La reconversion professionnelle des pharmaciens d’officine (1), vous y avez déjà pensé ?

Avez-vous déjà pensé à la reconversion professionnelle ? Parce que moi personnellement, oui, parfois j’y pense. Le contexte étant de plus en plus difficile pour les pharmaciens d’officine,…sans compter que les postes durables en CDI se font de plus en plus rares et les rémunérations des adjoints tirées vers le bas. Tout du moins dans les villes universitaires…mais je vous ferai un article complet consacré à tout cela. Pour en revenir à nos moutons, j’ai fait des recherches sur les possibilités qui s’offrent aux pharmaciens d’officine et je n’ai pas trouvé grand-chose. Je trouve que les possibilités sont assez limitées ! J’ai également fait le tour des forums comme supergélule, pharm-emploi, eugénol, pharmechange, etc…Honnêtement, je n’ai pas trouvé de réponse satisfaisante mais je voulais quand même vous lister mes trouvailles et mon opinion sur chacune d’elle :

 

  • La répartition: oui mais les postes sont rares ou trop rares pour miser un changement de carrière dessus. De plus, pour certains postes une formation complémentaire en commerce (que je n’ai pas) est demandée.

 

  • L’industrie: là aussi presque toujours une formation complémentaire est demandée (master qualité, affaires réglementaires,…).

 

  • Cliniques, EHPAD,…: c’est ce qui me plairait le plus mais la plupart des offres d’emploi sont pour des postes en remplacement d’un congés maternité, maladie,…

 

  • Journalisme et communication scientifique: ces métiers paraissent très enrichissants mais là encore les postes sont rares. Certaines écoles de journalisme comme celle de Marseille proposent des formations destinées aux professionnels de santé pour accéder à ces diplômes.

 

  • Enseignement : il faut travailler dur, passer des concours et être prêt à être affecté à un poste dans une région où l’on a pas forcément envie d’aller,…Reste les établissements privés qui recrutent parfois des enseignants sans le CAPES et autres diplômes de l’enseignement. Je trouve que ce sont des métiers passionnants à condition d’avoir une réelle motivation.

 

Voilà pour ce que l’on retrouve le plus souvent sur internet lorsque l’on cherche des infos sur le sujet. Pour être honnête, rien de tout cela ne me tente vraiment excepté l’enseignement !  Autour de moi j’ai vu des pharmaciens devenus enseignants, agents immobiliers, etc … Donc je pense qu’il faut trouver sa voie et ne pas forcément vouloir à tout prix faire un métier où l’on engage son diplôme. En fait, il faut penser aux compétences et aux connaissances que l’expérience et la formation nous ont apportés de manière plus générale !  Je pense qu’un bilan de compétence aide à y voir plus clair et à affiner son projet mais il n’est pas toujours possible de le réaliser. Pour ma part, je continue à réfléchir sans que ce soit une priorité, je me laisse le temps. Je souhaiterais continuer à travailler dans le milieu de la santé, c’est très important, capital même pour moi. Et vous ? Peu importe votre profession, pharmacien ou non, avez-vous déjà pensé à une reconversion ? Laquelle ? Pour les reconvertis n’hésitez pas à partager votre expérience. Dites-moi tout ça en commentaire !
Bien à vous, à très vite pour un prochain article.

PS : la suite de cet article est ici.

102 réflexions sur “La reconversion professionnelle des pharmaciens d’officine (1), vous y avez déjà pensé ?

  1. Bonjour,
    Je suis actuellement en pleine démarche de reconversion. Je commence le bilan de compétences jeudi… Après dix ans de carrière et 2 enfants, un changement de vie s’impose.
    En fouillant sur le net, je suis étonnée de voir que je ne suis pas la seule à chercher une sortie à ce métier…
    La profession est en pleine mutation… Et c’est difficile à vivre.
    Je ne sais pas où va me mener le bilan… Peut être un retour à l’officine? En attendant, c’est épidermique, je ne peux plus retourner en pharmacie pour expliquer le fonctionnement de la sécurité sociale aux patients à longueur de journée.

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    • bonjour,
      je suis exactement dans le même cas que toi, plus de 10 ans en officine, 2 enfants et je tourne en rond comme un poisson rouge dans son bocal. le diplôme n’est pas valorisé et la rémunération médiocre….. je pense sans cesse à un changement de carrière, j’aimerai si possible me servi de mon diplôme mais pas facile quand on a choisi officine. j’aimerai savoir si ton bilan de compétences à été utile et ce que tu fais aujourd’hui….

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      • Coucou Camille ! Merci de ta lecture et de ta commande. Je comprends complètement ta situation et ce que tu exprimes. Heureusement que je peux en parler ici avec vous tous. Ca fait énormément de bien de lire tous vos commentaires : on est pas seules ! Sache que je n’ai pas encore fait de bilan de compétences mais on attend tous ici avec impatience un collègue qui l’aurait fait ! Notamment sur Twitter on en parle beaucoup n’hésite pas à nous rejoindre (@LPharmacienne). Pour le moment je cherche plus au niveau des masters donc je vais un article d’ici très peu de temps avec toutes les infos et je ferais pareil avec toutes les autres pistes qu’elles viennent de moi ou de vous ! Merci encore et à très bientôt.

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  2. Coucou et merci beaucoup pour ton commentaire ! Non nous sommes loin d’être les seules à penser à la reconversion et c’est bien triste pour notre profession mais comme tu le dis si bien tout a tellement changé ! Désolé pour ma réponse tardive mais je suis maintenant de retour sur mon blog. Ton bilan de compétence ça a donné quoi ? J’espère en tout cas que tu vas réellement pouvoir commencer une nouvelle carrière dans un domaine épanouissant pour toi. Moi je reste persuadée que notre diplôme mais surtout les compétences que nous avons développées au comptoir peuvent être valorisés et utilisés pour exercer d’autres métiers auxquels nous n’avions même pas pensé. Bon courage à toi et merci encore à ton passage ici § Si tu as du temps je serais ravie d’avoir des nouvelles de tes recherches. A très bientôt.

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  3. Bonjour,
    Actuellment pharmacienne en industrie, je cherche moi aussi à me reconvertir sans trouver de réelle solution. Passionnée par la santé, tout comme toi, je cherche à rester dans ce domaine et je me lasse de lire qu’il faut soit repartir en fac de médecine (trop long à mon gout) ou alors partir en école d’infirmière…
    J’ai hâte de lire ce que le bilan de compétence de Bede115 a donné et espère qu’elle nous répondra. J’émets quand même quelques doutes sur la capacité d’un non pharmacien à établir le bilan de compétence d’un profil si spécifique…
    Bonne continuation, Mathilde

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  4. Egalement contente de lire ton témoignage, après des mois à traquer un emploi ou à faire quelques heures mal rémunérées de ci de là. Je n’ai que 27 ans et ai vécu des stages tellement enrichissants que je n’arrive parfois plus à croire en la sauvage réalité du monde du travail. Qu’en est il de ton bilan de compétences lapharmacienne ? Où l’as tu fait ?

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    • Coucou pist. en fait je n’ai pas fait de bilan de compétences je travaille dans une petite officine de quartier mais je pense à la reconversion comme certains d’entre nous. Pour le moment je n’ai fait que des recherches et pas de démarches concrètes mais promis je mettrai tout sur le blog. Plein de courage à vous et à très bientôt par ici.

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  5. Merci pour ce super blog lapharmacienne!
    Enfin quelqu’un qui pose les bonnes questions et qui partage son quotidien sans être aigri comme j’ai pu le voir dans d’autres forums….et qui essaye d’apporter des vraies solutions!!
    Moi aussi je me suis déjà posé la question d’une reconversion professionnelle suite à plus d’un an au chômage suite à un licenciement économique. Je n’aurai jamais cru vivre ça avec ce qu’on nous avait promis à la fac (tjs du boulot grâce au numerus clausus etc..)
    J’en ai profité pour faire des DU pour étoffer mon Cv et pouvoir trouver un emploi plus facilement car habitant dans une grande ville universitaire les postes sont rares mais les demandes nombreuses!
    J’ai finalement réussi à trouver un CDI en tant qu’adjoint, mais mon conjoint va bientôt etre muté potentiellement dans une autre région et là se re pointe l’inquiétude de retrouver un emploi!

