Cancer du sein : prendre soin de ses cheveux

Coucou tout le monde !

Je reviens avec un nouvel article traitant du soin des cheveux pendant et après la chimiothérapie. N’hésitez pas à partager vos astuces car bien sûr comme toujours ce n’est en aucun cas un article exhaustif. Rappelez-vous qu’aucun article du web ne pourrait et ne saurait remplacer les conseils du médecin, du pharmacien et de tous les professionnels de santé. Allez assez parlé, place à l’article :

Pendant la chimiothérapie :

– Lavez-vous les cheveux avant la chimiothérapie puis ne vous les lavez pas pendant 3 à 8 jours après la séance.

– Ne vous brossez pas les cheveux le matin de la chimiothérapie.

– De manière générale, évitez de vous laver les cheveux trop fréquemment : un à

deux lavages par semaine suffit.

– N’utilisez pas trop de shampoing : une noisette suffit et utilisez un shampoing doux, selon les pharmacies il y a de nombreuses marques différentes mais n’utilisez jamais de shampoing pour bébé qui graisse le cheveu.

– Utilisez une brosse à cheveux à poils très souple.

– Evitez les traitements agressifs : lissages, permanentes, défrisages, brushings, fer à lisser, bigoudis, mèches et colorations,etc…

– Ne pas faire de chignons serrés et de nattes qui  » cassent » et fragilisent le cheveu.

– Si le crâne est rasé, appliquez tous les jours une crème hydratante pour peaux sensibles.

– Protégez vos cheveux du soleil : foulards, chapeaux, huiles capillaires  protectrices UVA et UVB, crème solaire,…

 

Après la chimiothérapie

Après la fin des traitements de chimiothérapie les cheveux repoussent à leur rythme, environ 1 cm par mois. La repousse peut parfois s’accompagner de quelques rares démangeaisons et les cheveux peuvent être, le plus souvent momentanément, différents en terme de couleur et de texture. Certains traitements comme l’hormonothérapie peuvent ralentir la pousse des cheveux.

Il vaut mieux même pendant la repousse et pendant quelques mois encore éviter les traitements agressifs cités plus haut et continuer à utiliser un shampoing doux.

Pour les cils et les sourcils, pourquoi ne pas bénéficier des conseils et des soins d’une socioesthéticienne dont beaucoup de services d’oncologie sont dotés ? Il y a aussi des ateliers de maquillage très bien faits dans les centres de cure thermale comme Avène et La Roche Posay.

Quelques mois après l’arrêt de la chimiothérapie et seulement après avoir demander l’autorisation de son oncologue on peut envisager une petite cure de levure de bière pour renforcer ses cheveux. La levure de bière est un champignon microscopique qui participe à la fermentation de la bière. Elle est très riche en acides aminés, en protéines et en vitamines B mais aussi en minéraux comme le fer, le phosphore, et le potassium. Elle redonne de l’éclat à la peau, consolide les ongles, et renforce les cheveux. Demandez conseil à votre pharmacien pour savoir quand et comment la prendre si et seulement si bien sûr comme je l’ai dit votre oncologue est d’accord et encore une fois bien après la fin de la chimiothérapie.

Voilà les filles pour ce que je pouvais dire sur le sujet. Comme toujours j’espère que d’autres viendront contribuer en commentaires ! J’espère que vous avez passé un bon week-end qui se termine déjà !

A très vite pour un nouvel article !

Cancer du sein : conseils en cas de lymphoedème, partie 2

Conseils en cas de lymphoedème

L’ensemble de ces conseils constitue également une prévention à la survenue d’éventuelles complications du lymphoedème.

