujourd’hui il est tout simplement illégal d’interpréter un test de laboratoire à la demande d’un patient. Pourtant il est très fréquent que des patients anxieux poussent la porte de l’officine pour nous demander notre avis avant de pouvoir consulter leur médecin. Combien de fois le donnons-nous en dépit des lois et réglementations existantes ? Il est temps de légaliser une pratique qui a régulièrement cours sans dommage pour les patients dans les officines françaises.
Quant à la demande de tests de laboratoires : sur combien d’ordonnances de médicaments « sensibles » le médecin a-t-il pensé à porter la créatininémie ou le DFG du patient à l’intention du pharmacien ? Comment pouvons-nous dans ces conditions délivrer le médicament en toute sécurité ? Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Proposition n°8 : autoriser la vaccination par le pharmacien et l’enseignement de l’administration des médicaments

Sur la vaccination, je n’ai toujours pas d’opinion tranchée, je n’en parlerai donc pas. En revanche, sur l’éducation thérapeutique, je suis complètement pour. Je trouve que la compétence des pharmaciens en ce domaine est largement sous-exploitée ! Nous pouvons tellement apporter dans ce domaine et nous le faisons déjà au quotidien sauf que ce n’est ni reconnu, ni valorisé. Tous les jours nous apprenons aux patients à gérer leur asthme ou leur diabète. Nous leur apprenons les bons gestes et les bons réflexes au quotidien.

Proposition n°9 : Réformer les études : moins de chimie et plus de soins pharmaceutiques

Sur ce point, j’avoue ne pas être totalement d’accord : je suis pour une réforme des études qui va vers notamment plus de pratique et plus de pharmacie clinique mais je suis contre la diminution du nombre d’heures d’apprentissage de la chimie fondamentale. Je pense que même si l’on ne s’en aperçoit pas tous les jours, ces heures d’enseignements nous ont beaucoup apporté et pas seulement d’un point de vue technique mais aussi dans la construction de certains schémas de réflexion. De plus, la conservation de tant d’heures de chimie au programme permet de garantir l’unicité du diplôme de pharmacien : ainsi la formation de base entre un officinal et un pharmacien « chimiste » de l’industrie est la même.

Proposition n°10 : Validation pharmaceutique obligatoire et signée par CPS sans délégation

Rien à ajouter, je suis complètement pour cette mesure qui viserait à garantir le contrôle et la validation effective par un pharmacien.

 

Voilà ce que je pense des 10 Propositions pour la Pharmacie d’Officine proposées par le Collectif des Pharmaciens. Vous l’aurez compris, je salue une telle initiative et j’ai signé le texte. J’espère que ce n’est que le début de l’action des pharmaciens pour sauver notre profession à bout de souffle. J’attends bien sûr vos avis et votre opinion sur ces propositions que vous soyez pour ou contre. On peut bien-sûr ne pas être d’accord avec tous les détails de leur mise en oeuvre mais si vous êtes comme moi d’accord avec l’immense majorité du discours  je vous invite à signer le texte. Pour ce faire, rapprochez-vous du Collectif des Pharmaciens sur Twitter (@collectif_pharm) ou par mail (collectifpharma@gmail.com). Car oui on peut toujours signer et porter le texte afin que, pourquoi pas, il trouve écho dans les plus hautes sphères décisionnelles.

Pour en savoir plus je vous conseille également la lecture d’un article du Plus de l’OBS en cliquant ici  : « Nous n’avons pas fait pharmacie pour être le meilleur vendeur du mois » par le Collectif des Pharmaciens.

A très bientôt pour un nouvel article et merci de votre passage ici !

 

 

 

 

Un petit lien pour les adjoints en recherche d’emploi

Bonjour à tous !

Je reviens pour un court billet afin de vous donner le lien un article de blog que j’ai trouvé assez intéressant. Il s’agit du blog d’@Ami89 ( que vous pouvez aussi retrouver sur Twitter) qui a posté un billet qui récapitule les sites vers lesquels on peut se tourner quand nous, adjoints, recherchons un emploi. Je trouve que cela peut être très pratique et on découvre même des sites auxquels on n’avait pas pensé.

Si cela vous intéresse vous trouverez l’article ici.

Très bonne recherche à tous les concernés et à très bientôt sur le blog.

Création de la page facebook

Bonjour à tous !

Un petit billet pour vous informer que j’ai crée une page facebook associée au blog pour les adeptes de ce réseau social (cliquez ici pour y accéder) !

Donc n’hésitez pas à poster aussi là-bas si cela est plus simple ou plus pratique pour vous, je relaierai les questions ici pour que le maximum de monde puisse les voir et potentiellement apporter des réponses !

Hier j’ai fais le tour des mails et répondu à tout le monde, j’espère ne pas avoir été trop longue (si c’est le cas je m’en excuse) et que mes réponses vous sont bien parvenues.

A très bientôt !