    Ce serait interessant de connaitre le parcours de ceux qui se sont réorientés ,vers quel organismes se tourner ?
    Un bilan de compétence peut il se faire grâce au dif?
    Bonne journée à tous 🙂

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    • Merci beaucoup Amelie pour tous ces compliments ça fait vraiment plaisir ! Ca va faire ma journée ! Et merci pour ton passage ici. Moi aussi j’attends un retour d’expérience de bilan de compétence. Peut-être devrais-je poster un autre article plus axé sur le sujet ? Courage en tout cas car je reste persuadée que l’on peut utiliser notre expérience, notre diplôme et les compétences quecl’ona acquises ailleurs que dans une officine ! A très bientôt.

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  6. Super blog la pharmacienne!
    Je suis pharmacienne comme toi. J’ai fait des remplacements en officine pendant2ans dès l obtention de mon diplôme.
    . J’ai trouvé un poste de pharmacien en cdi dans un établissement à la fois ssr (soins de suite et réadaptation) et ehpad Par hasard où je travaille depuis un peu plus de trois ans. C’est très différent de l officine mais on s’adapte très facilement.
    Aujourd’hui, suite à la mutation de mon compagnon je vais devoir quitter mon poste. Une reconversion s’impose car même dans les ehpad pas de poste.

    Bonne journée

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    • Merci Sandrine ! Ca devait super le poste ehpad ca peut être une idée pour tous les officinaux qui veulent travailler dans d’autres structures. Pourquoi pas postuler, c’est une bonne idée que tu nous propose mais c’est vrai que comme tu le sous-entend à mon avis les postes sont peu nombreux. Néanmoins, je pense que ton CV est riche de ces 2 expériences ehpad et officine, c’est un plus pour la reconversion ! Tu es une pharmacienne tout terrain ;). Viens nous dire comment ça se passe et ce que tu as pu trouver ou expérimenté. En tout cas je te souhaite la meilleure suite professionnelle possible et pourquoi pas retrouver un poste en ehpad même après la mutution, on peut toujours y croire 😉

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  7. @ lapharmacienne: non pas besoin selon moi de refaire un article sur le bilan de compétence, ton post est très bien centré sur le sujet à mon avis 😉
    @ Sandrine: Quelles étaient tes tâches quotidiennes dans ton boulot? On peut y avoir accès avec un diplôme de pharmacien d’officine?
    Merci pour ton retour d’expérience en tout cas, ça peut donner des idées ! (bon même si c’est galère au niveau du nombre de postes apparemment…)

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    • bonjour Amélie,

      le principal boulot du pharmacien en PUI est de délivrer les médicaments et DMS dans les services de soins (du moins là où je travaillais). On re trouve certaines taches communes avec l’officine comme toute la partie gestion des commandes et validation des prescriptions. Concernant la dispensation, on travaille en dispensation globale et en dispensation jounalière individuelle et nominative (pilulier). l’avantage en milieu hospitalier, c’est que beaucoup de comprimés on un conditionnement unitaire contrairement au conditionnement ville. un peu ce que fait le pharmacien d’officine quand il a un contrat avec un ehpad. Ce qui change beaucoup c’est au niveaude la démarche qualité sur le circuit du médicament. On est très à cheval car tous les 4 ans sur le SSR, on passe une certification et ils ont un cahier des charges pointu.

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      • Merci beaucoup Sandrine pour toutes ces précisions ! J’espère qu’Amélie verra ton post. En tout cas ça a l’air vraiment vraiment intéressant. Notamment pour moi, tout ce qui tourne autour des procédures qualité ! Merci encore !

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  8. Bonjour à tous, diplômée depuis 2000, j’ai exploré tout un tas de facettes accessibles avec notre diplôme: officine (j’ai tenu 5 ans), hôpitaux publics (sous contrat parce que je n’ai pas passé le concours de PH), une clinique privée en tant que responsable qualité/hygiène/gestion des risques (un peu trop pour une seule personne) et enfin un poste de pharmacien gérant de PUI dans un centre de réadaptation actuellement…Tout ça avec un diplôme officinal à la base et 3 DU (orthopédie, hygiène et infections nosocomiales et enfin douleur pour les soignants) Le tout étant d’être au bon endroit au bon moment!! Malgré tout, j’ai envie de changer de voie, véto peut-être ou carrément autre chose mais qui ne consiste pas à être le « larbin » du titulaire, des patients, des médecins (pas le cas ou je suis) ou des IDE (oui oui des IDE!!). Bref, je pense de plus en plus sérieusement au bilan de compétences aussi… Ensuite il suffira (pas le plus facile) de trouver ce que je veux réellement faire! Bon courage à vous!

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    • Coucou Hélène ! Je réponds très et trop tardivement à ton commentaire. Merci beaucoup d’être passée par là. Ton parcours pro est incroyable je trouve il est très riche ! De même pour ta formation : 3 DU et pas des moins interessants !! Notamment le DU Hygiène qui je pense devait être captivant. J’ai l’impression qu’avec ton profil des tas de portes te sont ouvertes car tout ce qui touche à la qualité est porteur maintenant. Je comprends ce que tu veux dire quand tu dis ne vouloir être le larbin de personne car c’est vrai qu’en officine on a parfois ce sentiment là. Tiens nous au courant pour ton bilan de compétences ! A très vite j’espère !

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      • Bonjour, mon bilan de compétences est accepté par l’établissement ou je bosse mais je ne sais pas si j’aurai le courage de rester jusque là!! Un représentant doit m’envoyer une annonce pour un poste de référencement auprès des anesthésistes (casquette que je n’ai encore jamais endossée) et j’ai postulé à une offre de praticien hygiéniste… Notre métier peut être très intéressant mais encore faut-il nous laisser le mettre en pratique et ne pas nous considérer que comme des distributeurs de comprimés 😦

        L’hygiène et la qualité sont des domaines en pleine expansion, le seul hic là encore, est que certains pensent qu’on est là pour faire la morale et qu’on ne sert à rien puisqu’ils savent très bien faire leur boulot, ça peut être très ingrat comme situation… Il faut avoir la chance de tomber dans le bon établissement 🙂

        Après il faut tenter, essayer, parfois se louper mais on apprend toujours et on évite donc de recommencer les mêmes erreurs ailleurs…

        De tout ce parcours, j’ai appris quelque chose : il semblerait que ma DLU soit de 3 ans hihihi, ils sont passés, je me remets donc en quête d’une nouvelle aventure!

        Bon courage à vous!

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  9. Bonjour,
    Et bien moi, je me suis reconvertie.
    Il y a 15 ans, j’ai passé un CAPET de Sciences et Techniques Medico-Sociales et donc 15 ans d’éducation nationale……….;Et oui, MGEN, MAIF!!!lol
    Mais après 15 ans de galère car je n’ai jamais pu rentrer dans mon académie d’origine donc j’ai exercé dans toutes les académies limitrophes, je suis en dispo de l’éducation nationale et voulait refaire un peu de comptoir.
    Mais je en trouve aucun remplacement…………….
    Me voilà à nouveau en quête d’un nouveau projet professionnel à 46 ans……
    AS

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      • Bonjour,
        Moi aussi je suis pharmacienne adjointe et moi aussi j’aimerai me réorienter. 7 ans de comptoir, 2 enfants et un déménagement plus tard, je suis en congé parental et en quête d’une nouvelle vie pro !
        Ce CAPET à l’air très intéressant sachant que l’enseignement m’a toujours attiré. Quelles démarches as tu effectuées pour lancer ta reconversion ? Peut on enseigner les matières que l’on souhaite ou sont elles imposées ( perso je préfère la physiologie aux maths par exemple…) ? Comment savoir si j’ai le niveau ? As tu des ouvrages à me conseiller ou des sites internet ?
        Merci pour ta réponse et merci pour ce blog lapharmacienne 😀

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  10. Bonjour, je suis pharmacien titulaire et me pose les memes questions que vous,
    je suis séduit par l’idée de faire un bilan de compétences, je suis sur paris
    Auriez vous une adresse à me conseiller, je suis sur paris
    Merci

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  11. Bonjour,
    merci pour ce super blog 🙂
    Et rassurant car pas seule dans ce cas de grande remise en question…Diplomée depuis 2009 j’ai fait plusieurs remplas dans différentes officines… Avec des périodes creuses bien sûr. Il suffit peut être de tomber sur « la bonne » mais tellement rare de nos jours… Puis cette pression, des patients, des titulaires, de l’ordonnance…
    Bilan de compétences, reconversion? Je n’ai fait aucune démarche mais j’y pense vraiment.
    J’aimerai bien connaitre le retour de personnes qui ont effectué un bilan de compétences.
    Bon courage! à bientôt