Soins du bras et de la main :

Il faut particulièrement prendre soin de son bras, de sa main et éviter au maximum toute effraction ou agression de la barrière cutanée. Les conseils sont les suivants pour les soins du bras :

  • Après chaque douche ou bain, il est très important de sécher très soigneusement le bras et la main de manière à avoir un bras bien sec. De même, si les mains sont amenées à rester dans l’eau un long moment il faut mieux porter des gants.
  • Tous les jours, le bras doit être hydraté avec un lait pour le corps formulé pour les peaux sensibles. Pour la main, on pourra utiliser une crème hydratante pour les mains. Parfois, le kinésithérapeute recommande un produit en particulier. Dans tous les cas le choix est large dans votre pharmacie pour ce type de produits. N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.
  • Protéger son bras du soleil avec des vêtements longs ou un écran total à indice 50.
  • Eviter les températures extrêmes : protéger son bras du froid hivernal et évitez de prendre des bains chauds prolongés.
  • Ne pas porter de bijoux ou de vêtements serrés autour du bras ou des doigts.

Outre ces soins, il faut également éviter autant que possible les effractions cutanées au niveau du bras ou des mains au cours des activités du quotidien. Pour cela, il convient de porter une protection adaptée pour chaque activité, par exemple des gants pour le jardinage ou le bricolage, un dé à coudre pour la couture,… De plus, pour l’épilation des aisselles, mieux vaut utiliser un rasoir électrique plutôt qu’un rasoir jetable afin de minimiser les risques de coupure sous le bras. Si malgré tout des blessures se produisent, la zone doit être soigneusement lavée à l’eau et au savon puis désinfectée avec le produit approprié. Composez avec votre pharmacien une trousse de premiers secours adaptée comportant le nécessaire pour traiter les plaies ou les piqûres à emporter partout avec vous.

  • Avoir une alimentation variée et équilibrée de manière à ne pas prendre de poids est très important. Si vous êtes en surpoids, faites vous aider par des professionnels de santé qui vous prescriront un régime adapté et sain. En effet, le surpoids peut aggraver le lymphoedème
  • Faire de l’exercice physique est également très important. En accord avec le kinésithérapeute et le médecin reprenez une activité physique douce. Le kinésithérapeute enseigne également quelques exercices physiques bénéfiques à pratiquer à la maison. Dans tous les cas, avant de commencer ou de reprendre une activité sportive son avis est INDISPENSABLE car certaines activités seront déconseillées. De même, le port de charges lourdes est bien sûr à éviter.

A ces recommandations s’ajoutent obligatoirement l’auto-surveillance. Il faut savoir repérer des signes anormaux et aller consulter son médecin d’urgence : fièvre, fatigue, placards rouges et chauds, démangeaisons, rougeurs, un gonflement anormal,…Votre médecin peut vous expliquer ces signes et vous apprendre à les repérer. Il faut rester vigilante, observer son corps et ses signes pour aller consulter immédiatement.

Conseils de prévention

Il n’existe aujourd’hui aucun consensus à l’heure actuelle en France pour la prévention du lymphoedème. Les experts ne sont pas unanimes et le lymphoedème reste aujourd’hui encore une maladie trop peu connue. Le National Lymphedema Network est une organisation internationale à but non lucratif qui oeuvre pour la promotion de l’information sur le lymphoedème auprès des patients comme auprès des professionnels de santé. Cette organisation a également pour but d’éduquer les personnes à risque afin d’éviter autant que possible la survenue de la maladie. Toutes les mesures et les conseils évoqués ci-dessus pour prévenir les complications du lymphoedème et accompagner le traitement en cas de lymphoedème déclaré sont à appliquer également pour la prévention primaire du lymphoedème. A ces conseils s’ajoutent, toujours selon le National Lymphedema Network, les suivants :

  • Si vous devez prendre l’avion, parlez-en à votre médecin qui pourra vous prescrire une manche de compression bien ajustée, à visée préventive et buvez beaucoup d’eau pendant le voyage.
  • Evitez les activités répétitives comme le crochet ou le tricot et les sports comme l’aviron ou le squash. De manière générale, de toute façon je vous conseille vivement de demander une autorisation à votre médecin avant de pratiquer une quelconque activité sportive après l’opération. Ne faites rien sans son accord.
  • Ne pas porter de charges lourdes excédant les 7kg.
  • Eviter les injections, prises de sang et mesure de la tension artérielle sur le bras concerné.