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    • Merci Lilas, ça a fait ma journée mais à moi de vous remercier tous de me lire !
      Je me retrouve une fois de plus dans ta situation. « La pression  » comme tu dis j’ai de plus en plus de mal à gérer aussi…je me suis pas trop penchée sur les bilans de compétence personnellement ( mais je le ferai pour le blog) mais plutôt vers la reconversion via des masters. Je fais faire un petit article sur ce que j’ai retrouvé dans quelques jours .
      A très bientôt et merci encore de ton soutien

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  12. Bonjour,
    C’est rassurant de voir que je ne suis pas la seule à penser (rêver ?) à une reconversion même en étant diplômée de 2010.
    Après n’avoir fait que des remplacements, avoir suivi mon conjoint jusque Montpellier où je ne trouvais pas de travail, avoir fait un BTS commercial en 1 an pour ajouter une nouvelle compétence à mon diplôme, n’avoir toujours pas trouvé de travail (même en industrie), me voici aujourd’hui à 300km de mon conjoint, dans la grande distribution, comme manager parapharmacie. Même si j’ai la satisfaction d’être sortie de la pression patient/titulaire/ordonnances, pour avoir une expérience un peu plus de gestion et management, la reconversion reste mon objectif mais c’est tellement compliqué de trouver des pistes valables… J’ai l’impression que le diplôme de pharmacien d’officine ferme plus de portes qu’il n’en ouvre, c’est triste…
    La reconversion via les masters m’intéresse grandement, j’ai hâte de lire cet article s’il est toujours prévu !
    Merci pour ce blog en tout cas !

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    • Coucou !! Merci beaucoup ton commentaire qui même si je suis contente de te lire me désole beaucoup ! Ton parcours est un très bon reflet de la situation professionnelle des pharmaciens aujourd’hui et des problèmes et obstacles auxquels nous sommes confrontés…Ca me déprime de lire ça, c’est un tel gachis…Pour l’article sur les masters il arrive mais tu verras que j’ai pas pu trouver mon bonheur personnellement donc je dois trouver une autre solution.

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  13. Coucou chère collègue ! Je suis contente d’être tombée sur ton blog. Je suis étudiante en 4ème année et … en filière officine, et je suis en train de me rendre compte que ce n’est plus trop pour moi… J’aimerais me reconvertir dans la cosmétique… Mais comment ? L’industrie, c’est derrière moi, ca commence en 3ème année avec le stage d’initiation industrie et j’ai fini la 4A, et donc l’initiation aux matières offs… Si tu as des idées…

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    • Coucou Stéphanie !

      D’abord merci pour ton commentaire adorable et d’être passée par ici. Par contre tu es sûre de ne plus pouvoir bifurquer vers indus maintenant ? As-tu essayé d’avoir un entretien avec le responsable de la filière de ta fac ? Je ne veux pas t’induire en erreur mais il me semble que quand j’étais à la fac certains étudiants motivés avaient pu rejoindre la filière indus en 5AHU. Renseigne toi tu n’as rien à y perdre. Si c’est vraiment ce que tu veux faire fonce et fais ton max pour y arriver parce que crois il n’y a rien de pire que se retrouver en officine par dépit : ça ne s’arrangera pas. T’as tout mon soutien et je suis toujours là si tu veux en parler ou poser d’autres questions.

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  14. Bonjour,

    Absolument ravie de ce blog et de tous les commentaires sur ce sujet épineux qu’est la reconversion de l’officinal!
    Comme vous toutes, après 13 ans d’exercice en officine située à 1 heure de route du domicile avec des gardes de week end (du samedi matin au dimanche soir la nuit comprise), les pressions des titulaire/patient/sécu, 2 enfants et une séparation, le changement s’impose…
    J’ai beaucoup erré : commerce lié ou non au médical, grossiste, secrétaire médicale, changement radical vers la confection vestimentaire. Bref, j’ai pensé à beaucoup de voies différentes. Un seul problème à tout cela : le diplôme reste très limitatif dès que l’on sort du domaine trop privatif de l’officine. Comme je n’ai fait aucune formation complémentaire (type DU ou autre) pour des raisons de financement ou de disponibilité au comptoir, il est difficile d’avoir un plus sur le CV pour tout autre poste que « pharmacienne assistante ».
    Je misais beaucoup sur les postes de PUI mais cette voie est désormais fermée aux officinaux suite à un décret (ou loi 😉 ce n’est pas mon domaine) qui limite ces postes aux pharmaciens hospitaliers, de laboratoires et même (et oui!!!) aux pharmaciens industriels. Sauf si nous officinaux pouvons justifier de 2 ans d’expérience en PUI. Loi qui entrera en rigueur au 01/09/2016. Ce qui veut dire que depuis le 01/09/2014, tout pharmacien officinal qui a un poste en PUI peut se faire éjecter car il ne remplira plus les obligations de diplôme pour ces postes! Ce sera au bon goût de l ’employeur de décider s’il veut prendre le risque de ne pas être « couvert » si une quelconque erreur survient!!
    Je vais téléphoner au CNOP pour en savoir plus sur cette nouveauté car l’interprétation du texte est assez…vaseuse!
    Nous pouvons aussi je pense devenir formateur pour toutes ces formations validantes ou non pour le DPC! Ou nous diriger vers le domaine de la qualité qui commence à rentrer dans le milieu de l’officine. Je vais commencer à me renseigner sur ce type de poste, on ne sait jamais…..
    Voilà où j’en suis de mes envies de changement….
    Le bon côté des choses me concernant c’est que je suis en poste, ce qui est dejà beaucoup au jour d’aujourd’hui…..
    Amicalement

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    • Bonjour,
      Pharmacien, professeur CAPET STMS en disponibilité, DU d’ETP, formateur DPC et tout de même encore la galère…
      Je fais des remplacements, quand il y en a, j’anime quelques formations en présentiel (mais actuellement bcp d’organismes de formation, les titulaires préfèrent pour eux et leur équipe le e-learning) avec un statut d’auto-entrpreneur donc charges URSSAF importantes.
      Je m’intéressais aux soins de support en onco et à la qualité. Je cherche des formations en e-learning car à chaque fois c’est plus de 1500 euros + train + hôtel…..
      Si vous avez des pistes, je suis preneuse!
      Anne-Sylvie

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      • Coucou Anne-Sylvie ! Merci beaucoup pour ton poste car je dois dire que la formation professionnelle en statut d’auto-entrepreneur m’intéresse beaucoup et comme toi dans les soins de support en onco ! Désolée je n’ai pas de pistes pour le e-learning mais j’ai une question pour toi : comme auto-entrepreneur est-ce qu’il difficile de trouver soi-même des clients pour faire tes formations ? Merci encore à toi et à très vite.

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    • Coucou Melsalice,
      Merci pour ton commentaire ! J’ignorais cette nouvelle loi pour les PUI, nous n’y auront donc plus accès,…Je partage ton opinion sur les domaines de la formation et de la qualité qui à mon avis sont porteurs. De plus en plus d’officines veulent obtenir une certification ISO. Reste à savoir s’il y a des formations qui nous sont accessibles. D’accord sur le fait aussi qu’avoir un poste d’assistant par les temps qui courent est déjà une victoire en soi…Bon courage pour la suite et merci encore.

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  15. pour info le bilan de compétence n’est plus exigible au CPF (qui remplace le DIF) donc ne peut pas être pris en charge par l’OPCAPL… appel ce matin à Actalians… (mais faire le dossier quand même au cas où…)
    pour trouver un organisme dans notre branche pour le bilan, j’ai demandé à Actalians… pour éviter les conflits d’intérêts ils n’ont pas le droit de nous indiquer les organismes « compétents »

    diplômée depuis 10 ans (en cdi depuis 8ans) , j’aime les échanges avec les patients et leur apporter du soutien et des solutions, mais comme vous je ne supporte plus les « aléas » de la CPAM (annoncer tous les jours aux patients qu’ils n’ont plus de droits… et se révolte « mais si »… « mais non veuillez rappeler la cpam »… deux jours plus tard « vous aviez raison il faut que … » , les personnes qui ont des indemnités journalières pour grossesse mais plus de droit sécu ou la cmu mais pas de droits ouverts… des dossiers renvoyés 5 fois et toujours pas de droits alors qu’ils travaillent) je passe sur les objectifs de substitution à remplir, mon titulaire qui ne m’adresse la parole que quand il est obligé… (je lui coûte trop cher).
    le besoin de changer de région pour se rapprocher de la famille et la peur du « pas de poste ».. j’avais pensé EHPAD mais la nouvelle législation ne va pas dans mon sens… je réfléchis à une reconversion vers la nutrition (pour agir en amont des traitements… utopique peut-être…)

    à vous lire peut-être que je ferai mieux de ne rien changer…
    je me sens un peu moins seule après cette lecture merci

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    • Bonjour,
      J ai une amie pharmacienne qui a réussi une super reconversion dans la nutrition.
      Elle a un site Web et tu peux la contacter de ma part: Patricia Pacaut
      Bonne journée
      Anne-Sylvie

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    • oui la situation n’est pas vraiment facile pour nous en ce moment, les pharmaciens sont de plus en plus touchés par le chômage et du coup on a peur, peur de changer de boulot parce que peur de pas en retrouver par la suite. Donc on reste même si on est lassées par beaucoup de choses …Merci beaucoup pour ton commentaire et à très vite !

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  16. bonjour,

    je rejoins votre groupe après avoir lu tous ces témoignages qui me touchent… diplomée depuis 11 ans, je suis en poste CDI depuis 10 ans dans une petite officine rurale où je me sens très bien, bon contact avec ma patronne et ma collègue préparatrice, je suis attachée à mes patients (enfin, qq pénibles comme partout) avec qui j’ai développé une relation de confiance. Seul « hic », désert médical: nos 2 médecins seront en retraite d’ici 2 ans à 4 ans max… La titulaire comme moi nous inquiétons sans pouvoir faire grand chose…
    Je pense donc à une reconversion depuis qq temps. j’ai eu de mauvaises expériences en remplacement avant d’arriver dans cette officine donc pas trop envie de rester dans le milieu.
    je serais assez tentée par la psychothérapie, une autre façon d’aider les gens mais pour le moment, j’ai vu des formations sur 4 ans… seule avec 2 enfants à charge, je ne peux pas me permettre de me former pdt 4 ans clairement…
    si qq1 a déjà étudié cette voie…

    en tout cas, je suis contente d’avoir trouvé ce lieu d’échange… ce serait intéressant d’avoir plus de témoignages de personnes ayant réussi leur reconversion.

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    • Coucou Mathilde !! Merci beaucoup d’être passé par là !! Je te comprends quand tu dis qu’avec ta petite famille tu ne peux pas te permettre 4 ans de formation. C’est pareil pour moi, même un master en présentiel sur 2 ans c’est inenvisageable pour moi et c’est vraiment ce que je voulais à la base pour pouvoir postuler ailleurs et faire un autre métier. Par contre as-tu regardé ce que proposait le CNED ? Il me semble qu’il y avait une licence psychologie…à vérifier. Mais j’entends beaucoup dire que par le suite il n’est pas évident de trouver du travail par la suite…
      A très vite j’espère.

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  17. Bonjour,

    Pharmacienne depuis 6 ans, j’ envisage de refaire des études de médecine.Je recherche donc des témoignages de personnes qui auraient fait cette reconversion,

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    • Coucou Réglisse ! Merci pour ton commentaire.
      J’espère que des pharmas reconvertis en médecins passeront par là pour apporter leur expérience. J’ai deux camarades de fac pharmaciens qui sont actuellement en fac de médecine après avoir réussi l’entretien pour obtenir la passerelle. D’après leurs dires tout se passe très bien, il y a du travail mais ils suivent même sans avoir fait P1 et P2 donc ce n’est pas handicapant ! Désolée de ne pas pouvoir t’en dire plus, en espérant que d’autres le fasse !A très vite

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  18. Bonjour, pharmacienne en officine depuis 7 ans , je pense également à bifurquer …
    J’aimerais travailler dans le domaine de la périnatalité: médicaments et grossesse, conseils , soins du nourrisson, conseil en allaitement, etc…
    Quelqu’un sait t’il si il existe un métier de pharmacien en périnatalité?
    Je suis complètement perdue et ne sais pas vers quoi me diriger…
    Si quelqu’un a des conseils , je suis preneuse…
    Merci à tous
    A très vite j’espère

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  19. quel bonheur de ne pas se sentir seule !
    je me pose avec force la question de reconversion professionnelle depuis bientôt un an, je suis pharmacienne titulaire depuis 5 ans et demi et les soucis inhérents à la profession sont venus à bout de mon optimisme légendaire !
    trop de contraintes, de manque de reconnaissance, de devoirs et plus de droits, de nuages noirs sur la profession… j’adore mon métier au comptoir mais il est devenu une infime partie de ma durée de travail (qui pourtant est proche de 60 heures par semaine)
    ma vocation première étant véto, j’aimerai me réorienter vers un métier proche des animaux (étant divorcée et maman d’une ado, je ne pourrais financer une réorientation de plusieurs années en école véto 😦 )
    je commence à me renseigner pour dentiste équin et hydrothérapeute pour animaux…
    qui a des idées ? de l’expérience ? des projets ?
    c’est vrai que nous nous retrouvons bien seuls, un soutien est bienvenu !

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    • Coucou Paquereau. Merci d’avoir lu ce billet et de nous avoir fait partager ton expérience. Votre réflexion sur votre reconversion est très aboutie : vous savez précisément ce que voulez faire ! Malheureusement je ne connais pas ce domaine. Je comprends et partage complètement votre réticence concernant le fait de reprendre des études longues car je pense que selon notre contexte familial, financier,…Ce n’est pas toujours possible, en tout cas ça ne l’est pas pour moi non plus. Je vous encourage vivement à poursuivre vos recherches sur ce qui serait une très belle reconversion. J’espère que quelqu’un qui connait un peu ce domaine va venir poster.
      Merci encore, à très bientôt.

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  20. Bonjour à tous /toutes ,
    Je suis actuellement pharmacien depuis 3 ans diplômé.
    Je me reconnais dans chacune de vos plaintes quant à la pérennité de la profession et son prestige plus que limité de nos jours.
    J’ai décidé de quitter mon boulot il y a de ca 2 mois , je ne supportais plus le métier , et avec ca je suis encore jeune et sans véritable contrainte mais la , ca devient presque physique .
    Ca me sapait le moral .
    On ne peut pas faire de généralités sur la clientèle , mais force est de constater que les clients sont de plus en plus hautains , condescendants , agressifs ( même ceux qui n’alignent pas un sujet/verbe/COD en francais ) .
    Internet et ses milliers de forums nous plombent également , les gens arrivent à la pharmacie avec déja un certain savoir , qu’ils n’auraient jamais eu il y a de ca 20 ans ou seules les professions médicales maîtrisaient le sujet .
    Bref , j’ai décidé de me consacrer entièrement à une reconversion.
    Après avoir regardé le site du LEEM un bon million de fois , il y a 3 secteurs qui recrutent constamment en industrie :
    – PHARMACOVIGILANCE
    – ASSURANCE QUALITE
    – AFFAIRES RÉGLEMENTAIRES +++

    Seule la pharmacovigilance nous est plus ou moins accessible après une formation accélérée .
    Le problème étant que le salaire débutant avoisine les 2000 euros net … ca fait très très très mal pour un BAC+6 !!
    Certes l’évolution existe , mais au bout de combien de temps espérer un salaire décent , correspondant à notre niveau d’étude avancé !?

    Bref , je suis desespéré , j’ai besoin de trouver ma voie rapidement , je ne me vois pas revenir en officine !
    Merci à tous

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    • Coucou Mike !
      Tu as tout à fait raison sur le problème posé par le salaire dans une reconversion. On redevient débutant et donc on repart tout en bas. Mais je pense que le jeu peut en valoir la chandelle si c’est vraiment là que tu veux travailler et si tu veux vraiment changer de carrière. En plus, à mon avis les perspectives d’évolution sont plus importantes qu’en officine ou elles sont quasi nulles. C’e’st ce que j’essaie de me dire pour me motiver…Plein de courage pour la suite, tiens nous au courant. Merci pour ta visite et ton commentaire. A très bientôt !

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  21. Je suis tombée sur ce blog par hasard, il est vraiment bien ! Je suis dans le cas inverse : je suis actuellement pharmacien dans l’industrie (affaires réglementaires) et j’ai des envies de changement ! Je ne me rappelle plus trop de mes cours de pharma, un retour en officine n’est-il pas trop difficile ?

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    • Coucou Eva !
      Alors je pense que la reconversion vers l’officine est tout à fait possible. Il te faudra sans doute quelques temps pour te remettre dans le bain mais je crois que c’est faisable. Tu peux aussi te former un peu seule pour te remettre quelques cours en tête mais j’ai déjà d’anciens pharmacien d’industrie travailler en tant qu’adjoint. Par contre pour acheter une pharmacie, il te faudra faire le stage professionnel de 6 mois.
      Merci beaucoup de m’avoir lue, d’être passée par ici et d’avoir laissé un commentaire.