Cependant, ces recommandations pour la prévention primaire n’ont pas de caractère officiel et les données dans la littérature manquent. En France, dans son référentiel inter-régionaux en soins oncologique de support, l’AFSOS (Association Française pour les Soins Oncologiques de Support), préconise uniquement de l’exercice physique adapté, le maintien d’un poids normal et d’éviter les effractions cutanées.

 

Voilà les filles ce que je pouvais dire à propos du lymphoedème dans le cadre du traitement chirurgical du cancer du sein. Comme toujours, j’espère que certains ou certaines d’entre vous pourront y ajouter leur propre expériences et leurs conseils et que cet article pourra apporter quelque chose !

A très vite pour un nouvel article !

Cancer du sein : conseil en cas de lymphoedème, partie 1

Coucou tout le monde !

Je reviens pour un nouvel article sur le lymphoedème dans le cancer du sein, pour partager mes conseils et bien sûr toujours recueillir les vôtres ainsi que vos expériences ! J’ai décidé de partager cet article en 3 pour qu’il ne soit pas trop long et rébarbatif à lire. Dans cette première partie donc uniquement quelques explications sans prétention sur le lyphoedème et ses traitements.

Qu’est-ce qu’un lymphoedème ?

Le lymphoedème, encore appelé « gros bras », est la principale complication chirurgicale du cancer du sein. Très schématiquement, il s’agit en fait d’une accumulation de liquide lymphatique dans le bras du côté du sein opéré. Il peut apparaître suite à un curage axillaire ou lors de l’utilisation de la technique du ganglion sentinelle. Beaucoup plus rarement le lymphoedème peut également être secondaire au traitement par radiothérapie.

Des traitements existent, mais la prévention de la survenue du lymphoedème ou de ses complications reste un élément clé de sa prise en charge.

Après un cancer du sein, le lymphoedème est perçu par les patientes comme un rappel constant du cancer et de la lutte contre la maladie qu’elles ont menée. De plus, c’est une fois encore l’image corporelle qui est dégradée, l’apparence est modifiée et l’estime de soi diminue. Certaines femmes n’osent plus sortir, jugeant leur physique devenu trop disgracieux. Elles se privent ainsi d’une vie sociale indispensable à la reprise d’une vie la plus normale possible dans « l’après cancer ». Par ailleurs, le quotidien avec un lymphoedème est plus difficile car certains gestes de la vie de tous les jours deviennent pénibles voire douloureux. Cette séquelle peut également être un obstacle à la reprise du travail après le cancer. En effet, la reprise d’activité professionnelle peut nécessiter un réaménagement de poste pas toujours accepté et rendue possible par l’employeur. Pour toutes ces raisons, psychologiquement, le lymphoedème s’il se présente, est une épreuve douloureuse qui peut entraver la reconstruction de soi après le cancer. C’est pourquoi il est indispensable, sous bien des aspects, de se faire accompagner, aider et conseiller afin d’en minimiser les conséquences et le retentissement sur toutes les sphères de sa vie.

Les traitements

Il n’y a pas un mais des traitements combinés qui sont d’autant plus efficaces qu’ils sont précoces et réguliers. Le traitement de base repose sur une méthode de drainage lymphatique : la thérapie décongestive combinée. C’est le masseur-kinésithérapeute qui prend en charge cette thérapie prescrite par le médecin qui peut aussi associer le port d’un manchon de compression avec ou sans mitaine attenante disponible en officine. Si cette thérapie est la seule reconnue le médecin peut cependant y ajouter des médicaments par voie orale.

 

Voilà ce que je pouvais en dire pour cette première partie. J’espère que la lecture vous a plu et intéressé. Comme toujours n’hésitez pas à venir commenter ! Je vous laisse, je reviens très bientôt pour la suite de l’article avec les conseils à proprement parler.

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente après-midi !! A très bientôt !

Réforme des professions réglementées : la grogne des pharmaciens monte !

Coucou tout le monde !