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  22. J’ai le sentiment de ne pas être à ma place dans l’industrie. Je suis actuellement chargée d’affaires réglementaires. Je n’ai pas l’impression d’être utile, mon job est uniquement documentaire. Les seuls contacts avec l’extérieur se font par mails (parfois par téléphone) et je passe ma journée derrière un ordinateur. Autre petit indice qui me pousse à croire que je ne suis pas à ma place : j’éprouve un immense soulagement quand arrive la fin de la journée (et encore plus la fin de la semaine !). Bref, je me pose des questions sur mon avenir professionnel…

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    • Coucou Eva, je comprends exactement ce que tu ressens ! Et je ne peux que te conseiller d’envisager d’autres possibilités, on le devrait tous dès lors que l’on est plus épanouis dans notre travail. Qu’envisages-tu ? dans quel(s) domaine(s) aimerais-tu travailler ?

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      • J’envisage de travailler en officine en tant qu’adjointe. Je ne sais pas trop comment m’y prendre et j’avoue que le stage de 6 mois à 500€ me rebute un peu…

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  23. Pingback: La reconversion professionnelle des pharmaciens d’officine (2) | leblogdunepharmacienne

  24. Bonjour à toutes et à tous et merci pour ce blog et ces commentaires !

    Je me retrouve totalement dans tout ce qui a été dit. Assistante depuis 12 ans, là, j’arrive à saturation ! Titulaire plus qu’assisté, horaires peu compatibles avec la vie de famille, stress, j’en passe,je ne vous apprends rien !

    J’ai donc fait une demande de bilan de compétences, qui a été refusée. Lors d’un entretien avec une conseillère fongecif, celle-ci m’a clairement fait comprendre qu’à mon âge,( moins de 50 ans), avec mon niveau d’études, et étant en CDI, aucune chance qu’une autre demande soit acceptée… Youpi! Je tente un bilan modulaire, qui est expérimental, du coup,plus de financement possible,mais je reste peu optimiste !

    Je ne me laisse pas abattre pour autant,et je me lance dans les concours de la fonction publique ! Même pas peur! Je suis prête à tout pour une reconversion professionnelle, consciente que notre beau diplôme ne nous ouvre pas tant de portes que ça,mais que la rigueur de notre métier peut être un bon atout !

    Je vous souhaite une excellente année 2016, qu’elle soit le début d’un nouveau chemin professionnel épanouissant !

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    • salut marjo ,
      Mais le coucours de la fonction publique à déja eu lieu en oct-nov , et généralement il a lieu tous les 2-3 ans …. et encore c’est généralement mis en place à la dernière minute

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      • Bonjour Mike,

        Oui,les concours ne sont pas organisés chaque année, mais il y en a un l’année prochaine,en novembre, juste le temps pour se préparer ! On verra bien, et niveau révisions ( voir apprentissage, soyons honnêtes !), la culture territoriale, le droit public, etc, eh bien j’avoue que ce n’est pas pire que ce que j’ai pu avoir à ingurgiter pendant 6 ans à la fac !

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      • lol ! t’es certaine pour le prochain concours ? c’est étonnant parce qu’il y en a eu 1 il y a 2 mois …
        le prochain ne devrait pas avoir lieu avant 2 ans en théorie , enfin c’est ce qu’on m’avait dit…

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    • Coucou Marjo et c’est moi qui te remercie pour ton passage ici et ton commentaire. Ce qui m’étonne voire me choque dans ton histoire c’est le fait que l’on t’ai refusé un bilan de compétences ! Quel était le motif de ce refus ? Quels sont leurs critères pour y avoir droit ? Je trouve ça aberrant de le refuser à un salarié qui souhaite se reconvertir, je ne comprends vraiment pas et je trouve que c’est profondément injuste ! Certes le chômage des séniors existe et est un réel problème mais faut-il pour autant refuser de financer un bilan pour les plus jeunes ? De plus, le chômage est déjà à des niveaux jamais atteints dans notre profession et je crains que ce ne soit que le début donc il est temps que les administrations dont le FONGECIF commencent à réagir ! Merci encore à toi et plein de soutien pour les concours, n’hésite pas à nous tenir au courant de la suite de ton parcours !

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  25. Cela dépend peut-être des régions. J’ai téléphoné au Cdg de mon département, et on m’a répondu qu’un concours d’attaché était organisé à Rennes en fin d’année. Ça dépend aussi des filières, je pense. Qui a dit que l’administration française , ben c’était pas clair?

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      • Bonsoir,
        J ai passe un CAPET de Sciences et Techniques médico-sociales. J ai été dans l éducation nationale pendant 13 ans mais sans jamais avoir un poste de titulaire dans mon académie… Mutée tous les ans, jusqu à Créteil (je suis de Nancy 54), je suis donc en disponibilité de l éducation nationale depuis 2 ans, et je galère pour trouver dès remplacements…. Rien n est simple…
        Anne-Sylvie

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      • Coucou Anne-Sylvie ! Et merci beaucoup pour ton commentaire très utile sur un inconvénient du métier d’enseignant auquel on ne pense pas assez lorsqu’on l’envisage comme possible reconversion. En effet ton témoignage me choque : 13 ans dans l’ éducation nationale et aucune titularisation avec en prime des mutations chaque année ! C’est un parcours du combattant et en le partageant avec nous, tu nous fais beaucoup réfléchir sur cette reconversion. A très bientôt je l’espère. PS : je ne sais pas si tu as vu mais j’ai écrit un deuxième article sur la reconversion.

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      • Oui je me joins à Mike, on a besoin de vos expérience positives de reconversions réussies pour nous redonner un peu d’espoir concernant nos carrières ! Mais vos échecs, déceptions ou reconversions encore à l’état de projets sont aussi les bienvenues pour que l’on puisse s’entraider, le but de ce blog est aussi et surtout de s’entraider, de se soutenir et de trouver de la motivation et des idées. A très bientôt et merci beaucoup Mike pour ce nouveau commentaire.

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  26. Bonjour à toutes et à tous !

    Je reviens vers vous pour vous dire que mon bilan de compétences modulaire a été accepté, youpi ! J’ai commencé les rendez-vous hier,encore 5 sur 2 mois. Je vous tiens au courant de la suite et,j’espère, des débouchés qui se profileront.
    Je vous souhaite une bonne continuation pour vos projets, ne lâchez rien !

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  27. Bonjour Marjo,

    Officinale également et étant en quête de nouvelles aventures, j ai lu que tu cherchais à tenter les concours de la fonction publique. Si tu y accédais, ce que je te souhaite bien entendu, as tu une idée d un éventuel métier qui te plairait. Souhaites tu rester dans le domaine de la santé ou changer carrément de secteur? J entends dire autour de moi de me lancer dans ces concours, ça reste bien vague pour moi ; j ai beau fouiller sur internet pour trouver des idées de reconversion dans la fonction publique, je patauge…
    Si quelqu un peut m aiguiller…
    Merci d avance et courage à toutes et tous pour des idées futures

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    • Bonjour Aubert,

      Je te réponds enfin,désolée pour tout ce temps !
      Pour les concours de la fonction publique, notre diplôme nous permet d’accéder aux catégories A, donc,responsabilités et encadrement. Ça reste très administratif, mais du coup, ça donne plus de possibilités d’investissement dans le métier. Comme tu es à un poste  » dirigeant  » tu gères,encadres le service où tu es. Le problème, c’est qu’avec ces concours, tu n’es pas sûr d’avoir un poste à la fin. Le concours reste valable 3 ans,et après,fichu,faut recommencer. Pour en savoir plus, essaye les forums des concours. On glane pas mal de petites infos,et on se fait une idée progressivement.

      Et sinon,tente, comme moi,le bilan de compétences. J’ai commencé un bilan de compétences modulaire et les premiers tests m’ont donné quelques options auxquelles je n’avais pas pensé: ressources humaines, et encadrement association. J’avoue que les RH m’interpellent, je vais voir où cela peut me mener !

      Bonne continuation à vous tous et, oui,on attend des témoignages de reconversion !

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  28. Bonjour Marjo,

    Officinale également et en quête de nouvelles aventures, j ai lu que tu voulais te lancer dans les concours de la fonction publique. Si tu y accédais, ce que je te souhaite bien entendu, as tu idée d un métier qui te plairait? Souhaiterais tu rester dans le domaine de la santé ou carrément changer de secteur? Beaucoup disent autour de moi de tenter ces concours, c est un peu vague pour moi; j ai beau fouiller sur internet , j ai un grand mal à trouver où cela pourrait mener , avec notre bagage de pharmacien…
    Si quelqu un a des pistes ou peut m éclairer , un grand merci d avance
    Courage à toutes et tous pour des idées futures

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  29. Bonjour, pharmacienne depuis 10 ans, je pense aussi à une reconversion, suite à une rupture conventionnelle . J’avais un travail qui était loin de mon lieu de travail et après plusieurs années je n’en pouvais plus de la fatigue et du stress du trajet , des grèves sncf en plus d’une mésentente avec la titulaire.
    Donc j’ai arrêté pour me rapprocher de mon domicile à la base, mais en y réfléchissant bien je me suis rendue compte que je n’étais pas vraiment épanouie dans mon travail, manque de reconnaissance, titulaires lunatiques et ambiance de travail mauvaise, pas de considération pour des bacs + 6 vus comme des petits esclaves du titulaires et par des vendeurs par les clients, horaires pas toujours compatibles avec une vie sociale tous les samedis du mois travaillés jusque 19h30 etc, les clients qui n’ont aucun respect et de plus en plus hautains ( ne généralisons pas certains sont corrects et même attachants) et enfin le côté commercial de plus en plus développé où l’on privilégie le côté panier moyen plutôt que le vrai conseil suite aux mesures délétères de la sécurité sociale.
    Me voilà un peu perdue ne sachant pas trop où me renseigner, j’ai pensé à une formation en nutrition car j’ai toujours aimé ce domaine , relié à la santé , mais y a t il une passerelle afin de devenir pharmacien nutritionniste? pour travailler où? ensuite j’ai pensé à des concours de la fonction publique pour le côté horaires + agréables mais pour faire quoi? avoir des horaires agréables et un travail qui ne nous motive pas n’est pas l’idéal non plus.

    J’ai rdv la semaine prochaine à l’apec pour me renseigner concernant les formations proposées dans le domaine de la nutrition pour avoir des infos sur les financements éventuels et débouchés.

    Je vous tiens au courant et j’espère voir ici des témoignages encourageants de reconversion.
    Bon courage à tous.

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  30. Bonjour à tous, pharmacienne depuis 10 ans, je pense aussi à une reconversion, suite à une rupture conventionnelle . J’avais un travail qui était loin de mon lieu de travail et après plusieurs années je n’en pouvais plus de la fatigue et du stress du trajet , des grèves sncf en plus d’une mésentente avec la titulaire.
    Donc j’ai arrêté pour me rapprocher de mon domicile à la base, mais en y réfléchissant bien je me suis rendue compte que je n’étais pas vraiment épanouie dans mon travail, manque de reconnaissance, titulaires lunatiques et ambiance de travail mauvaise, pas de considération pour des bacs + 6 vus comme des petits esclaves du titulaire et par de simples vendeurs par les clients, horaires pas toujours compatibles avec une vie sociale tous les samedis du mois travaillés jusque 19h30 etc, les clients qui n’ont aucun respect et de plus en plus hautains ( ne généralisons pas certains sont corrects et même attachants) et enfin le côté commercial de plus en plus développé où l’on privilégie le côté panier moyen plutôt que le vrai conseil suite aux mesures délétères de la sécurité sociale.
    Me voilà un peu perdue ne sachant pas trop où me renseigner, j’ai pensé à une formation en nutrition car j’ai toujours aimé ce domaine , relié à la santé , mais y a t il une passerelle afin de devenir pharmacien nutritionniste? pour travailler où? ensuite j’ai pensé à des concours de la fonction publique pour le côté horaires + agréables mais pour faire quoi? avoir des horaires agréables et un travail qui ne nous motive pas n’est pas l’idéal non plus.

    J’ai rdv la semaine prochaine à l’apec pour me renseigner concernant les formations proposées dans le domaine de la nutrition pour avoir des infos sur les financements éventuels et débouchés.

    Je vous tiens au courant et j’espère voir ici des témoignages encourageants de reconversion.
    Bon courage à tous.

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    • Coucou Sandra ! Ton commentaire est très intéressant car il résume très bien en quelques phrases les difficultés de l’adjoint aujourd’hui. Ton projet est tout de même assez abouti car tu sais déjà vers quoi te tourner et tu connais un domaine qui t’intéresse, qu’a donné ton RDV avec l’Apec ? J’espère qu’ils ont pu te renseigner sur des moyens de financement car le principal frein à notre formation dans le cadre d’une reconversion. Plein de courage à toi et merci beaucoup de ta lecture et ta participation. A très vite j’espère.

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    • Bonjour,
      Tout d’abord, je tiens à dire que le blog est sympa et intéressant pour les pharmaciens en reconversion…. chose où l’on a du mal à trouver des renseignements digne de ce nom…

      Après 14 années dans la pharmacie, je me pose également cette question de la reconversion mais dans quoi, c’est une autre question…

      Tout lâcher pour l’inconnu, il faut être sur de soi. Mais ce qui est sur, c’est que les personnes désagréables au comptoir, titulaire exigent, conditions de travail contraignantes, pas de reconnaissance, pas d’évolution fracassante, salaire raz des pâquerettes etc… j’en ai raz-le-bol !!!!!

      Avez vous des idées dans la fonction publique (cat A) accessible à nous ? Des idées pour s’investir dans la GMS en tant que patron? Commerce de détails en produits de santé ? ou autres… en manque d’idée pour une reconversion réussie???….

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  31. Pingback: La reconversion professionnelle des pharmaciens d’officine (1), vous y avez déjà pensé ? | Pharmacie & Bien être

  32. Bonjour,
    Je suis pharmacien industriel (Qualité) et je souhaite me renseigné sur d’éventuelles passerelles pour devenir pharmacien Hospitalier ou pharmacien biologiste.
    1) En effet je n’ai pas vu dans vos différents commentaires de possible réorientation vers le métier de pharmacien biologiste (qui d’après les offres d’emplois est rémunéré 3 fois plus qu’un pharmacien adjoint d’officine)
    2) d’après vos commentaires un pharmacien industriel pourrait devenir pharmacien hospitalier?

    Merci

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  33. Bonjour,

    quel soulagement de lire tous ces commentaires, je me sens vraiment VRAIMENT moins seule, moins isolée, entre les galères de cdd, les projets d’installations qui n’aboutissent pas (malgré un apport plus que suffisant, quelle chance!), les vautour, même charognards que sont les transactionnaires, mais aussi la fatigue immense ressentie après 15 mois de CDD dans la même boite, avec avenants toujours au dernier moment (donc beaucoup de stress), MÊME PAS 3 semaines de CP sur cette période, obligée de bosser sur 2 officines pour avoir un temps plein mais bon « il faut pas se plaindre car de nos jours avoir un boulot c’est déjà bien, hein ! »

    je suis juste à bouts.
    Je me retrouve à pleurer au boulot, de trop de tout ça :
    « qu’est ce qui ne va pas ? » « -J’ai besoin de vacances je suis à bout » et tout ce qu’on trouve à me répondre en face c’est « ah, des vacances ? ben c’était pas prévu ! »

    de quoi avoir envie de tout fouttre en l’air, et changer de boulot.
    Entre le manque total de considération de la part des patrons (et pourtant à vouloir m’installer j’essaye vraiment de faire preuve d’empathie et me demander comment je ferais), et la difficulté de s’installer, avec minimum un million d’euros de dettes sur le dos (OMG !! pour un salaire pas forcement généralissime, sacrifier sa vie, bosser comme un forcené, pour stresser à chaque bilan ?!), un système de sécurité sociale qui menace de s’effondrer avec FORCEMENT des répercussions sur notre métier (d’ailleurs personne ne s’inquiète encore du programme de Fillon ?!!), la pression de substituer par des génériques, passer pour un arnaquer aux yeux des patients à chaque nouvel épisode d’envoyé spécial, penser en panier moyen de 3 produits pour soigner un rhume ou une gastro (tout en comprenant que l’officine reste une entreprise, qui emploie des hommes et des femmes et qu’il faut bien faire tourner, c’est une réalité j’entends), mais bref, quelle désillusion.

    C’est ça, le mot, désillusion.
    Etait-ce vraiment ça, le sens que je voulais donner à mon métier ?