 

Je profite de cette journée de farniente (c’est mon jour de repos) pour venir vous parler d’un sujet qui me tient à cœur et qui secoue l’actualité de l’officine : le projet de réforme des professions réglementées dont la pharmacie d’officine. C’est Emmanuel Macron, nouveau Ministre de l’Economie qui est en charge de cette réforme d’abord initiée, au moins dans l’idée, par Arnaud Montebourg. Pour la question de l’officine et de toutes les professions de santé, la Ministre Marisol Tourraine est également en charge du dossier.

Alors que prévoit cette réforme ?

Cette réforme fait en fait suite à un rapport de l’Inspection Générale des Finances qui pointe du doigt les rémunérations de certaines professions dites réglementées. De là à dire que ces honoraires faramineux ruinent le pouvoir d’achat des français, pour le gouvernement il n’y a qu’un pas !

leparisien.fr

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La réforme prévoit donc majoritairement deux mesures :

  • étendre aux grandes surfaces la vente de médicaments sans ordonnance ou ceux qui ne sont pas remboursés par la sécurité sociale.
  • Ouvrir le capital de toutes les SEL (Société d’Exercice Libéral) or sur 22 000 officines, près de 7 000 ont opté pour le statut de SEL…En fait cela signifierait que des non-pharmaciens puissent acquérir tout ou une partie des officines jusqu’à là réservées aux titulaires du D.E. de docteur en pharmacie.

 

Marisol Touraine se dit opposée à la perte du monopôle de la vente de médicaments par les pharmaciens mais les discussions se poursuivent entre le gouvernement, l’Ordre des pharmaciens avec à sa tête Mme Adenot et les syndicats.

Alors, oui bien sûr je suis 100 % contre cette réforme et ce d’abord pour nos patients : on ne connaît que trop bien les ravages de la vente de médicaments en supermarché aux Etats-Unis par exemple. NON on ne peut pas vendre des médicaments comme on vend du papier toilette ou des haricots en conserve ! Le conseil est primordial et la plupart des médicaments même ceux qui paraissent au public anodins sont en fait très dangereux !

De plus, je ne me vois pas, mais alors vraiment pas, travailler dans un supermarché. Et puis quoi encore ? Des années de sacrifice à la fac, une vocation, et une foi inébranlable dans les compétences et le caractère irremplaçable du pharmacien pour finir à genoux devant les rois ultra-capitalistes du profit ! NON santé et profit démesurés comme ceux de la grande distribution ne font pas bon ménage !

Je ne me vois pas non plus travailler pour des grandes chaines de pharmacie comme si on était une franchise Mc Do ou des grands groupes internationaux. La pharmacie doit garder son indépendance !

Alors oui moi aussi je ferai grève le 30 Septembre prochain et j’irai manifester avec tous mes confrères et consoeurs. Tous nos patients sont de notre côté, ils nous soutiennent et ça fait plaisir. Ils signent notre pétition de l’USPO en masse !

Il y a juste une chose qui m’irrite un peu dans toute cette agitation notamment sur la toile quand on parle de la rémunération d’une officine en fonction du prix du médicament par exemple en disant qu’il est l’un des plus faibles d’Europe. AVEZ-VOUS OUBLIE LES PHARMACIENS SALARIES ???? NON NOUS NE SOMMES PAS TOUS TITULAIRES DE NOTRE PROPRE OFFICINE, QUE DEVONS-DIRE DE NOS SALAIRES ??? Oui nous les assistants ou adjoints, ça fait longtemps que l’on on aurait du faire grève car on a, je pense des choses à revendiquer : nous sommes indispensables pour faire tourner l’officine et pourtant notre salaire n’a rien mais alors rien à voir avec le salaire des titulaires ! La nature de nos tâches quotidiennes non plus ! C’est cet aspect en dépit de la valeur que j’accorde à mes patients, aux conseils que je leur donne qui me fait parfois penser à une reconversion. D’où mon article sur le sujet !

Voilà je pense avoir dit tout ce que je pensais sur tout ça ! Et vous vous en pensez quoi ? Pour les patients et clients des officines aussi bien que pour les officinaux : donnez votre avis !