    8 ans d’études, un parcours sinueux avec une école d’ingé, un cours passage en recherche, pour finalement essayer l’officine, apprendre ce métier que je ne connaissais pas, apprendre à l’aimer, à aimer le patient, à lui parler, à mieux communiquer, mais juste finir fatiguée, blasée, à cause d’un système qui ne suit plus, et de titulaires qui ont connus l’âge d’or de l’officine mais qui ne considèrent plus les jeunes, et ne cherchent pas à comprendre leurs difficultés, d’un milieu où tout le monde se tire dans les pattes si l’un gagne plus que l’autre, tant dans la pharmacie qu’entre les pharmacies….

    pff j’avais presque eu foi, et l’amour de ce métier, la fierté d’essayer de faire de la conciliation médicamenteuse efficacement avec les sorties d’hôpital, me concentrer sur l’éducation thérapeutique des patients, bref tout ça j’imagine qui vous parle, qui fait que finalement, ce métier on l’aime bien…

    mais là, c’est trop.
    plus les dpc, plus l’ordre, plus … et j’en passe, y’aurait de quoi écrire un texte long comme 10 rouleaux de papiers toilettes, et les lamentations sont ennuyeuses à la longue…

    Je sais que chaque métier présente des difficultés, mais à mon gout celui ci demande trop de sacrifices, je préfère changer de cap !

    Merci à tous ces témoignages qui montrent qu’on peut se reconvertir.
    Et je tire mon chapeau à tous ceux et celles qui continueront de l’exercer, parce que franchement, c’est loin d’être un métier simple.

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      • Bonjour,
        Merci Laurent pour ton message, ca va beaucoup mieux merci 🙂
        J’ai pris du recul avec tout ça, j’ai réussi à franchir le cap !
        Je vais remettre un mot plus bas pour partager mon expérience, je me suis enseignée à l’enseignement mais je sais que ce n’est pas pour moi. En revanche il y a des gros besoins, l’éducation nationale manque cruellement d’enseignants.
        J’ai osé tenter autre chose, et même si je n’ai encore pas trouvé quoi faire, je sais que je vais pouvoir avancer petit à petit !
        Merci

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      • Bonjour Doromelba,
        Merci pour le partage de votre expérience dans l’enseignement.
        Après bientôt 8 ans de pharmacien titulaire je suis en train de vendre mes parts car j’ai besoin de prendre un grand recul sur notre beau mais si difficile métier !
        Une reconversion dans la pharmacie vétérinaire m’aurait bien plu mais je n’ai pas encore trouvé comment y parvenir, ce n’est pas vraiment un métier d’avenir…
        Je suis assez attirée par l’enseignement, et j’aimerais donc savoir comment vous avez trouvé l’opportunité d’enseigner, qui avez vous contacté à l’Education Nationale ? Comment peut-on postuler ?
        Merci pour tous vos conseils !!
        AP

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      • Bonjour AP,
        pour démarrer en tant qu’enseignant dans les collèges et lycées rapidement vous pouvez faire des remplacements. Cela permet d’essayer le métier sans avoir à repasser les concours ou faire des formations. C’est ce que j’ai fait.
        Il est possible d’enseigner soit dans le public (renseignez vous auprès du rectorat de votre région, puis inscription sur un site qui s’appelle ACLOE (toujours propre à votre région), ou bien dans le privé, et là il faut se rapprocher de la DDEC de votre région / département (DDEC = direction de l’enseignement catholique).
        Le côté « positif » de la DDEC et l’enseignement privé est que vous êtes moins largués dans la nature que dans le public. Souvent l’accueil au sein de l’établissement est meilleur, vous pouvez avoir des petites formations (mes premiers pas dans la classe, etc), vous avez des réunions d’informations proposées par la DDEC et des interlocuteurs directs.
        De toute façon rien n’empêche de s’inscrire au 2 pour avoir un poste très rapidement.
        Concernant après la titularisation, il faut passer les concours du CAPES ou CAPET, au niveau national. Dans le public vous pouvez être amené à exercer n’importe où en France, alors que dans le public on essaye de vous rapprocher le plus possible de votre logement (poste dans votre ville, sinon département, sinon région, sinon académie voisine…)

        Il faut que le rectorat valide la matière dans laquelle vous pouvez enseigner, en tant que pharmacienne en Bretagne on m’a autorisé à enseigner la biologie et physiopatho humaine (BPH) en section technologique ST2S (sciences et techniques de la santé et du social). C’est l’inspecteur qui tranche. Sauf que concrêtement je n’avais qu’une classe de ST2S, et 3 classes de collège en SVT. Comme nous ne faisons pas de géologie en pharma, autant dire qu’il y a toute une partie du programme qui est compliquée à assurer en SVT…
        Sinon j’avais envoyé des candidatures en BP préparateur en pharmacie, mais pas de poste dispo. et également pour des BTS de dieteticiens mais pas de poste non plus.

        Pour plus d’info voici mon mail : doromelba@hotmail.fr
        On peut échanger directement si vous avez besoin de plus d’info. Bonne chance pour vos démarches

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    • Bonjour, chaque métier a ses inconvénients. J’en ai marre d’entendre mes confrères se plaindre sans cesse. Titulaire depuis 25 ans je n’ai pas subi mais suivi l’évolution de mon métier. Il faut arrêter de vivre sur les illusions de l’officine du XXéme siècle, nous sommes au XXIéme. Nos aïeux se sont gavés grâce à un système de santé exceptionnel, un système de répartition des richesses qui a peu d’équivalent. Nous vivons de ce système, il est bon de ne pas l’oublier. La gratuité des études permet à chacun ou presque d’exercer ce métier. L’installation est plus compliquée pour ceux qui comme moi ne sont pas nés avec un caducée dans les fesses, mais elle est possible. Certains ici ne doivent pas avoir des origines assez modestes pour qualifier notre beau métier de si difficile. Il y a fort à parier qu’ils trouveront difficile chacune de leurs expériences professionnelles. J’ai pour credo de me plaindre le moins possible même s’il peut m’arriver de déroger à la règle. Cette règle devient un commandement au sein de mon officine, il est impératif en bon manager que je pense être devenu au cours de mes formations de ne jamais se plaindre devant ses employés au risque de démotiver ses troupes. Il m’aura fallu 10 ans pour parvenir à constituer une dream team et me débarrasser des tires au flanc et parasites en tout genre. J’ai appris que les bons soldats pouvaient devenir mauvais au contact des mauvais et que les mauvais soldats ne devenaient pas meilleurs au contact des bons. Il n y a pas de secret, le mauvais traitement salarial des mauvais éléments leur a donné envie de voir si l’herbe était plus verte ailleurs et l’excellent traitement salarial des bons les condamne à rester à vie dans mon officine. Mon assistant gagne 3700€ net, ma meilleure préparatrice gagne 2300€ net dans une zone géographique où le taux de chômage est élevé et où certains confrères profitent de la forte demande d’emploi. Je souhaite garder mon assistant, éventuellement l’épauler dans ma succession alors je le paye et le traite bien. Je ne supporte plus de lire ces généralités sur les mauvais comportements des titulaires. Certains font encore leur métier avec coeur, passion et humanisme. Le respect se gagne ainsi.
      J.L, pharmacien titulaire, fils d’ouvrier sidérurgiste, petit fils de mineur.

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  34. Quelle surprise de voir tous ces parcours familiers !

    J’étais depuis 16 ans dans la même officine, avec toutes les difficultés que l’on connait (génériques, déremboursements, scandales en tous genres, humeur du titulaire, clientèle très compliquée…) On essaye de se formater pour gonfler artificiellement les besoins du patient que l’on a en face de nous, on se force à lui refourguer du Voltarène Actigo quand il demande du Voltarène, on s’accroche, on continu à faire la route (2h par jour), on termine le samedi soir à 19h30 toutes les semaines… On tient quand même car les places sont très chères en ce moment. Et là, changement de titulaire, courant qui ne passe pas du tout et rupture brutale car le vase déborde.

    Je tente actuellement de faire un bilan de compétences car je ne peux plus voir ce métier en peinture, je suis prêt à recommencer à zéro, à me reconvertir dans un métier manuel si besoin, à oublier mon diplôme, à toucher le smic, tout mais plus ça !

    Bon courage à toutes et tous.

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    • Merci pour ton message.

      Le bilan de compétence te permettra de reprendre confiance en toi et de trouver un e voie qui te conviendra.

      Avec ce diplôme il y a quand même des métiers qui peuvent te plaire.

      Si je peux t’aider je peux te filer min e-mail

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    • Oui je suis entièrement d’accord ! C’est même dans cette optique que j’ai crée ce blog : pour que l’on s’entraide et que l’on puisse échanger avec d’autres pharma qui vivent la même chose que nous. Ça fait vraiment du bien de vous lire à tous ! Merci Tranxene500 pour votre commentaire et votre visite sur le site.