Bien à vous et à très vite

Cancer du sein : mes conseils pour prendre soin de votre peau sous chimiothérapie

Spray Serozinc, La Roche Posay

 

Coucou tout le monde !

Tout d’abord, je sais que je manque de régularité avec mes posts ces derniers jours mais j’ai été débordée ! Je vous prépare un article pour vous parler en détail de l’événement qui a pris tout mon temps ! Mais je reviens avec un nouvel article et cette fois plus de régularité ! En attendant la deuxième partie sur les soins buccodentaires, voici mes conseils pour prendre soin de sa peau sous chimiothérapie.

– Lavez-vous  le corps avec des gels douches sans savon. Le choix est assez large chez votre pharmacien : Avène, La Roche Posay,…demandez-lui conseil !

– Hydratez-vous le corps et le visage des cosmétiques : laits et lotions destinés aux peaux sensibles. Même si ce n’était pas le cas avant, désormais sous traitement, vous avez la peau sensible et devez toujours utiliser des produits formulés pour ce type de peau aussi bien pour le maquillage que pour les soins. Bannissez donc les produits de supermarché et demandez conseil à votre pharmacien qui saura vous aiguiller au mieux !

– Pour sortir, appliquez sur le visage une crème solaire à indice de protection 50 (UVA et UVB). Ceci pour prévenir ou atténuer des effets secondaires tels que la dépigmentation de la peau et donc la formation de tâches, les rougeurs et ce que l’on appelle les réactions de photosensibilistation c’est-à-dire des rougeurs dues à la lumière du soleil.

– Protégez-vous du soleil avec un chapeau ou une casquette, portez des couleurs claires, des lunettes de soleil systématiquement et buvez suffisamment.

–  Suivez scrupuleusement les conseils de votre oncologue en matière d’exposition solaire ; s’il vous a conseillé de ne pas du tout vous exposer au soleil même avec crèmes et protections adaptées, écoutez-le et ne sortez qu’en soirée ! Ces recommandations sont très importantes.

Le Syndrome Main-Pied

C’est quoi ? Il s’agit en fait de rougeurs, gonflement  et desquamation avec parfois la formation de cloques au niveau des pieds et des mains. Il survient surtout avec le Xéloda (ou capecitabine). Voici mes conseils pour le prévenir au maximum et l’atténuer s’il est déjà là :

– Pour vous soulager, appliquez des compresses froides sur les zones atteintes. Vous pouvez aussi vaporiser sur les compresses de l’eau thermale (disponible en pharmacie)que vous aurez stockée au frigo.

– Tous les conseils dont nous avons parlé pour protéger les ongles sont également utiles et applicables pour le syndrome main-pied : appliquez de la crème hydratante sur les pieds et les mains quotidiennement, évitez les activités comportant un risque de frottement ou de pression au niveau des mains et des pieds et portez des vêtements et des chaussures larges et confortables, des gants,…Je vous invite à relire mon article sur les soins des ongles ici.

– Evitez les tissus synthétiques et privilégiez les matières naturelles comme le lin, le coton,…

– Changez de chaussettes tous les jours.

– Evitez les bains chauds et les douches prolongées.

– Appliquez deux fois par jour une crème à base d’urée, qui en plus d’hydrater la peau, va avoir une action émolliente  ou kératolytique  selon le dosage d’urée. Je n’en dirai pas plus à ce sujet car là le conseil de votre pharmacien ou de votre pharmacien est indispensable !

Les éruptions cutanées acnéiformes ou folliculite

Ca ressemble à de l’acné mais ça n’en est pas. Il ne faut donc surtout pas utiliser de produits pour l’acné ! Demandez une fois de plus conseil à votre pharmacien car il existe des solutions notamment les sprays contenant entre autres du zinc ou du lithium et du manganèse sont très efficaces (Sérozinc, Evozac,…).  Ils sont en général à utuliser deux fois par jour en vaporisation sur le visage.

 

Pour finir, je dirai bien sûr que cette liste de conseils n’a aucunement la prétention d’être exhaustive. Ce sont juste mes conseils et astuces et je vous invite pharmacien ou patientes à venir partager votre expérience, votre vécu, vos conseils ou vos astuces avec nous ! Le plus important je crois est de préciser qu’il s’agit juste de conseils pour montrer que des solutions existent, que votre pharmacien peut vous aider mais en aucun cas ils ne sauraient se substituer à votre médecin, votre oncologue ou aux conseils de votre pharmacien qui, eux, vous connaissent.

N’hésiter pas à commenter et à me soutenir si cet article vous a plu.

Bien à vous et à très vite pour un nouvel article !

La reconversion professionnelle des pharmaciens d’officine (1), vous y avez déjà pensé ?

Avez-vous déjà pensé à la reconversion professionnelle ? Parce que moi personnellement, oui, parfois j’y pense. Le contexte étant de plus en plus difficile pour les pharmaciens d’officine,…sans compter que les postes durables en CDI se font de plus en plus rares et les rémunérations des adjoints tirées vers le bas. Tout du moins dans les villes universitaires…mais je vous ferai un article complet consacré à tout cela. Pour en revenir à nos moutons, j’ai fait des recherches sur les possibilités qui s’offrent aux pharmaciens d’officine et je n’ai pas trouvé grand-chose. Je trouve que les possibilités sont assez limitées ! J’ai également fait le tour des forums comme supergélule, pharm-emploi, eugénol, pharmechange, etc…Honnêtement, je n’ai pas trouvé de réponse satisfaisante mais je voulais quand même vous lister mes trouvailles et mon opinion sur chacune d’elle :

 

  • La répartition: oui mais les postes sont rares ou trop rares pour miser un changement de carrière dessus. De plus, pour certains postes une formation complémentaire en commerce (que je n’ai pas) est demandée.

 

  • L’industrie: là aussi presque toujours une formation complémentaire est demandée (master qualité, affaires réglementaires,…).

 

  • Cliniques, EHPAD,…: c’est ce qui me plairait le plus mais la plupart des offres d’emploi sont pour des postes en remplacement d’un congés maternité, maladie,…

 

  • Journalisme et communication scientifique: ces métiers paraissent très enrichissants mais là encore les postes sont rares. Certaines écoles de journalisme comme celle de Marseille proposent des formations destinées aux professionnels de santé pour accéder à ces diplômes.

 

  • Enseignement : il faut travailler dur, passer des concours et être prêt à être affecté à un poste dans une région où l’on a pas forcément envie d’aller,…Reste les établissements privés qui recrutent parfois des enseignants sans le CAPES et autres diplômes de l’enseignement. Je trouve que ce sont des métiers passionnants à condition d’avoir une réelle motivation.

 

Voilà pour ce que l’on retrouve le plus souvent sur internet lorsque l’on cherche des infos sur le sujet. Pour être honnête, rien de tout cela ne me tente vraiment excepté l’enseignement !  Autour de moi j’ai vu des pharmaciens devenus enseignants, agents immobiliers, etc … Donc je pense qu’il faut trouver sa voie et ne pas forcément vouloir à tout prix faire un métier où l’on engage son diplôme. En fait, il faut penser aux compétences et aux connaissances que l’expérience et la formation nous ont apportés de manière plus générale !  Je pense qu’un bilan de compétence aide à y voir plus clair et à affiner son projet mais il n’est pas toujours possible de le réaliser. Pour ma part, je continue à réfléchir sans que ce soit une priorité, je me laisse le temps. Je souhaiterais continuer à travailler dans le milieu de la santé, c’est très important, capital même pour moi. Et vous ? Peu importe votre profession, pharmacien ou non, avez-vous déjà pensé à une reconversion ? Laquelle ? Pour les reconvertis n’hésitez pas à partager votre expérience. Dites-moi tout ça en commentaire !
Bien à vous, à très vite pour un prochain article.

PS : la suite de cet article est ici.