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  35. Bonjour,

    Il ne faut surtout pas croire que ce besoin de reconversion exprimé par certains est propre à la profession de pharmacien : certains médecins ont tout plaqué pour devenir bouchers ou fleuristes car ils ne supportaient plus leur métier, c’est comme ça…

    Je remarque quand même que les pharmaciens qui n’en pouvaient plus de leur métier et qui se reconvertissent sont aussi très souvent rapidement insatisfaits de leur nouveau métier : c’est un peu dans leurs « gènes » ce besoin de toujours changer, ce sont des profils atypiques (et il faut respecter cela).

    Mais le boulot n’a pas plus d’inconvénient que celui les autres cadres. Si on veut évoluer on peut s’installer (pour devenir titulaire), et du boulot de pharmacien adjoint il y en a partout en dehors des très grandes villes (il faut sortir de Montpellier et de Paris…).

    Que certains aient besoin de changement, ça se comprend, mais il faut éviter de cracher dans la soupe car elle est encore bonne et pleine d’avenir (rôle du pharmacien renforcé en tant que spécialiste des médicaments).

    Bon courage.

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    • Bonjour,
      Merci de vos messages qui rapportent une vision optimiste et cela fait du bien ! Malheureusement, j’avoue avoir du mal à voir les choses avec cet optimisme. Je trouve qu’il est très difficile pour un adjoint d’évoluer et de devenir titulaire car l’apport financier requis est astronomique. De plus, les autres cadres que je vois autour de moi ( ingénieurs par exemple ) n’ont pas du tout les mêmes salaires et les mêmes conditions de travail à commencer par les horaires ! Donc je nous trouve assez mal lotis en tant que cadre mais je respecte tout à fait votre vision et vous remercie de l’avoir partagée. Il faut aussi lire des points de vue plus optimistes, je pense que ça fait du bien à tout le monde.
      A bientôt je l’espère.

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      • Bonjour, vous comparez les cadres sans discernement. L’ingénieur est bien souvent l’acteur d’une entreprise productrice de richesses vivant d’une économie réelle ne nécessitant aucun interventionnisme social. Ce qui n’est pas notre cas, comme j’aime à le rappeler à mes confrères geignards. Si notre lobby n »avait pas été si puissant dans les coursives des palais de pouvoir, le grand Charles aurait pu au moment de l’instauration généralisée de la sécurité sociale décider de faire de la Santé une grande régie et des pharmaciens des fonctionnaires chargés de la distribution et délivrance des médicaments. Après guerre, cette solution avait son sens. Ironie de l’Histoire, son ministre Ambroise Croizat ,communiste de son état, a permis l’enrichissement et la multiplication des pharmaciens. C’est en donnant l’accès la santé aux pauvres que la pharmacie s’est enrichie. Si la Pharmacie était passée aux mains de l’Etat et que nous étions tous fonctionnaires, 70 ans plus tard tout paraitrait normal et nous n’y verrions aucune objection. Réfléchissez bien, à part le confort de votre petite personne et toutes pensées individualistes, quel élément pourrait vous faire critiquer un tel système?
        Je suis au crépuscule de ma carrière, mais si j’étais encore jeune je craindrais plus le désengagement des mutuels vis à vis des gens pauvres et modestes que le lobbying Leclerc. Cette menace, c’est du vent. Persistez les jeunes, les prix sont en baisse.
        J.L, pharmacien titulaire.
        (PS: ai-je été mauvais coucheur dans mon précédent commentaire au point de ne pas être publié? Diantre supportez la contradiction! ou vous vivrez moins longtemps que moi!)

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  36. Bonjour,
    Je reviens vers vous (plus apaisée 😉 pour vous faire part de mon expérience, peut être qu’elle pourra être utile à certain(e)s…
    Après un ras le bol de l’officine en mars (contrats précaires, mauvaises expériences avec certains titulaires, envie de m’installer mais difficulté pour trouver une officine pérenne, et j’en passe…), j’ai franchi un cap, sauté le pas, et me suis essayée à une autre voie.

    Après un dernier remplacement en mars 2017, j’ai trouvé un poste en avril d’enseignante suppléante (départ en retraite en cours d’année, ils cherchaient donc quelqu’un pour terminer l’année… hem, no comment !!) avec 3 classes de collège (en SVT), une classe de 1eres ST2S (anciennement « Sciences Médico Sociales ») avec un cours de biologie humaine, et une classe de prépa concours d’infirmière. J’ai fait ce remplacement 3 mois, jusqu’à la fin d’année scolaire, et j’ai pris le temps de faire le bilan de cette expérience.

    Voilà plusieurs choses à en tirer :
    – tout d’abord, le métier d’enseignant est accessible aux pharmaciens, cependant nos « compétences » et domaines d’exercices sont limités (en théorie) : pas de license de géologie dans notre parcours = pas possible d’enseigner de la SVT (en théorie). Mais aucun soucis pour la section ST2S, BTS biotechnologie, BTS diététique…

    – malgré tous mes essais, je n’ai pas réussi à trouver de poste d’enseignante en BP Préparateur en pharmacie ; les postes étaient deja pourvu. Cependant, il faut savoir que l’Education Nationale manque CRUELLEMENT d’enseignant. Il est donc possible de trouver un poste du jour au lendemain, pour peu qu’on accepte de faire un peu de route (pour pouvoir m’essayer rapidement au métier, j’avais quand même 1h30 de route !!! je dormais 1 à 2 nuits par semaine à l’internat du lycée).

    – en termes de travail et de distance, pour les remplacements, ca va, mais je pense que c’est après, avec le concours et les histoires d’académies que ca se complique, il est difficile de trouver un poste directement dans son académie, dans le public du moins… Dans le privé c’est peu être plus simple, mais on peut être à l’autre bout de sa région !

    – après il faut bien se rendre compte (et ça je ne l’avais pas compris avant de le vivre) que c’est un métier extremement exigeant : on travaille chez soit énormement. Au départ il faut 3h pour préparer une heure de cours !! Il est difficile de réussir à s’arrêter de travailler, on ne se sent jamais prêt pour le cours (et pourtant je ne suis pas perfectionniste, ni timide), et résultat des courses je travaillais bien plus au total (chez moi et en cours) que 35h !!

    – Cependant parlons des points positifs : quelle bouffée d’oxygène que de travailler avec des jeunes. Ils ne remettent jamais en cause vos compétences, pour eux, même si vous n’avez jamais enseigné vous allez leur apprendre des choses, ils ne remettent pas en doute ce que vous dites (pas comme certains patients), et ca fait du bien de ne pas avoir à batailler. Il ne faut juste pas leur montrer que vous ne savez pas faire cours 😉

    – dernier point : là où clairement j’ai bloqué (en plus de devoir bosser comme une dingue à la maison), c’est à cause de l’élaboration des TP. Je ne me sens vraiment pas capable de faire des TP. On m’a proposé un poste en or, création d’un BTS de biotechnologie, à 10 min en voiture de chez moi, 25min en vélo, temps plein, pas trop mal rémunéré, des post bac, petit effectif, mais 4h de TP de microbiologie à organiser, chaque semaine, sans aide labo ! ….. ca a été rédhibitoire.

    Voila quelques éléments en tout cas pour vous donner matière à reflexion. Je pense sincèrement que c’est un tres beau métier, qui nous est facilement accessible, mais qui demande un boulot de dingue, et un sens pratique poussé, car ce sont des matières scientifiques qu’on peut enseigner, donc avec des TPs… Je reste disponible pour toute question !

    Sinon j’ai 2 projets naissants sur lesquels je me questionne :
    – pharmacien dispensateur d’oxygène médical (moyennant un DPC pour obtenir un certificat de BPDO). L’avantage c’est que ça ne nécessite pas de refaire de formation, mais j’ai peur que ce milieu n’embauche que très peu. après échange avec un pharmacien en BPDO, il apparait que les postes à temps plein sont plutôt rares, ou alors il faut être sur plusieurs structures.
    Par chance je vais accompagner une pharmacienne en entreprise pendant 2 jours pour pouvoir découvrir son métier. Quoi de mieux qu’une immersion pour comprendre vraiment un métier ?

    – plus ca va, plus je me questionne sur le métier d’infirmier, pour rester vraiment au contact des patients. Mais ça veut dire refaire 3 ans d’études… Est ce que quelqu’un est déjà passé par la ?
    En plus j’ai 32 ans, pas encore d’enfants, mais l’envie est clairement là, et ce n’est vraiment pas simple de savoir dans quel ordre organiser tout cela. Entre des envies de changement pro, de bébé, quitte à refaire une formation d’infirmière, est ce que je peux arriver à caser un bébé en même temps que des études ?!

    hihihi ca en fait des questionnements ! Je suis preneuse de tout retour d’expérience !

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