Conseils pour l’hygiène bucco-dentaire pendant les traitements du cancer du sein, partie 1

L'hygiène bucco-dentaire

L’hygiène bucco-dentaire

Coucou tout le monde !

Après une petite absence (et je m’en excuse ), je reviens pour un nouvel article concernant les soins et les conseils pour préserver sa santé bucco-dentaire pendant les traitements et en particulier pour la chimiothérapie !

Avant tout chose, il est important de préciser qu’avant de débuter une chimiothérapie et pour toutes les patientes, un bilan bucco-dentaire est indispensable et doit être pratiqué systématiquement. Le pharmacien pourra donc expliquer à sa patiente la nécessité de s’y astreindre avant de débuter la première cure.

A l’occasion de ce rendez-vous, le chirurgien-dentiste s’assure de l’absence de foyers infectieux dans la bouche ou les traite s’il y a lieu. Il peut également informer la patiente des effets secondaire des traitements sur la santé bucco-dentaire et la rassurer quant au caractère réversible de ces derniers. Le détartrage avant  la chimiothérapie est conseillé, il peut être précédé ou non d’un bilan sanguin en concertation avec l’oncologue. Ce rendez-vous est, en général, également l’occasion d’évoquer les soins bucco-dentaires à pratiquer avant et après la chimiothérapie. Ce suivi doit se poursuivre même après les traitements par un bilan tous les 6 à 12 mois en fonction du contexte clinique bucco-dentaire et selon l’évaluation du praticien.

Les conseils qui suivent s’appliquent uniquement si la bouche est qualifiée de saine et propre à l’issue de ce premier bilan car sinon l’article serait trop long, je posterai d’autres billets pour les autres cas, comme ça ce sera moins pénible à lire !

Sur une bouche saine, en l’absence de pathologies, on conseillera d’effectuer des soins rigoureux d’hygiène tout au long des cures de chimiothérapie :

– Il faut bien sûr se brosser les dents après chaque repas, pendant au moins trois minutes et de préférence avec une brosse à poils souples ou médium. Il est préférable d’utiliser un dentifrice sans menthol.

– Il faut boire fréquemment des boissons fraîches et pétillantes à choisir selon ses goûts personnels. Il faut également consommer le plus régulièrement possible des fruits, des sorbets et même des bonbons acidulés (sans sucre de préférence).

– Après chaque repas, on recommande d’effectuer un bain de bouche alcalin au bicarbonate de sodium préparé de la manière suivante : dissoudre une cuillère à café de poudre de bicarbonate de sodium dans un verre d’eau. On peut également utiliser directement des solutions de bicarbonate de sodium à 1.4 %. Le bicarbonate de sodium possède de nombreuses propriétés qui expliquent son utilisation pour les soins de la bouche : il dissout le mucus, neutralise les bactéries, lubrifie les muqueuses et possède des propriétés antifongiques. De plus, il permet d’alcaliniser le milieu, le rendant ainsi défavorable au développement des mycoses buccales.

– Attention à ne pas utiliser de bains de bouche sans l’avis de son médecin ou de son dentiste, surtout si la bouche est saine et propre. En effet, certains bains de bouches notamment ceux contenant de la chlorhexidine ou de l’alcool sont contre-indiqués pendant les traitements. L’avis d’un professionnel de santé est donc indispensable !

– ne pas hésiter à se vaporiser aussi fréquemment qu’on le souhaite de l’eau minérale dans la bouche afin de l’humidifier. On peut en trouver dans toutes les pharmacies comme par exemple les eaux thermales de La Roche Posay ou encore Avène. Ces eaux ont de nombreuses propriétés naturelles et bienfaitrices mais on peut également en trouver dans les grandes et moyennes surfaces.

– pour finir, n’oublions de conseiller de consulter très régulièrement son chirurgien-dentiste pendant et après les traitements.

Voilà, pour la première partie des conseils concernant l’hygiène bucco-dentaire. N’hésitez pas à partager vos conseils et expériences et à réagir !

Bien à vous et à très vite pour un nouvel article !